Le blog de Jean-Marc Ben

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Tag - Cap21

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mercredi 19 janvier 2011

Exercice de sécurité à la centrale nucléaire de Gravelines: un bide selon Cap21 et Europe Ecologie les Verts


Cap21 Nord-Pas de Calais: "simulation d'accident nucléaire et exercice de crise à Gravelines"


Gravelines.jpgCe mardi 18 janvier 2011 a été réalisé à Gravelines, une simulation d'accident survenant à la centrale nucléaire. Les commentaires sont à nouveau et hélas de 3 sortes :

- Pure langue de bois pour le camp du nucléaire,
- Sans recul et très bref pour France 3 Nord Pas de Calais
- Très critique dans différents organes de presse écrite (La Voix du Nord, Nord Eclair, Nord Littoral) et bien sûr dans les descriptions, analyses et prises de position du Réseau Sortir du Nucléaire.

Lors des deux journées organisées par l'Association EDA des 1er octobre et 4 décembre 2009 où étaient présents l'IRSN, l'ASN et EDF, j'avais émis de très sérieuses réserves sur la capacité de notre pays à faire face à un accident survenant dans une de nos centrales sous différents angles : communication, évacuation, bouclage, sécurisation de zones, moyens logistiques, etc... Le peu de sérieux des citoyens pour appliquer les consignes transmises qui a été décrit par les intervenants doit sérieusement nos interroger sur la capacité de notre pays à affronter un accident que les autorités décrivent comme "improbable". Notez, au détour, la petite évolution du vocabulaire employé : nous sommes passé d'une doctrine largement démultiplié aux français "d'accident impossible" (probabilité = 0) à celle "d'accident improbable" (probabilité faible).

Le citoyen ne croit plus les autorités et devient fataliste, résigné, passif... Deux interprétations possibles :

A quoi bon faire cet exercice puisqu'il n'y a aucun risque, nous a t-on dit depuis tant d'années ?

A quoi bon faire cet exercice, puisque notre région sera dévastée, invivable et que nous devrons mourir suite à l'accident ?

Et c'est là le côté tragique du nucléaire, nous admettons que la technologie, les systèmes de pilotage, les procédures, le personnel d'exploitation puissent avoir des défaillances mais nous n'acceptons toujours pas d'officialiser le fait que les conséquences d'un tel accident seraient irréversibles et redoutables. Aujourd'hui EDF pousse à allonger la durée d'exploitation des centrales : 40, 50, 60 ans. La situation des risques s'aggrave ainsi suite au vieillissement des installations, des matériaux, des circuits électriques et des capteurs et donc les centrales fonctionnent dans des conditions qui s'éloignent de celles prévus par les concepteurs.

Le principe de prévention n'est donc pas appliqué, puis que les pouvoirs publics, sans l'officialiser publiquement, admettent qu'on puisse exploiter une telle technologie avec de tels risques.

Nous approchons du 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, souvenons-nous !

Michel Eyraud

bandeaucap21.jpg



Lire le compte-rendu des deux journées EDA de 2009 sur le post-accidentel nucléaire

Lire le communiqué de presse du réseau "Sortir du Nucléaire"

Voir les photos prises par le réseau "Sortir du Nucléaire"





Europe Ecologie les Verts Flandre Maritime: "la centrale nucléaire de Gravelines, un exercice de sécurité sans lendemain"


centrale.jpgCet exercice symbolise le dernier exemple en date de la volonté de l’Etat et d’EDF de faire perdurer la population du littoral dunkerquois dans l’illusion que maîtriser la sécurité dans une centrale nucléaire serait possible.

Or l’option choisie ferait croire que la survenue d’un accident majeur serait prévisible par avance et dont la progression serait assez lente pour laisser le temps aux autorités d’y faire face ce qui ne peut se reproduire tel quel dans des conditions réelles.

Or si une telle situation – qui est par définition ingérable et irréversible - survenait, ses conséquences dépasseraient largement les cinq kilomètres du périmètre d’évacuation choisi dans le cadre du présent exercice et toucheraient l’ensemble du Nord-Pas de Calais et bien au-delà.

Les moyens déjà déployés difficilement pour cette opération - pourtant préparée de longue date - se trouveraient alors absolument insignifiants pour faire face à une telle situation rendant donc inutiles les leçons censées en être retirées.

Loin de l’autosatisfaction des organisateurs de cet exercice quant au « succès » qu’ils escomptent en retirer, il convient à notre sens de faire preuve de responsabilité en promouvant l’arrêt progressif des six réacteurs de cette installation nucléaire.

C’est la raison pour laquelle les élus écologistes régionaux ont inscrit dans l’accord de gestion du conseil régional Nord-Pas de Calais, conclu en mars dernier avec le parti socialiste, l’engagement d’appuyer une filière de développement porteuse d’emploi autour du démantèlement des réacteurs nucléaires.

bandeau_Europe_Ecologie.jpg

dimanche 14 novembre 2010

Cécile Duflot: « Il n’y a plus à partir de maintenant de Verts et de non Verts... »


cecile-duflot-RTL.bmp« Il n’y a plus à partir de maintenant de Verts et de non Verts, nous sommes toutes et tous des militants de ce nouveau mouvement »


« Il manque peut-être encore quelques personnes ici aujourd'hui au rendez-vous mais je le dis solennellement, les portes sont ouvertes ! Toutes et tous sont les bienvenus. Parce qu'aujourd'hui dans cette salle, il n'y a plus de Verts, de non-Verts, de MEI, de CAP21, il n'y a plus que des écologistes, des écologistes unis et rassemblés ! »


« Le réseau coopératif ne peut pas et ne sera pas un gadget pour amuser les sympathisants entre deux élections »



Cécile Duflot était l'invitée du Grand Jury RTL:


« Ma famille historique se rattache à la gauche, mais ce que nous voulons créer, c'est une troisième boîte, pas de rentrer dans une boîte de gauche ou dans une boîte de droite »


Ecoutez l'émission ICI




Assises de Lyon 14 – Cécile Duflot
envoyé par EuropeEcologie. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

vendredi 5 novembre 2010

Europe Ecologie entre dans la danse pour les cantonales sur le Calaisis ! C'est parti !


Europe Ecologie sera présente sur les 6 cantons du Calaisis.

Comme le dit Francis Gest, Europe Ecologie est un mouvement encore en construction puisque son acte de naissance sera effectif le 13 novembre à Lyon, lors des Assises nationales du Rassemblement des Écologistes, dernière étape du processus du rassemblement où seront notamment adoptés le nom et le logo du mouvement unifié de l’écologie.

Sur le Calaisis, le rassemblement des écologistes, c'est chose faite.

Urgence écologique, réchauffement climatique, disparition de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, les pollutions, la situation sociale, la galère pour tous, la question des retraites... Qui aborde de façon globale l'alternative à ce régime ? Les crises sont multiples. L'écologie est transversale. Environnement et social, l'un ne va pas sans l'autre. L'avenir de l'humanité, c'est l'un et l'autre, pas l'un contre l'autre !

A tous les niveaux, les écologistes seront incontournables. Pourquoi ne pas réunir autour d'eux ?

L'écologie n'avance que lorsqu'elle est présente dans les institutions, à tous les niveaux.



Jean-Marc Ben




Calaisis TV: élection cantonale: europe écologie
envoyé par calaistv. - L'info video en direct.

vendredi 29 octobre 2010

Europe Ecologie, la mayonnaise prend !


LOGO-EUROPE-ECOLOGIE20092010.jpg Les Assises nationales du Rassemblement des Écologistes, dernière étape du processus du rassemblement où seront notamment adoptés le nom et le logo du mouvement unifié de l’écologie, se tiendront le samedi 13 novembre 2010 à Lyon à partir de 14h au Centre des Congrès.

Les adhérent-e-s d'Europe Écologie se sont exprimés lors des Assises territoriales du 9 octobre et par correspondance. Les deux textes fondamentaux soumis au vote ont été approuvés massivement : plus de 90 % des votants pour le Manifeste, plus de 84 % pour les statuts. Les résultats du scrutin expriment par ailleurs la volonté des adhérents d’aller plus loin que le socle statutaire proposé, les amendents proposés au vote recueillant la majorité des exprimés.

La création d’un mouvement unifié de l’écologie politique en tant que parti et réseau coopératif associés est donc très largement adoptée.

Localement, la réunification des écologistes, qu'ils se réclament des Verts, de Cap21, des amis de José Bové, ou d'autres, est totalement réussie. Mieux, le groupe se renforce d'associatifs ou de non-cartés précédemment. Avec déjà de belles ambitions pour les municipales, avec l'élaboration d'un programme audacieux et sérieux pour 2014. On a eu la gauche (longtemps) un peu écologisée (mais avec de belles avancées quand même) par les élus écologistes, mais pas assez, et on a eu en 2008 la droite avec de drôles d'alliés-nés qui ont vite déchanté (mais peut-être pas assez vite pour pouvoir se démarquer de l'UMP hégémonique dans cette union de bric-et-de-broc).

