Le blog de Jean-Marc Ben

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Tag - Europe Ecologie

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vendredi 6 janvier 2012

Voeux de Véronique Boutin (EELV): « Fi de la poudre de perlimpinpin »



Véronique Boutin est secrétaire du groupe Europe Ecologie-Les Verts Calais et environs.


veronique_boutin.jpgEn ce début d'année 2012, je souhaiterais envoyer mes voeux à tout le Calaisis, j'entends par là les personnes qui résident sur le sol de la ville de Calais et de ses environs, quelle que soit la manière dont elles y résident : bonne année aux propriétaires ou locataires d'un logement, aux sans squat fixe, à ceux qui trouvent refuge dans un bosquet...

J'aimerais que 2012 mette enfin l'humain au coeur des débats, que le sort des chômeurs et des migrants de la ville soit pris en compte de manière structurelle. La quête par la municipalité d'un prestige de façade, qui passe par la destruction de rares îlots de beauté encore existant dans la ville et par la construction acharnée de nouveaux bâtiments, ne fait pas oublier la misère persistante que chacun croise sur les trottoirs de notre centre-ville ou des quartiers périphériques. Fi de la poudre de perlimpinpin et des faux-semblants : l'activité de ruche ne nourrit pas ici ses ouvrières au chômage ou au R.S.A.

Dans le contexte de crise qui prouve l'échec du tout-économie, il est plus que temps de prendre le risque d'une politique nouvelle : il est temps de revoir nos modes de vie, de consommation, de gestion, de réflexion ; il est temps de redonner sa place à la culture, qui permet à l'homme de s'envisager dans son environnement naturel et urbain ; il est temps de créer de l'emploi dans le domaine du Développement Durable, qui loin d'être un luxe, est en vérité, la seule voie possible pour un monde plus agréable ; en un mot, il est temps et de donner la priorité à l'emploi et de préserver la qualité de vie de l'humain.

Très bonne année 2012 !

vendredi 30 décembre 2011

Tribune EELV dans Calais Mag: la lecture très sélective d'Eric Dauchart (Voix du Nord)


Eric Dauchart, je l'aime bien. Il réagit (voir ci-dessous) à la tribune que j'ai pu faire admettre (enfin !) dans Calais Mag (le magazine mensuel de la municipalité), au nom d'Europe Ecologie-Les Verts.

Comme je l'avais déjà dit à propos d'autres articles consacrés à ma petite personne dans les rubriques "humoristiques" de la presse locale, j'aime bien les brèves du type "Dessous sans dentelles" de La Voix du Nord ou "Echos et chuchotements" dans Nord Littoral. A ceux qui s'insurgent de se faire épingler parfois, je dirais que cela fait partie du jeu public et que cela montre qu'on compte encore dans la vie politique locale. Parfois ça va trop loin, lorsque le journaliste n'est pas bon et que l'intention est malsaine, mais souvent c'est amusant et c'est la première page qu'on lit quand on se rue sur son journal. Il ne faut donc pas s'étonner d'y voir le trait un peu forcé ou d'y lire des inexactitudes comme ici... Qui pourrait leur reprocher de ne pas avoir la science infuse ?

Tribunes_politiques7.jpg
DESSOUS SANS DENTELLES
La Voix du Nord, jeudi 29 décembre 2011

La mémoire sélective de Jean-Marc Ben

C'est fou comme les élus peuvent rapidement oublier beaucoup de choses... Dans la tribune consacrée à l'opposition du dernier numéro du magazine municipal Calais Mag, Jean-Marc Ben s'insurge contre « la municipalité qui encourage les délocalisations commerciales en périphérie ». C'est un point de vue. Bon, rappelons quand même que Jean-Marc Ben a été élu à Calais entre 1995 et 2008, dans la majorité, et qu'en sa qualité d'adjoint à l'environnement, il a approuvé l'arrivée des zones commerciales Curie et de la Rivière-Neuve. Qui se situent... en périphérie.