Alors pourquoi pas un(e) maire écolo pour 2014 ?


Et les cantonales ?

Europe Ecologie présentera bientôt ses candidat(e)s aux cantonales. Dans l'esprit de consensus qui anime la vie démocratique de notre groupe (les candidat-e-s choisi-e-s font l'unanimité), nous avons souhaité présenter des candidats aux parcours riches et porteurs de sens.

Le désistement d'Antoine Deguines a été une déception pour beaucoup d'entre nous, dans la mesure où nous souhaitions réellement ouvrir plus large encore qu'au delà du "spectre écolo". Mais comme le résultat final est bon ! Un équilibre atteint qui n'allait pas de soi au départ.

Nous avons un potentiel énorme, j'en suis convaincu. Reste à convaincre tous les écologistes du Calaisis que notre nouvelle formation n'est pas une sorte de "Verts++". Ce n'est déjà plus la réalité. Dans quelques temps, il n'y aura plus de Verts ni de Cap21 ni quoi que ce soit ! C'est énorme ce qui se passe. J'espère que tous les déçus de ceci ou de celà, tous les indécis, tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le sacro-saint clivage gauche-droite mais qui cherchent une 3ème voie autour de l'écologie nous rejoindront.

Le mouvement est chez nous !

Jean-Marc Ben

vendredi 15 octobre 2010

Vél'in: Christian Louchez remet les pendules à l'heure


Suite à un article paru dans la Voix du Nord du 13 octobre 2010 sur le succès du Vél'in (le Vélib calaisien), Christian Louchez, conseiller municipal délégué aux transport dans l'ancienne municipalité et aujourd'hui président de Calais Vélo Insertion rappelle à tous ceux qui découvrent les vertus du vélo que si on en est arrivé à ce premier succès, c'est qu'il y a eu en amont un combat acharné des associatifs et de quelques rares élus (dont lui-même), véritables pionniers et promoteurs du vélo en ville. Il fallait bien que cela soit dit.


christian_louchez.jpg« Le succès du Vel’in est une bonne chose pour le vélo et aussi pour ouvrir les yeux des élus, au-delà des effets de communication. Mais Daniel Roussel (directeur de Calais Opale Bus) a la mémoire courte. Lorsqu’une étude de faisabilité a été menée, en 2006, pour le projet de vélostation, Calais Opale Bus avait été approchée pour :

· Etre associée pleinement au projet

· Envisager un abonnement couplé vélo+ TC (notamment pour offrir un moyen de déplacement de remplacement quand les TC ne circulent pas)

· Proposer (j’étais alors élu) de développer des couloirs bus fréquentables par les vélos, notamment là où il y avait 4 voies (vers Cité Europe, Pont Jacquard, Bd Jacquard etc…)

Après plusieurs réunions, et malgré notre force de conviction, la réponse avait été une fin de non recevoir, COB par la voix de son directeur considérant alors le vélo comme, je cite, « concurrent du TC ». Quant aux couloirs-bus, il n’en voulait pas, pour « ne pas donner une image négative du bus aux automobilistes » !!! Les bras m’en étaient tombés !

Il y avait pourtant déjà à l’époque, un nombre de cyclistes suffisant et toutes les raisons du monde (notamment de pouvoir d’achat) pour faire de Calais une ville « à vélo ». Sans doute les cyclistes étaient-ils alors transparents, tant pour COB que pour les élus, J. Hénin en tête.

Il aura suffi d’un peu de com et de bleu sur des vélos installés dans la rue pour rendre les cyclistes visibles. Tant mieux ! Il va maintenant falloir assumer le reste, c’est-à-dire la mise en sécurité des cyclistes au quotidien, et les aménagements. Notre asso est prête à apporter son concours à la municipalité sur ce plan. Elle a le savoir et il y a matière.

Notons que les propositions d’association de l’époque se faisaient déjà ailleurs et coûtaient évidemment beaucoup moins cher que le Vél’in…

Daniel Roussel semble découvrir aujourd’hui que le vélo existe. Tout le monde peut changer… On pourrait peut-être revenir à la charge pour les couloirs-bus ?

La conclusion : sans la création semée d’embuches de la vélostation associative en 2007, et son installation dans le paysage depuis, le projet de Vel’in n’aurait jamais effleuré l’esprit d’aucun décideur du calaisis !!! Là fut sans doute notre influence.

Sachons rendre à César ce qui est à César. Espérons que notre asso (4 emplois), associée au début du projet vel’in ne sera pas oubliée en retour. »

Christian Louchez

Président de Calais Vélo Insertion

06 12 89 25 46 caalouchez@aol.com

jeudi 14 octobre 2010

Petit clin d'oeil à mes potes de toutes les couleurs... de l'alternance politique


Mardi 12 octobre à la manifestation contre le projet des retraites


jmben.jpg
Drapeau vert, écharpe orange empruntée à Gérard Clais pour la photo, chemise rose (la première de ma pile dans mon armoire)... Message symbolique subliminal ? Bien sûr que non, même si au final c'est loin de me déranger ou de me déplaire.

Courte explication: si on veut se débarrasser de Sarkozy, il faudra bien compter sur tout le monde: les écologistes, les socialistes, les communistes, et le MoDem. La gauche ne peut pas gagner toute seule... Des esprits politiques plus éclairés le disent: Daniel Cohn-Bendit, François Hollande... et les strausskaniens qui, pour des raisons stratégiques, ne le disent pas encore publiquement.

Je ne crois plus au clivage gauche-droite. La droite, on sait ce que c'est. Mais la gauche ? A chacun sa gauche idéalisée: celle de Mélenchon et du PC ? Marginalisée ! Pour l'un comme pour l'autre. Le NPA ? Purement contestataire ! Les socialistes... divisés. Dominique Strauss-Kahn serait de gauche ? Soyons sérieux, c'est un centriste (allez, parlons de centre-gauche, pour ne blesser personne) qui fera avec François Bayrou pour marginaliser l'extrême-gauche ou la gauche de la gauche.

Que chacun coure après sa gauche n'a pas d'importance. Ecologiste, je continue de m'insurger contre cette référence systématique à une gauche qui n'existe pas vraiment, et qui de toute façon n'est pas majoritaire dans le pays. Pour une autre raison, fondamentale aussi, c'est qu'elle met les écologistes à la remorque du PS. Systématiquement !

L'urgence (sortir du sarkozysme) nous impose d'être ouvert et offensif dans un vrai rassemblement, large et sans état d'âme. Ne faisons pas la fine bouche. Sur le plan national comme pour les municipales de 2014, à Calais comme ailleurs...

Jean-Marc Ben

dimanche 10 octobre 2010

Europe Ecologie et les cantonales


NORD LITTORAL: Pas de ticket spécial dans le nord-ouest
mardi 05.10.2010

A gauche, on trouve des déçus du choix des socialistes de ne pas bâtir d'accord électoral. C'est le cas de Francis Gest pour Europe Ecologie : « On avait des négociations lancées avec le PS mais ça n'a pas pu aboutir, regrette-t-il.
Le parti socialiste fonctionne par département, nous c'est plutôt au niveau régional». Les négociations portaient sur cinq cantons "gagnables" dans le Nord, cinq dans le Pas-de-Calais, aucun dans le Calaisis. Par gagnable, comprenez un canton où le sortant socialiste ne se représente pas. Europe Ecologie souhaitait construire des accords en vue de la présidentielle. «Dans près de 90 % des cas, nos électeurs donnent leur voix au candidat de gauche le mieux placé, on n'est donc jamais élu», diagnostique le vert calaisien.

Localement, Europe Ecologie avait imaginé un ticket spécial pour le canton Nord ouest, un mariage avec le PRG avec le consentement du PS. « Mais les socialistes locaux n'ont pas le pouvoir d'imposer un accord », souligne Francis Gest. Du coup, cet accord est caduc, il était pourtant étonnant. Antoine Deguines devait se présenter accompagné d'un suppléant d'EE. Ce qui était jouable avec le soutien du PS ne l'est plus sans. « C'est dommage, c'était franchement novateur », insiste Francis Gest.

« C'est vrai que j'ai participé à des discussions, indique Antoine Deguines, élu PRG dans la majorité municipale calaisienne. Les gens d'Europe Ecologie sont venus me voir en pensant que ma "notoriété" professionnelle et mon statut d'adjoint à la culture pouvaient être utiles. Certains d'entre eux voulaient que je démissionne de mon mandat d'élu calaisien, ce que je refuse. Je suis PRG, toute la majorité municipale n'est pas UMP. Mais j'ai eu des discussions intéressantes avec les gens d'Europe Ecologie, ils n'étaient pas venus me chercher pour des salades électorales. Ça ne s'est pas fait. A l'heure actuelle, je ne suis candidat à rien ». De leur côté, les militants d'Europe Ecologie se réunissent jeudi pour décider de ce qu'ils feront pour les cantonales de mars.


NORD LITTORAL: Europe Ecologie présent dans tous les cantons
dimanche 10.10.2010

Naturellement déçus de ne pas avoir mis en place un accord avec les socialistes pour les cantonales de mars prochain, les militants d'Europe Ecologie se sont réunis cette semaine pour décider de la marche à suivre. S'ils n'ont pas encore choisi leurs champions, c'est décidé, ils se présenteront dans chacun des six cantons du Calaisis.


Mon commentaire


D'abord, tout en ayant soutenu la candidature d'Antoine Deguines s'il avait fait ce qu'il fallait faire pour la valider, j'en avais aussi souligné les limites et le risque pour Europe Ecologie de commettre une erreur en brouillant son image: à savoir présenter en notre nom une personnalité aussi liée au pouvoir UMP à Calais. Le refus du PS d'adouber un adjoint du maire UMP est légitime de ce point de vue. Je regrette la légèreté avec laquelle cette proposition a été faite, je l'avais annoncé dans un article précédent. Je savais aussi qu'Antoine n'aurait pas été au bout de cette opportunité et j'avais personnellement appelé notre assemblée générale du 5 septembre à ne pas lui poser d'ultimatum ("on" lui demandait d'être notre candidat à condition qu'il démissionne de son mandat d'adjoint de Calais). Je pensais que la simple annonce de sa candidature aux côtés d'Europe Ecologie constituait d'elle-même un acte de rupture par rapport à la municipalité UMP (car qu'on le veuille ou non, on a aujourd'hui une municipalité UMP où le pouvoir est concentré dans les mains de Natacha Bouchart et de son chef de cabinet, Claude Demassieux)... Mais en tout cas l'accord devait se faire sur le projet d'Europe Ecologie. Pas sur celui d'Antoine, dont on ne sait rien au demeurant... L'engagement sur le projet écologiste allait de soi, il me semble, mais Antoine Deguines était-il sur ce registre ? Il serait suicidaire d'aligner le développement d'Europe Ecologie sur les parcours d'individualités qui n'ont rien à faire de notre projet écologiste...

Les adjoints, de quelque tendance qu'ils soient, n'ont plus aucun pouvoir depuis "presque" le départ. Il s'agit ensuite d'un rapport de force soutenable ou pas, et comme cette majorité municipale est faite d'individualités (au sein même de ses différentes composantes), la tâche est d'autant plus aisée pour l'UMP. On "donne" un gros biscuit à ces personnalités, ici la présidence de l'agglomération, ici la présidence de l'OPH, là encore la présidence de l'Office de Tourisme... et le tour est joué. Comme en plus les principaux intéressés se retrouvent sur des sièges éjectables... l'UMP gagne à tous les coups. Philippe Blet, équipe Bouchart, Michelle Courmont, équipe Bouchart, Gérard Grenat, équipe Bouchart ! Jean-Marc Leroy, équipe Bouchart. Voilà pour tous ceux qui ne peuvent plus rien et qui se présenteront malgré tout aux cantonales sous une étiquette MoDem, une étiquette MSDC... sans parler des sbires officiels étiquetés UMP (c'est normal) ou assimilés sur le canton Nord-Ouest (avec le binôme Michel Hamy/Maïté Friscourt (soi-disante indépendante).

Les électeurs sont loin des tractations à l'interne. N'oublions pas que les cantonales seront l'occasion pour les électeurs de sanctionner l'UMP et la majorité de Natacha Bouchart, même s'ils ont voté en partie pour elle aux municipales, c'est la magie des élections.

J'étais avec Francis Gest et Francis Peduzzi pour soutenir la candidature d'Antoine. Mais avec moins d'angélisme tout de même. Néanmoins l'ouverture annoncée me paraissait légère, comme je l'ai dit plus haut. Elle était inconditionnelle. Antoine Deguines n'est pas à Europe Ecologie. Il aurait pu au moins y apparaître comme membre associé (en vertu des futurs statuts d'Europe Ecologie): il semble qu'il agisse en solo. Ecologiquement parlant, je pense qu'Antoine n'a pas d'accointance écolo et qu'il se situe dans le camp des "productivistes" (son refus d'Eras Metal est à mon avis circonstanciel, il n'est à aucun moment intervenu dans le débat, au contraire de Jean-Marc Leroy par exemple, de quelques autres élu(e)s ou moi-même). Je connais dans cette majorité municipale de Calais des personnalités qui se sont vraiment investies dans le domaine de l'écologie et qui pourraient prétendre à rejoindre Europe Ecologie soit en tant qu'adhérents directs ou en coopérateurs.

Aujourd'hui la question des cantonales se fera sans Antoine Deguines. Je le regrette personnellement. Mais d'autres propositions, y compris avec d'autres personnalités de l'actuelle "majorité municipale", pourraient voir le jour. Avec des gens qui ne refuseraient pas d'opérer leur rupture... Sans oublier tous les acteurs de l'écologie locale qui y auraient leur place, sans calcul politicien... Mais sur le projet d'Europe Ecologie en tout cas, pas avec ceux qui n'ont rien à faire de notre projet écologique, cela va de soi...

Je me réjouis personnellement que les écologistes partent en indépendance, et sans fil à la patte, à l'occasion de ces cantonales. Nous ne sommes pas à la remorque d'un PS prétentieux, l'écologie vaut d'être défendue pour elle-même et peut-être comme je l'espère comme 3ème voie possible, à Calais comme dans le pays tout entier. Je me réjouis aussi de la décision d'Europe Ecologie Nord Pas-de-Calais: « l'absence d'accord politique avec le PS au premier tour signifie l'absence d'accord global au second tour. »



Jean-Marc Ben

lundi 4 octobre 2010

Les "recrues" d'Europe Ecologie, version Voix du Nord


organevocal3.jpgAutant le dire tout de suite, j'aime bien les rubriques du type "Dessous sans dentelle" de La Voix du Nord ou "Echos et chuchotements" dans Nord Littoral. A ceux qui s'insurgent de se faire épingler parfois, je dirais que cela fait partie du jeu public et que cela montre qu'on compte encore dans la vie politique locale. Parfois ça va trop loin, lorsque le journaliste n'est pas bon et que l'intention est malsaine, mais souvent c'est amusant et c'est la première page qu'on lit quand on se rue sur son journal. Il ne faut donc pas s'étonner d'y voir le trait un peu forcé ou d'y lire des inexactitudes comme ici. Parfois les journalistes font comme les gens dans la vie: ils disent des choses approximatives ou inexactes pour connaître la vérité. Qui pourrait leur reprocher de ne pas avoir la science infuse ?


LA VOIX DU NORD - Dessous sans dentelle
Dimanche 3 octobre 2010


Antoine Deguines sur Calais Nord-Ouest pour Europe écologie !

Il pourrait y avoir des surprises dans les listes des élections cantonales de mars 2011. Parmi elles, une de taille : Antoine Deguines, troisième adjoint de Calais, pourrait représenter l'alliance Europe écologie-PS sur le canton de Calais Nord-Ouest. En effet, Écologistes et socialistes travaillent sur un projet commun et le canton de Calais Nord-Ouest serait réservé à Europe écologie. Qui présenterait l'un de ses nouveaux adhérents, Antoine Deguines, qui quitterait donc le PRG par la même occasion. Face à lui ? L'ancien maire Jacky Hénin (PCF) et Michel Hamy, conseiller général sortant qui pourrait être soutenu, lui, par l'UMP. Venez-voir à Calais, ça bouge en politique !

Une autre recrue pour Europe écologie

« On le fait sortir par la porte, il rentre par la fenêtre ». Cette remarque émane d'un membre local d'Europe écologie.
De qui parle-t-il ? De Jean-Marc Ben, désormais membre d'Europe écologie. Alors, résumons-nous : l'ancien adjoint Jean-Marc Ben a été membre des Verts, des Alternatifs écologistes, a créé son groupe, n'a pas réussi à réintégrer les Verts, puis a rejoint le Modem et arrive aujourd'hui à Europe écologie. À suivre...

É.D.


Quand j'ai lu le "Dessous sans dentelle" de dimanche, j'ai tout de suite senti la différence de traitement que faisait le journaliste entre moi et Antoine Deguines en parlant de "recrues".