E. D.



Mon commentaire


Eric Dauchart confond, sciemment, "l'arrivée des zones commerciales" d'avant Natacha Bouchart avec la dénonciation des délocalisations commerciales actuelles, ce qui n'est évidemment pas la même chose. Il met la zone Curie en périphérie, ce qui est d'ailleurs assez cocasse: c'est une zone commerciale entre Saint Pierre, Nouvelle-France et Pont-du-Leu. Mais bon ! C'est le ton de cette rubrique "Dessous sans dentelles", il faut accepter ce genre de raccourci. ED (qui n'est pas un magasin dans le cas présent) aurait pu s'attarder aussi sur le début de la tribune: "Alors que la majorité se déchire, légitimer ses actes par le renvoi à un programme électoral virtuel permet au maire d'occulter que l'UMP ne doit la mairie qu'à l'incapacité de son prédécesseur à s'ouvrir et à adapter sa gouvernance aux enjeux de Calais et aux aspirations des Calaisiens." Il aurait compris que nous ne donnons pas quitus à l'ancien maire de Calais sur l'ensemble de son oeuvre et que la participation à une majorité municipale n'implique pas nécessairement une solidarité de gestion sur tous les sujets. Et dans le cas cité, il s'agissait d'implantations commerciales, pas de délocalisations !


J'ai eu l'occasion de dénoncer certaines décisions de l'ancienne majorité, comme l'engouement quasi-général pour Marques Avenue à l'époque. Outre le fait qu'il était surprenant de retrouver des communistes en train de défendre une conception de développement de type libéral, je mettais en avant le manque de réflexion sur l'aménagement du territoire et le développement commercial hypertrophique dans l'ouest de l'agglomération. Les 4B sont arrivés trop tard, après tous ces excès urbanistiques. Nos divergences étaient publiques (on pouvait au moins afficher sa différence à l'époque), et sur bien d'autres sujets. J'y ai consacré quelques tribunes dans l'ancien magazine municipal, alors dénommé Calais Réalité. Bon, les journalistes peuvent aussi oublier...


Plus sérieusement, les écologistes ne luttent pas contre les zones commerciales en tant que telles mais contre le zonage : on vit ici, on travaille ailleurs, on fait ses courses dans les grandes surfaces concentrées dans d’autres espaces « privilégiés » politiquement, les espaces de loisirs et de culture sont eux aussi de plus en plus éloignés… et la mobilité d’une zone à l’autre s’accroît sans cesse, sans réflexion sur les modes de déplacement en site propre. Nous avons ainsi l’héritage d’une époque où la voiture était souveraine, où le pétrole était bon marché et où l’on n’avait pas conscience des catastrophes environnementales liées aux gaz à effet de serre. Cette ville-là n’est plus concevable aujourd’hui mais certains, visiblement, continuent de vouloir recréer la ville des années 60-70, en dépit du bon sens.



Au fond, la conception de la ville pour les écologistes se résume à deux notions complémentaires de la définition universelle du développement durable : la notion de « ville dense » et la notion de « ville compacte ». Internet regorge de sites consacrés à ces questions.

La ville dense est une ville qui cherche à utiliser au maximum l’espace déjà bâti. Quand, à la place d’une petite entreprise industrielle (un entrepôt, ou un atelier sur 1000 m2) dans laquelle travaillaient 25 salariés, entreprise qui a été fermée et a été longtemps transformée en friche industrielle, on construit un immeuble de bureaux, dans lequel officient 250 salariés, on a densifié la ville. Densifier la ville, c’est profiter de toutes ces opportunités pour gagner de nouveaux logements et de nouveaux habitants, c’est multiplier dans le tissu urbain de petites opérations intelligentes, bien intégrées, répondant aux normes écologiques bien connues aujourd’hui, sans reprendre pour autant les constructions massives de l’époque des grands ensembles. Pourquoi ? Pour répondre à un impératif majeur du développement durable : éviter l’étalement de la ville en tache d’huile, grignotant à l’infini des espaces agricoles et des espaces naturels. Une telle ville est très coûteuse à gérer en voirie et réseaux divers : adduction d’eau, traitement des eaux usées, électrification, câblage, voirie, transports en commun, équipements de voisinage… Elle induit un usage intense et quotidien de la voiture, sur des distances de plus en plus grandes, et, fréquemment, chaque ménage doit posséder plusieurs voitures. La ville étalée a un coût terrible pour la collectivité, pour les ménages et pour l’écologie. La ville dense est économe dans tous ces domaines.

La ville « compacte » est une ville dont on rapproche les différentes fonctions. Compacter la ville c’est mener des politiques qui rapprochent le domicile du travail, qui créent des quartiers multifonctionnels, en multipliant les équipements, y compris commerciaux, de proximité. Pourquoi ? Essentiellement pour réduire l’usage de la voiture pour les déplacements quotidiens et rendre par là même une meilleure qualité de vie à tous, tout en protégeant la planète fragile.

jeudi 29 décembre 2011

Europe Ecologie-Les Verts: le projet 2012



Projet 2012

mercredi 9 mars 2011

Calaisis TV: Francis Gest, candidat Europe Ecologie sur Calais Centre




mardi 8 mars 2011

Calaisis TV: Christian Louchez, candidat Europe Ecologie sur Calais Nord-Ouest





mercredi 23 février 2011

Antoine Deguines, adjoint à la culture : « Le contrat municipal n'est pas respecté » (La Voix du Nord)


LA VOIX DU NORD, 23/02/2011

antoine-deguines-adjoint-a-la-culture-.jpg

| LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |

Son nom a souvent été cité, sa candidature souvent évoquée. Mais Antoine Deguines ne briguera pas de mandat de conseiller général. Mais l'adjoint à la culture ne tire pas un trait sur ses ambitions personnelles, tout en affirmant sa position d'électron libre au sein de la majorité.

Pourquoi ne vous présentez-vous pas aux élections cantonales ?

« D'abord pour raisons professionnelles. J'ai déjà deux mandats, l'un à la mairie, l'autre à l'intercommunalité, et une activité professionnelle très prenante. Quand on se présente à une élection, c'est pour être élu. Et se présenter en sachant d'avance qu'on ne peut pas assurer correctement le mandat, ou pas du tout, c'est malhonnête. »

Pourtant, il a été question de votre candidature dans le cadre d'un accord PS - Verts.

« Oui, on m'a sollicité dans ce cadre, beaucoup de gens m'ont demandé d'y aller, mais cela n'est resté qu'au stade des discussions, et d'ailleurs l'accord entre le PS et les Verts n'a pas abouti. Ceci étant, j'ai eu des contacts intéressants avec les Verts, notamment avec Francis Gest. C'est un homme que je respecte énormément, qui se présente parce qu'il a des convictions, et non parce qu'il court les mandats. J'ai le même respect pour Marcel Pidou, qui est un homme d'honneur. »

Êtes-vous toujours adhérent au PRG ?

« Oui, depuis deux ans. Je considère que ce parti est le plus proche de mes idées. Il a une bonne image. Je me sentais également proche du parti socialiste, mais son mode de fonctionnement est parfois agaçant. Je suis au PRG, c'est un parti d'avenir, sur lequel je pourrai compter pour d'autres échéances. »

Depuis quelques mois, vous ne semblez pas sur la même longueur d'onde que la majorité municipale à laquelle vous appartenez. Le confirmez-vous ?

« Oui, tout à fait. Les choses sont difficiles pour moi, dans l'équipe municipale aussi bien qu'à la communauté d'agglomération. Je sens énormément de méfiance, de défiance à mon égard. Je ne suis plus associé à rien. »

On sent beaucoup de crispation autour de votre principale délégation, la culture. La confirmez-vous ?