En ce qui me concerne, j'ai le droit à un historique politique qui confirme en fait le contraire de ce qui est dit quelques lignes plus loin. Je ne suis jamais sorti de la mouvance écologiste depuis plus de 20 ans que je suis entré en politique. Sur mon passage d'un an au MoDem, dont Cap21 était une composante, je me suis déjà expliqué dans un billet précédent intitulé "Nord Littoral avait vu juste".

Europe Ecologie est précisément un nouveau mouvement qui rassemble la famille écologiste, et tous ceux qui "arrivent" à Europe Ecologie viennent forcément d'ailleurs et ont connu ces parcours différents. Avec des Verts et des non-Verts, des Cap21 et d'autres écologistes non cartés, ou qui l'ont été dans le passé (on parlait de la galaxie écolo, souvenez-vous) ou même des amis venus d'autres partis de gauche ou du centre. Europe Ecologie a été conçue pour ça: rassembler tous ces mouvements cités ici, et bien d'autres encore. Rajoutons d'ailleurs des MoDem qui n'étaient même pas auparavant à Cap21 ! Alors où est le problème ? Ce qui se passe avec Europe Ecologie dépasse les schémas préétablis. Je conçois que des journalistes même avisés ne comprennent pas tout à fait ce qui se passe. Mais pourquoi se poser la question pour moi, qui suis depuis toujours écologiste, et ne pas poser la question sur Antoine Deguines qui présente un profil beaucoup plus atypique que moi: il n'a jamais été écologiste, il était socialiste, depuis peu PRG et il est surtout adjoint d'une municipalité UMP. Il y a donc disproportion pour ce qui est de l'approche politique. On peut même parler de curiosité locale. Moi, après tout, on ne fait que signaler mon parcours d'écologiste et je serais d'un coup suspecté de "revenir" à Europe Ecologie ? Il y a de toute évidence une méconnaissance du journaliste, qui confond Europe Ecologie avec les Verts, dont je ne veux pas pour ma part diminuer l'apport essentiel dans la construction de notre maison commune. Actuellement Europe Ecologie c'est 10 100 adhérents dont 3950 Verts et 6150 divers (!). Preuve qu'il se passe quelque chose.

Ajoutons pour la bonne compréhension qu'Europe Ecologie n'était pas encore en voie de structuration. Le processus de rassemblement des écologistes en une seule et unique organisation n'a été entamée qu'au lendemain du second tour des régionales, Daniel Cohn-Bendit lançant un appel solennel à "la métamorphose" et à la refondation du mouvement politique, qui, autour des Verts, rassemble différentes tendances écolos (dont la mienne). "Il est temps d’incarner l’écologie politique dans un corps nouveau, une forme politique largement inédite, décloisonnée", insiste Daniel Cohn-Bendit dans ce "nouvel appel du 22 mars", 42 ans après le mouvement du 22 mars qui annonçait Mai 68. Rejetant la création d’un "parti traditionnel", l’eurodéputé aspire à fonder une "coopérative politique" rassemblant "Verts, socialistes, Cap 21, communistes, (ou) que sais-je encore". Et ce n'est qu'au mois de juin 2010 qu'on a pu concrètement adhérer à un processus qui n'existait pas jusqu'alors (on n'adhérait pas à Europe Ecologie parce que ça n'existait pas, tout simplement). J'avais par contre déjà participé, le 30 juin 2007 à Tours, à une première tentative de rassemblement avec Daniel Cohn-Bendit, qui s'appelait "Horizons Ecologie" et qui en fait était le précurseur d'Europe Ecologie. Mais Daniel Cohn-Bendit s'était heurté à une grosse résistance de l'appareil politique vert.

Par conséquent la petite phrase anonyme et assassine « On le fait sortir par la porte, il rentre par la fenêtre », outre qu'elle provient avant tout d'un Vert-vert, est un bel anachronisme: on ne m'a jamais mis à la porte d'Europe Ecologie et je n'y rentre pas "par la fenêtre" pour la simple et bonne raison qu'Europe Ecologie n'existait pas il y a 12 ans !

Il fut un temps où chez les Verts locaux on était très vite mis sur la touche. En ce qui me concerne, on m'a toujours reproché deux choses: 1°) de m'être désolidarisé en 1997 d'un groupe dont nous désapprouvions le mode de fonctionnement, ce qui a amené la scission, 2°) d'avoir participé à la majorité PC-PS-Ecologistes avec Jacky Hénin. Mais il n'y a jamais eu cassure avec les Verts en général. C'est si vrai que les élus Verts de Dunkerque étaient venus à Calais soutenir notre liste d'union en 2008 !

Aujourd'hui tout cela est réglé et je ne vois qu'une chose: l'écologie se réconcilie et se rassemble enfin autour d'un projet local et national. Dès 2003 j'avais tenté ce rassemblement, en vain. Aujourd'hui, c'est possible grâce à Europe Ecologie et à Daniel Cohn-Bendit. Je ne vais pas bouder mon plaisir et je laisse certains Verts à leurs rancoeurs d'antan. Moi, je n'en ai pas et je m'inscris dans le travail collectif qui s'annonce, sans état d'âme, avec les anciens écolos et tous les nouveaux. Dans tous les mouvements et partis, tout le monde ne s'aime pas forcément. C'est comme ça, c'est la vie. Mais à mon avis ce "membre local d'Europe Ecologie" a une étrange façon de considérer sa nouvelle formation. J'espère qu'il n'aura pas trop de mal à s'y habituer...

Justement, et cela nous amène à la différence de traitement que je décrivais en début d'article, concernant Antoine Deguines. Je suis de ceux qui soutiennent cette ouverture d'Europe Ecologie. Là où je suis étonné, c'est qu'on ne s'attarde pas dans La Voix du Nord sur les conséquences de cette candidature. Certes Antoine quitterait le PRG qui n'a aucun accord avec Europe Ecologie. Mais comment le journaliste peut-il ignorer la seule question qui doit se poser localement: en rejoignant Europe Ecologie, Antoine Deguînes peut-il rester adjoint d'un(e) maire UMP et rester dans sa majorité ? Il y a rupture de fait, dans l'esprit des adhérents d'Europe Ecologie en tout cas. Comment Natacha Bouchart gèrera son nouveau dissident ? Comment Antoine pourrait se présenter au nom d'Europe Ecologie en restant allié de l'UMP et en risquant de brouiller l'image d'Europe Ecologie ? N'oublions pas que les cantonales seront l'occasion pour les électeurs de sanctionner l'UMP et la majorité de Natacha Bouchart. Antoine réussira-t-il à se démarquer à temps de cette majorité municipale et à éviter aussi ce vote sanction sur un nom (le sien) encore affilié à la majorité ? Le cas de figure est certes intéressant. Autre question non négligeable: les socialistes accepteront-ils de soutenir un candidat, adjoint du maire UMP de la plus grande ville du Pas-de-Calais, qu'ils espèrent au demeurant reprendre aux prochaines municipales ? J'ai quelque doute... D'autant que cette configuration politique reste pour l'instant très ambiguë.

Mais je ne peux m'empêcher du coup (c'est humain) de repenser aux exigences des Verts de l'époque qui me reprochaient mon engagement aux côtés d'une municipalité de gauche. On me demandait alors de manger mon chapeau, et j'ai compris (parce que la demande officielle n'a jamais été formulée en tant que telle) que je devais démissionner de mes fonctions d'adjoint pour pouvoir espérer être réintégré chez les Verts. Mais sans assurance de l'être vraiment en définitive. Alors quand je vois les incertitudes qui entourent pour l'instant la candidature d'Antoine Deguines (rupture ou pas avec Natacha Bouchart, accord EE-PS ou pas, réaction de l'intéressé selon les différentes hypothèses), je me dis qu'à l'époque on m'a cherché des crosses et qu'on voulait par tous les moyens m'empêcher de revenir. D'où sans doute cette réaction à mon encontre de la part de cet ancien Vert, qui continue de penser comme un Vert des années 90 et qui n'a peut-être pas tout à fait compris la vraie dimension d'Europe Ecologie, dont tout le monde dit que ce ne sera pas une sorte de "Verts +". Bon, tout ça s'arrangera. Même pour les plus récalcitrants au rassemblement.

Nous sommes assez nombreux, chez les Verts et les non-Verts, à ne pas vouloir rater ce rendez-vous historique et inédit. C'est cette partie-là que je veux jouer. Ca bouge en politique, encore convient-il de ne pas se tromper d'ennemi, et de vouloir jouer collectif.


Jean-Marc Ben

mercredi 29 septembre 2010

Nord Littoral avait vu juste


Il faut le reconnaître, Nord Littoral avait vu juste, sur l'essentiel, avec ce petit encart d'"Echos et chuchotements" paru le 21 mars 2010.


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J'en plaisantais sur ce blog dans un billet précédent, intitulé "Horoscope politique". En effet depuis 2003 je souhaitais réadhérer chez les Verts après une "traversée du désert" en écologiste indépendant, avec quelques amis. Sans succès. Notre participation à la majorité municipale de Jacky Hénin posait problème aux Verts.

Je ne suis en fait jamais sorti de la mouvance écologiste depuis plus de 20 ans que je suis entré en politique. Aujourd'hui que les écologistes se rassemblent dans Europe Ecologie, je ne vais sûrement pas bouder mon plaisir.

Avec Cap21, le parti écologiste de Corinne Lepage, j'avais retrouvé le goût du travail collectif et une appartenance politique au camp écologiste. J'en avais besoin.

Mais voilà... Etre à Cap21, c'était aussi adhérer au MoDem malgré soi. Néanmoins, j'y ai rencontré des gens intéressants, partisans comme moi d'une 3ème voie autour de l'écologie et des valeurs humanistes des démocrates. Avec Corinne Lepage en tête de liste pour les européennes, j'y ai cru. Comme j'ai cru pendant un an à la reconstruction annoncée du Mouvement Démocrate. Depuis, ce mouvement n'en finit pas de se recentrer et de "s'organiser" autour d'un seul homme et de se transformer en écurie présidentielle. Ce n'est pas le rôle d'un parti.

Parce que j'espérais, avec Corinne Lepage, "écologiser" le MoDem et créer des convergences entre les écologistes et les démocrates, j'ai continué en même temps de suivre Europe Ecologie (qui n'était pas encore en voie de structuration alors) et de m'en sentir partie prenante. Cap21 a rompu, on le sait, avec le MoDem et lorsque Europe Ecologie a lancé son appel à adhésion, j'ai adhéré et aujourd'hui je participe activement à l'organisation de ce mouvement en train de se structurer, avec des Verts et des non-Verts, des Cap21 et d'autres écologistes non cartés, ou même des amis venus d'autres partis de gauche ou du centre. Sur Calais, l'écologie se réconcilie et se rassemble enfin autour d'un projet. Qu'on se le dise !

Alors bien vu Nord-Littoral !

Jean-Marc Ben

vendredi 24 septembre 2010

OPH, affaire Grenat, affaire Courmont... mais où va la majorité municipale ?


Ca commence à faire beaucoup...

J'avais le plus délicatement possible abordé le cas Grenat sur mon blog

Pour mieux comprendre, rappelons que Gérard Grenat est président de l'Office Intercommunal de Tourisme, qu'il est vice-président de Cap Calaisis (la Communauté d'Agglomération du Calaisis) et adjoint-au-maire de Calais... et qu'il se réclame de la composante "socialiste" de la majorité municipale (MSDC de Philippe Blet) dirigée par l'UMP Natacha Bouchart.

Cette fois-ci, c'est Michèle Courmont qui, plus que le directeur OPH qu'elle avait pourtant installé, fait la une de l'actualité.

Michèle Courmont, adjointe-au-maire MoDem ! Ce qui me choque, c'est ça : "«... Natacha Bouchart, qui a demandé hier matin aux administrateurs qu'à l'avenir, les embauches à l'OPH passent par « un jury de recrutement composé de trois administrateurs, pour éviter les doutes ». Une manière de rappeler d'une part que le recrutement de Patrick Haulot a été effectué par la présidente de l'OPH elle-même, d'autre part de marquer sa désapprobation concernant les conditions autour de l'embauche de la fille de Michèle Courmont à l'Office public. »

Je citais à l'époque François Bayrou pour l'affaire Grenat, qui disait qu'il fallait « respecter le mur de verre qui devrait séparer les affaires d'argent, les affaires privées, les affaires publiques ».

En effet, localement comme au plus haut niveau de l'Etat, le pouvoir républicain devrait être insoupçonnable. Chaque fois que le pouvoir peut être soupçonné, chaque fois le pouvoir est en situation de fragilité.

Mais aujourd'hui, c'est une dirigeante MoDem qui est sur la sellette. Avec en plus un délit vérifié de favoritisme familial (embauche directe), qui finirait même par relativiser le "cas" Grenat. Il y a des jours où la politique peut dégoûter.

J'ai de la peine pour les autres dirigeants locaux du MoDem qui, à mon avis, se taisent trop. Je les connais, pour leur intégrité et leur loyauté envers un parti auquel ils croient, comme 3ème voie créatrice d'un autre possible.

Pourtant, le MoDem est mort localement avec cette affaire.


A moins qu'il ne s'applique lui-même les beaux principes de François Bayrou et qu'il coupe court avec tout ce qui pourrait le diluer encore plus dans cette ambiance de "suspicion" générale. On ne peut évoquer "les affaires" au niveau national (Woerth), tout en continuant d'avoir les mêmes pratiques sur le plan local. Le MoDem devra bien prendre des décisions radicales et réellement démocrates s'il veut être sauvé à Calais. Bien entendu, c'est son problème, mais j'ai assez d'affection pour un mouvement ami qui me permet d'avoir cet avis.

Comme pour le MSDC d'ailleurs qui joue trop sur l'ambiguïté de certains de ses membres. C'est un avis personnel.

Belle affaire, en tout cas, pour Natacha Bouchart qui neutralise du coup les deux seules autres composantes politiques de sa majorité (le MSDC de Philippe Blet et le MoDem), les autres (de la société dite "civile") ayant vocation à être absorbés par l'UMP.

Préparons l'alternative. Ce qui ne veut pas dire retour à l'antécédent...


Jean-Marc Ben
Conseiller municipal écologiste.


Post Scriptum

Les enjeux de cette situation sont considérables. Il convient pour le MoDem et le MSDC de savoir s’ils sauront gérer dans la durée ces affaires qui sont devenues les leurs, qu’ils le veuillent ou non, et qui les fragilisent sérieusement pour l’avenir. De fait, la reprise en mains de l’OPH par Natacha Bouchart indique que la municipalité d’ « union populaire et sociale » devient bel et bien une municipalité UMP tout court.

Les élus municipaux démocrates et « socialistes MSDC » sont sous la férule de l’UMP Natacha Bouchart. La question est de savoir comment ils pourront se démarquer dans la population du grand chef UMP. De ce point de vue, les cantonales seront un grand moment de vérité puisque bon nombre d’élus de la majorité municipale seront candidats. Ce qui sera intéressant, c’est de voir si ces candidats MoDem, MSDC et non cartés ne sont pas déjà trop marqués par leur affiliation à Natacha Bouchart et s’ils ne seront pas sanctionnés comme tels par les électeurs. Leur marge est infime. Le MSDC n’est pas un parti, c’est tout au plus le club des amis de Philippe Blet, et le MoDem n’a pas réussi à imposer sa différence et sa place centrale, ni sur le plan national ni sur le plan local. Il en est même très loin. Se démarquer, s’affranchir de la tutelle UMP… That is the question ! Plus qu’être ou ne pas être…

Une autre question se pose, de fond celle-là, pour l’OPH. La destitution de Michèle Courmont du dossier, quoique non-officielle, par Natacha Bouchart, laisse peut-être envisager un éventuel changement de statut pour l’OPH, qui pourrait devenir OPAC (non, pas de jeu de mots) ou être racheté ou passer sous tutelle de l’Etat. Simples suppositions, mais qui seraient lourdes de conséquences pour les locataires et les personnels du dit-office… qui pourraient passer sous contrat privé. A suivre donc, de tous côtés…

lundi 6 septembre 2010

Trois questions à J-M Ben, élu municipal (VDN)


« C’est l’aboutissement d’un projet vieux de plus de quinze ans »


Les travaux de réhabilitation du site ont commencé. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
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« Cela représente presque vingt ans ! J’avais lancé ce projet en 1991, au nom des Verts, et avec des associations naturalistes. On s’est mis à l’ouvrage en 1995, lorsque nous avons intégré la majorité municipale. Le Colombier-Virval nous semblait être l’endroit idéal pour réintroduire la biodiversité. Ensuite, au fil des ans, cet aménagement n’a jamais été vraiment une priorité politique. »

Le projet tel qu’il se présente aujourd’hui correspond-il à ce que vous aviez imaginé ?

« Oui, même si on peut toujours mieux faire. Avoir un espace sanctuarisé de treize hectares, c’est très bien. De même, je me réjouis de l’idée d’une maison de l’environnement, d’une ferme pédagogique. J’avais peur ces derniers mois que le coeur même du projet soit dénaturé. On parlait de zone de loisirs, ou je ne sais quoi… Mais bon, on arrive à une sorte de compromis, où tout le monde trouve son compte. »

Sauf les pêcheurs…

« Oui, nous avons eu quelques accrochages avec les pêcheurs… Ils gardent le site, de fait, depuis de nombreuses années. Mais ils ont parfois outrepassé leurs droits, en introduisant, à un certain moment, un poisson assez nocif, le black bass. Mais la nature, en l’espèce, avait repris ses droits : le black bass n’avait pas tenu. Aujourd’hui, il leur reste tout de même une belle zone de pêche. »

samedi 31 juillet 2010

Souvenirs télévisuels (mars 1992 pour les régionales)


Cap urnes : les Verts JT FR3 Nord Pas-de-Calais - 12/03/1992 - 02min11s

Créée en 1984, la structure régionale des Verts n'a cessée de progresser jusqu'à obtenir une centaine d'élus locaux au municipales de 1989.
Marie Christine BLANDIN était tête de liste des VERTS dans le Pas de Calais (et j'avais l'honneur de figurer en 6ème position) et Guy HASCOËT tete de liste des VERTS dans le Nord.

En fin de film, on voit notre affiche avec la photo des candidats (je suis à droite... sur la photo).



retrouver ce média sur www.ina.fr

jeudi 22 juillet 2010

A Malmö, des écolos malgré eux.


Thibaut Schepman* et Antoine Louchez*, journalistes en herbe, l’un de Dunkerque, le second de Calais, viennent de se voir confier par Terra Eco la mission de réaliser en quinze jours des reportages en Europe du Nord sur le thème des éco-quartiers. Première halte : Malmö (Suède).

Premier article aussi... On en verra sans doute aussi bientôt dans… Le Monde, qui est intéressé.

Pris sur le site terraeco.net


"Raconte-moi ton éco-quartier" par Antoine Louchez et Thibaut Schepman


ecoquartier1.bmpReportage - On vient du monde entier pour visiter l’éco-quartier du port ouest de Malmö (Suède). Mais les habitants de Vasträ Hamnen semblent être les moins concernés par le projet et ses évolutions.

18 juillet, 14 heures. Température extérieure : 28 degrés. Nous sommes bien à Malmö, en Suède. C’est probablement la meilleure époque de l’année pour découvrir Vesträ Hamnen, l’éco-quartier construit il y a dix ans sur le port ouest de la ville. Difficile de croire qu’il n’y avait là à l’époque que déblais, grues et usines abandonnées. Un jour d’été comme celui-ci, plusieurs milliers de personnes parcourent en 20 à 30 minutes la distance qui sépare le centre ville du port Ouest. Ils flânent, profitent de la longue digue. De jeunes hommes plongent dans la mer Baltique devant l’Oresund, pont qui relie la Suède au Danemark. D’autres promènent leurs enfants ou somnolent dans les immenses jardins. La Turning Torso, deuxième plus grande tour habitée d’Europe, surplombe toute la zone. Si la ville de demain, comme le dit le prospectus, ressemble à Vasträ Hamnen, il y fera bon vivre. Mais les habitants de cette ville, à quoi ressemblent-t-ils ?

Ceux que nous avons rencontrés ont entre 30 et 40 ans - hormis les quelques têtes grises qui vivent dans la maison de retraite du quartier - vivent en couple, et ont souvent une ou deux voitures, qu’ils peinent à garer. Beaucoup arborent de grandes lunettes de soleil et leur bronzage sent le centre de beauté. Ont-ils conscience d’être perçus, fantasmés, comme les « urbains de demain » ? Non. Cette question entraîne même un étonnement amusé. « Je crois que les architectes de notre bâtiment ont fait attention aux matériaux de construction qu’ils utilisaient », avance simplement Joakim Lindstrom, qui reconnaît s’être très peu informé sur ces questions depuis son arrivée en 2008.

« Comme un singe dans un zoo »

ecoquartier2.bmpDerrière le front de mer trône une rangée de petites maisons tout droit sortie d’une revue d’architecture. Chaque bâtiment a eu un concepteur différent : allemands, tchèques, hongrois ont participé au projet. Un ruisseau sépare les deux rues, qui se font face. Charlotte Hellsen habite ici depuis cinq ans. « La seule chose qui me fait sentir que je vis dans un endroit particulier, confie-t-elle, ce sont les touristes. A part peut-être l’hiver, cela grouille ici. Je pense changer la fenêtre de ma cuisine car, parfois, j’ai l’impression d’être observée comme un singe dans un zoo ». « Je ne me sens pas plus proche de la nature, j’habitais autrefois en forêt, ce qui est très courant en Suède, et les arbres me manquent. Ce qui me plait ici, c’est l’architecture et la qualité de vie. Ce cours d’eau par exemple m’est très important ». Elle avoue ne pas savoir comment est produite son électricité, et n’a jamais entendu parler de l’éolienne du quartier. « Je crois que la municipalité a voulu impulser une démarche écologique mais je ne sais pas trop ce que ça a donné ».

ecoquartier3.bmpUne unanimité se dégage des personnes interrogées. Ce qui attire les gens ici n’est pas de vivre dans un éco-quartier ou de mener un train de vie plus durable. C’est le confort, la qualité de vie et, surtout, la mer. « A part le fait que je recycle, je n’ai pas l’impression de vivre dans un immeuble durable », lâche même Magnus Larsson, sac de déchets en papier à la main, qui vit au 28ème étage de la Turning Torso.

L’écologie malgré eux

« Le but est clairement d’amener des gens à l’écologie alors qu’ils ne l’auraient pas fait autrement, c’est notre stratégie », affirme Tor Fossum, responsable du département Environnement au sein du Conseil de la ville de Malmö. L’éco-quartier fonctionne en arrière-plan de la vie des gens, sans vraiment les impliquer. Ainsi, le papier recyclé de Magnus va, sans qu’ils le sachent, servir à fabriquer du biogaz pour alimenter les voitures et camions de la déchetterie du quartier. Toutes les mesures écologiques ne sont pas tellement mis en avant par la ville, ce qui explique que les gens interrogés aient cette impression de manquer d’informations.
Tor Fossum avance lui de nombreux chiffres : « le quartier BoO1 – le plus vieux, né en 2001 – fonctionne totalement à l’énergie renouvelable : solaire, éolienne, géothermique. L’éolienne située sur le port alimente mille appartements. Nous ne voulons pas éduquer les gens, poursuit-il, notre projet n’est pas pédagogique, nous ne voulons pas les forcer à changer leur style de vie ». Sauf sur la question de la mobilité. « Nous avons construit des places de parking pour seulement 0,7 voiture par foyer en moyenne. Les gens doivent donc d’eux-même apprendre à se déplacer autrement ». Charlotte Hellsen nous a avoué avoir un problème de parking avec ses deux voitures, ce qui était aussi le cas de ses voisins. Nous avons vu des voitures garées un peu partout, jusque dans des endroits improbables. S’attendait-il à une telle demande d’espace ? « Non » , avoue Tor Fossum avec une certaine déception. « Beaucoup s’obstinent à avoir plus de voitures qu’ils n’en ont besoin, alors que l’on aurait pu s’attendre à ce qu’ils choisissent le vélo. Mais, au final, c’est leur problème ! », reprend-il.

« Pour vivre ici, vous devez mettre les moyens »

Erik s’amuse au skate-parc du quartier, l’un des plus grands de Scandinavie : « Les gens qui vivent ici sont ceux qui ont de l’argent. Quelques retraités, et classes moyennes, qui cherchent la qualité de vie, c’est tout ». Il réside à l’extérieur de la ville. Tout comme Tommy et Grant Maclnnes dont les enfants gambadent sur le terrain de jeu écolo du quartier. « C’est leur endroit favori, nous venons souvent. Mais si vous voulez vivre ici, il faut être prêt à mettre les moyens ». Ce que confirme Stina Srahlin, qui travaille à l’agence immobilière Bocenter. L’achat d’un logement en plein centre de la ville coûte au maximum 2 800 euros le mètre carré, contre 3 200 à 4 500 euros pour les logements de l’écoquartier. Un ghetto pour riches ? Tor Fossum s’en défend fermement : « Il y a une réelle diversité dans le quartier », assure-t-il. Les habitants, eux, sont moins convaincus. « Il y a beaucoup moins de mixité dans le quartier que dans le reste de la ville car les prix sont plus élevés. Il y a surtout ici des Suédois ou des Danois alors que Malmö dans son ensemble compte au moins 30% de personnes immigrées dont une bonne partie vient d’Afrique du Nord », analyse Joakim Lindstrom (voir portrait ci-dessous).
Lors de notre reportage, nous avons aperçu quelques personnes de couleurs dans le quartier, en ce jour de repos dominical. Mais aucune le jour suivant. D’après plusieurs habitants, la mixité est beaucoup plus grande dans le quartier écologique d’Augustenborg, dans le sud de Malmö. A vérifier dans un prochain épisode, sur ce blog !


Paroles d’habitants

Mais d’abord, le portrait en trois questions à Joakim et Ann-Christin. La trentaine, ils travaillent tous les deux dans le marketing sportif. Ils vivent à Vasträ Hamnen depuis 2008, dans le quartier « Good conversation », où la ville expérimente des méthodes de « sociabilité durable » : avec des vis-à-vis importants dans les immeubles et un conseil de quartier.



Portrait de Joakim et Ann-Christin
envoyé par Terraeconomica. - Découvrez de nouvelles destinations en vidéo.

  • Thibaut Schepman est le fils de Jean Schepman, conseiller général du Canton d'Hondschoote (Nord) depuis 1994, vice-président du Conseil Général du Nord chargé de la Politique de l'Eau.
  • Antoine Louchez est le fils de Christian Louchez, ex-conseiller municipal délégué aux Transports (Calais), président de Calais Vélo Insertion, président de Cap21 Calais.

jeudi 1 juillet 2010

Le nouveau défi d'Europe Ecologie, les 3 et 4 juillet à Dunkerque

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jeudi 20 mai 2010

Nocturn' Vélo ce vendredi 21 mai !


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


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mardi 23 mars 2010

Horoscope politique


Nord Littoral, dimanche 21 mars 2010

Echos et chuchotements


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A la lecture de ces prévisions bienveillantes, j'ai voulu consulter d'autres horoscopes, les recoupant et surlignant les mots-clés, et surprise sidérale, tout colle ! :-)

Alors, je lance le concours des titres les plus prophétiques. L'orange dans le vert ? L'orange passe au vert ? Ben s'en remet à Lepage ? Ben hardi comme Lepage ? La fin du monde... démocrate avant 2012 ? Le MoDem en dégroupage total ? Des verts ou des oranges pas mûrs ? Le vert était dans le fruit orange ? Qui a volé, a volé l'orange... ? Orange et Vert, pour un bouquet écolo-démocrate ! Bon, je sais, ça va pas être facile, maintenant que j'en ai trouvé (ou réactivé) quelques-uns... :-)

Au fait, le concours se termine fin mai, vous avez lu l'article ? Date butoir: le 30 mai... Oui, c'est mon anniversaire. :-)


Sur L'internaute

Le climat astral de cette année, à prédominance neptunienne, agira comme facteur d'évasion, provoquant parfois de l'insatisfaction et un désintérêt pour la réalité immédiate, perçue comme peu exaltante. Il créera un besoin d'autre chose, un désir d'ailleurs. Et il donnera l'envie de rêver et d'évoluer dans des paysages chimériques. Pour votre décan, brillante année en perspective ! Enfin libéré de l'influence négative de Saturne, vous retrouverez tout votre dynamisme. Jusqu'en mai, cependant, évitez les initiatives hasardeuses.

Sur marie claire

Les Gémeaux 1er décan vont assurer côté suite dans les idées et se projeter habilement plus loin que le bout de leur nez ! L'effet Saturne vous rendra persévérant, ambitieux et endurant, jusqu'en octobre 2010. A peine quelques réajustements à opérer au premier trimestre (le carré de Jupiter vous rendra alors volontiers rebelle et revendicateur…) et vous voilà sur les rails d'une année vouée aux performances, aux responsabilités à endosser, aux efforts à concrétiser. Vous aurez divinement les pieds sur terre et la belle envie d'avancer sérieusement dans la vie…

Sur France Horoscope

La bonne nouvelle de votre horoscope 2010, amis gémeaux, c'est que Saturne, qui vous tracassait depuis environ 2 ans en vous amenant retards, blocages, frustrations et autres réjouissances, hé bien Saturne va arrêter de vous ennuyer car il quitte le signe de la Vierge, à partir duquel il était en carré au signe du Taureau. Vous vivrez donc en 2010 une vraie délivrance. Profitez-en, votre ciel sera dégagé quasiment toute l'année.

Sur Astro et Voyance

2010 sera une année de transition durant laquelle vous prendrez conscience de vos erreurs et de vos manquements. Vous ferez ainsi un grand pas en avant, vous vous inscrirez dans une voie protégée par un Saturne protecteur, sécurisant et un Neptune vous conduisant vers des hautes aspirations. Les objectifs que vous vous êtes fixés les mois précédents seront en vue vers le milieu de l’année. Vos supérieurs vous renouvelleront leur confiance ce qui vous vaudra, sinon une belle reconnaissance, de nouvelles responsabilités, une progression dans la hiérarchie.Vous excellerez dans des tâches de longue haleine qui feront appel à toute votre concentration.

lundi 22 mars 2010

Daniel Cohn-Bendit lance l'appel du 22 mars pour créer une "coopérative politique"



Cohn-Bendit veut une "coopérative politique"
envoyé par BFM. - L'info internationale vidéo.

vendredi 19 mars 2010

Gazouille la grenouille, mascotte des Terres Saint-Roch


gazouille5c.jpgJe suis content d'être à l'origine de ce superbe site naturel, réhabilité à partir d'une ancienne carrière. Oh, pas tout seul mais en tant qu'élu référent du projet à l'époque, il y a environ 6 ans. Non, j'y associe toujours les élus de l'ancienne majorité qui m'ont fait confiance et surtout le Service Ecologie Urbaine de la ville de Calais.

Avec Ludivine Goidin, responsable du service, et bien sûr Jean-Paul Bué, le président-fondateur des Guides Nature, mais ancien du service aussi, mon collaborateur de toujours, devenu au fil du temps simplement mon ami.

Les Terres Saint-Roch, je le dis tout net, c'est mon bébé ! Aujourd'hui dans l'opposition municipale, mon seul but est de consolider ce formidable outil de prise de conscience environnementale et d'en faire profiter les calaisiens, jeunes et moins jeunes. De ce point de vue, j'aiderai les élus de la nouvelle majorité à préserver cet outil, à le mettre en valeur avec les Guides Nature des Terres Saint-Roch (dont je fais partie) pourvu qu'ils s'inscrivent dans la continuité du travail que j'avais entrepris alors.

Cependant, je ne peux que regretter l'absence systématique du nouvel adjoint à l'environnement, Philippe Mignonnet, aux activités des associations du quartier Fort-Nieulet et aux évènements à caractère environnemental qui ont lieu périodiquement sur ce haut lieu de la préservation de l'environnement.

Absence systématique et symptomatique d'un désintérêt certain pour l'environnement et la défense de la biodiversité.

Ce mercredi, nous avions rendez-vous avec Gazouille la grenouille pour expliquer simplement le cycle de l'eau aux enfants. Vous voulez nous voir à la télé ? Allez-y !


Photos de Gazouille




Calaisis TV: Gazouille la mascotte des terres ST Roch
envoyé par calaistv. - Regardez plus de vidéo vie pratique.

mardi 10 novembre 2009

L'"Union Populaire et Sociale" autour de Natacha Bouchart se lézarde à Calais

NORD LITTORAL, 8 novembre 2009 mascret.jpg

Alain Mascret, évoquant "le ralliement de Philippe Blet et de ses amis au sein du PRG", ne me semble pas totalement ironiser en ce qui concerne le tournant politique opéré par les "socialistes dissidents" unis à l'UMP. Car enfin, c'est bien de cela dont il s'agit.

Il y a un problème très grave pour la majorité municipale. Neuf élus qui rejoignent un parti d'opposition municipale, ça n'est pas banal et ça correspond à un acte politique qui fait sens. C'est d'abord le signal d'une intention politique collective clairement affirmée: la préparation de l'offensive "blétiste" pour les prochaines municipales dans un cadre d'"union de la gauche" traditionnelle. C'est donc une déclaration de guerre à peine dissimulée contre Natacha Bouchart. Il faut s'attendre à quelques tensions et même à ce que l'union de départ commence à se lézarder. Le choix du PRG n'est pas innocent, d'autant qu'il est fait collectivement et que la stratégie électorale de ce parti est sans ambiguïté. La question se pose: que va faire Philippe Blet ? Que va faire Natacha Bouchart ? Philippe Blet veut rejoindre une gauche qui a toujours joué le ticket PC-PS; on peut penser qu'il agit en connaissance de cause et son objectif n'est peut-être pas pour dans 5 ans. A moins qu'il ne se soit empêtré lui-même dans une situation qu'il ne prévoyait pas. Antoine Deguines, lui, affirme qu'il est déjà au PRG depuis juin. Il convient, pour bien comprendre cette évolution, de prendre en considération deux choses:

1°) Philippe Blet, s'il a réussi à marchander son alliance avec Natacha Bouchart en obtenant la présidence de la Communauté d'Agglomération dans une situation exceptionnelle et inédite, ne sera plus en mesure de négocier quoi que ce soit dans 5 ans... s'il reste isolé politiquement. D'une part Natacha Bouchart aura acquis d'ici là une légitimité de maire "sortant" et n'aura pas forcément besoin des mêmes acteurs pour le 1er tour. D'autre part un Philippe Blet non représentatif d'un parti ou d'un courant politique n'aura plus le même poids qu'en 2008. Quand on n'est plus rattaché à une structure nationale, même avec un réseau local important, les rapports avec les "partenaires" finissent par s'altérer et les tentations hégémoniques s'exacerbent au final. Nous avons vécu cela, pour les Ecologistes du Calaisis, sous l'ancienne majorité, je peux en témoigner. Il est donc légitime que Philippe Blet et ses amis préparent l'avenir et rejoignent un parti pour ne pas être laminés, et tout simplement pour être respectés. Simplement, leur choix entre dans une logique divergente de la "Liste d'Union Populaire et Sociale" de Natacha Bouchart qui, tout à fait logiquement, doit déjà être en alerte. C'est un état de rupture latent.

2°) Comme pour mieux justifier le rapprochement avec le PRG, Philippe Blet et ses amis rompent l'unité de façade à laquelle ils nous avaient habitués depuis quelques temps, en faisant état de divergences manifestes avec le maire: sur les subventions aux associations confessionnelles, sur la situation des migrants, sur Eras Metal (rejoignant une position de la gauche la plus productiviste), sur les dossiers culturels...

Mathématiquement, en suivant le raisonnement d'Alain Mascret, la majorité municipale autour de Natacha Bouchart reste majoritaire même à 38 - 9 (=29). Et Natacha Bouchart, si hiatus il y a, peut même leur retirer leurs délégations et les redistribuer. Mais le ferait-elle ? Ce serait pour elle aussi un échec. Philippe Blet ne cherche-t-il pas surtout à prendre date et à exploiter la situation à son avantage, pour faire pression ? Il ne faut pas faire abstraction d'autres situations conflictuelles entre le maire et d'autres composantes, notamment avec le MoDem. Que ferait donc le MoDem dans un tel climat ? Consolider sa position au sein de la majorité en termes de postes et en latitude d'action, ou suivre le mouvement de dissidence initié (peut-être ben que oui peut-être bien que non) par les "blétistes" ? Mathématiquement parlant, dans ce dernier cas, le ralliement du MoDem au mouvement de dissidence priverait en effet le maire de la majorité: 38 - 9 - 7 (=22).

Cela ne fait pas une nouvelle majorité pour autant. Et on ne peut préjuger des réactions individuelles au sein des groupes cités. L'hypothèse majoritaire d'Alain Mascret ne pourrait se vérifier que sous la forme d'un accord PS-PC-PRG-MoDem ou par démission collective des élus blétistes, MoDem, PS, PC, PRG pour provoquer de nouvelles élections. Mais alors qui en aurait le leadership ? Philippe Blet lui-même en tant que néo-PRG ? Le PS officiel ? Jacky Hénin ? Le MoDem qui aurait une position centrale dans l'affaire ? Autant dire que cette problématique relève de la discussion de comptoir. Des regroupements verront le jour au 1er tour, c'est sûr, mais pas forcément ceux auxquels on peut s'attendre. D'ici 5 ans l'eau aura coulé sous les ponts... Et d'autres courants non représentés dans ce conseil municipal, et avec lesquels il faudra compter, risquent bien d'entrer dans la danse.

Néanmoins, un virage a été pris, grâce aux soubresauts des "blétistes" et aussi des relations tumultueuses entre l'UMP et le MoDem (plus discrètes publiquement mais réelles). Par ailleurs Natacha Bouchart, qui doit plus vite que prévu gérer les contradictions d'une union faite de bric et de broc, peut aussi garder la main en proposant une nouvelle ouverture, risquée mais toujours possible, en composant avec ses opposants d'hier pour contrecarrer ses ennemis de l'intérieur. J'ai bien conscience qu'il s'agit là de propos audacieux. Mais ce schéma est expérimenté dans d'autres pays. On a appelé ça, du côté communiste, le "compromis historique" et ailleurs "l'union sacrée". Ca n'est pas plus farfelu que tous les propos qu'on lit à longueur d'articles dans la presse. La politique est parfois inattendue. Elle se fait parfois sur "un plus petit dénominateur commun", sur une position de rejet de l'"ennemi commun". Tout n'est pas prévisible, certes. Mais on sait que la politique, c'est "parfois" vicieux...

La majorité actuelle peut devenir un gros n'importe quoi dans 1 an, 2 ans... et apparaître aux yeux du public comme une grosse escroquerie (cela va vite médiatiquement).

Le risque aujourd'hui serait de minimiser ce qui se passe aujourd'hui avec les "blétistes". Pour le MoDem, il y a un autre enjeu: peut-on continuer d'être au plan national anti-UMP et en apparaître localement comme les meilleurs soutiens ? Les gens, l'électorat, ne savent rien de nos divergences, de nos rapports difficiles, des bâtons dans les roues, du peu de pouvoir des adjoints alliés...

Une nouvelle phase municipale est peut-être en train de se dérouler.

Jean-Marc Ben

mercredi 14 octobre 2009

La décroissance : idées fortes, terme ambigu (Alternatives Economiques)

ALTERNATIVES ECONOMIQUES - BLOG JEAN GADREY 08-10-2009

Lu sur le site de ''Cap21 Nord Pas-de-Calais''

J_Gadrey2.jpgJ’ai été invité le 6 octobre par les amis du Monde Diplomatique et Attac à débattre avec Serge Latouche de la croissance et de la décroissance. Théâtre bondé dans la banlieue lilloise, 450 personnes. Nous sommes l’un et l’autre des « objecteurs de croissance ». Mais pour ma part, je n’utilise pas le terme de décroissance. Résumé de mon intervention initiale.

Pourquoi suis-je devenu, comme d’autres dont le nombre grossit, un objecteur de croissance ? Pour au moins trois séries de raisons. La première est que, sur le plan social, celui du bien-être individuel et collectif, on peut montrer, statistiques à l’appui, qu’à partir d’un certain niveau d’abondance matérielle que nous avons nettement dépassé en France, depuis environ 20 ans, il n’y a plus aucune relation entre d’un côté les grandes variables sociales et humaines et, de l’autre, le niveau d’abondance mesuré par le PIB par habitant. On peut par exemple être de loin le pays le plus riche du monde dit développé (les Etats-Unis), et avoir pourtant une espérance de vie bien plus faible que des pays nettement moins riches, des performances éducatives moins bonnes, bien plus de pauvreté et d’inégalités (y compris entre les hommes et les femmes), six ou sept fois plus de violences, d’homicides et de personnes en prison, etc. Voir mon document.

La croissance des 20-30 dernières années s’est plutôt faite contre le social, en tout cas elle n’a pas produit d’effet positif sur ce plan. Et, même dans certains pays pauvres, l’obligation de croissance à tout prix a fait des dégâts.

La seconde raison est plus philosophique, et elle puise aussi bien dans certaines convictions religieuses sur l’importance relative de l’être et de l’avoir, que dans des philosophies athées dont André Gorz, influencé par le marxisme, est un bon représentant. Cette seconde raison met par exemple en avant la façon dont nous sommes piégés par l’injonction du toujours plus matériel, par la consommation ostentatoire, par la production de l’avidité permanente organisée par un capitalisme de la démesure à la recherche incessante de nouvelles sources de profit. Par les 500 milliards de dollars de publicité mondiale annuelle sans laquelle nombre d’innovations ne trouveraient pas preneur et dont le rôle est de nous faire prendre le futile pour l’utile, de pousser à l’endettement à risques, en renforçant le sentiment de privation de ceux qui ne peuvent pas se payer ce qu’on voit à la télé.

Enfin, la troisième raison, qui a accéléré ma conversion et celle de beaucoup d’autres, c’est l’ampleur de la crise écologique, dont les manifestations sont multiples, et dont le réchauffement climatique inexorable constitue le risque humain majeur, bien analysé dans le rapport 2007-2008 du PNUD.

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NdlR Jean Gadrey, 65 ans, est Professeur émérite d'économie à l'Université Lille 1. Ses domaines de recherche sont la « Socio-économie des services » et les « Nouveaux indicateurs de richesse », titres de deux livres récents publiés à La Découverte, coll. Repères. S'y ajoute le thème des inégalités, objet d'un essai "En finir avec les inégalités" (Mango, 2006). Il est membre du CNIS (Conseil National de l'Information Statistique). Il publie régulièrement des articles ou tribunes dans Alternatives économiques, Les Cahiers français, Politis, et Le Monde.