« Bien sûr. Sur ce sujet, j'ai une position qui tranche avec les autres élus. Mais au lieu de m'inviter à des discussions pour essayer d'avancer et de rapprocher les points de vue, on me contourne et on prend des décisions sans moi. C'est vrai à la Ville, avec par exemple la question de la succession de Martine Fosse à la Cité de la dentelle, pour laquelle je n'ai jamais été associé. C'est aussi vrai à l'agglomération. Il n'y a qu'à voir ce qu'il se passe avec le Channel... A ce titre, je me réjouis que les choses s'arrangent, au moins ponctuellement (NDLR : une subvention de 109 000 E a été votée lors du dernier conseil communautaire pour l'organisation des Libertés de séjour). Mais cela a été le résultat d'un bureau communautaire agité. Heureusement que Guy Allemand, Michel Hamy ou Serge Péron sont intervenus à mes côtés... Philippe Blet nous a traités d'avocats du Channel. Je l'ai pris comme un compliment, même si dans sa bouche, ce n'en était pas vraiment un ! »

Pourquoi, dans ces conditions, ne démissionnez-vous pas ?

« Malgré ces difficultés, je considère que je suis toujours utile à Calais et aux Calaisiens, notamment dans le domaine de la culture. Grâce aux liens que j'ai pu tisser avec les structures de la ville, mais aussi grâce au soutien des partenaires comme l'État, via la DRAC, ou les territoires voisins. »

Mais pourquoi rester, alors que vous semblez dire que vous ne pouvez pas assurer vos missions ?

« Au moins, il reste ma voix pour défendre le monde de la culture. Tant que je me sentirai utile, je resterai. Même si je vois bien que l'on tente de me discréditer auprès de tous les élus. Moi, j'ai toujours eu la liberté de dire ce que je pense. Car contrairement à beaucoup d'autres, je n'ai pas besoin d'un mandat pour vivre. Ma liberté, elle est là ! »

Les bases de la liste d'union qui l'a emporté en 2008 sont-elles ébranlées ?

« Je veux tout de même rappeler que nous avons été élus sur la base d'un pacte municipal, qui prévoyait notamment qu'en cas de différend, les représentants des quatre sensibilités de la majorité se réunissent pour discuter. Cela n'a jamais été fait. Le contrat municipal n'est pas respecté. Et j'en fais porter une partie de la responsabilité à Philippe Blet, qui n'a jamais représenté notre tendance face à l'UMP, ni joué le rôle de contrepoids que l'on pouvait attendre de lui. Ce qui faisait la richesse de notre liste est perdu. Moi, je suis loyal dans mon engagement. À aucun moment je n'ai trahi le contrat municipal. » •


PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO MALLET

calais@lavoixdunord.fr

Antoine Deguînes, adjoint à la culture : « Le contrat municipal n'est pas respecté » (La Voix du Nord)





COMMENTAIRE


Lorsque fin 2009 les conseillers municipaux du groupe de Philippe Blet, "socialistes dissidents" unis à l'UMP, avaient essayé de rallier le PRG d'Alain Mascret, parti d'opposition à Natacha Bouchart, on pensait bien que ça n'était pas pour rien. Un an et demi après son accession aux affaires municipales, la majorité municipale d'"Union Populaire et Sociale" semblait en effet se lézarder. Le message était fort et lourd de conséquences (Voir mon article L'"Union Populaire et Sociale" autour de Natacha Bouchart se lézarde à Calais). On pensait donc que la dissension serait venue de ce côté-là ou peut-être du MoDem, pour ses relations tendues avec l'UMP, voire des deux. Mais la mainmise de l'UMP a été rendue possible par la nature même de cette majorité, faite de bric et de broc, sur la base d'un accord exclusif Bouchart-Blet, une sorte de Yalta politique en somme.

Cette interview d'Antoine Deguines arrive donc comme un boulet de canon au plus mauvais moment pour les autres composantes de la majorité municipale, à mi-mandat (toujours une date symbolique politiquement parlant) et à l'occasion des élections cantonales où se présentent bon nombre d'élus majoritaires.

En se démarquant publiquement (et courageusement) de ses pairs, Antoine Deguines, sans rompre officiellement, devra rendre des comptes au maire. Il le sait mais il prend date à mon avis.

Natacha Bouchart ne peut ignorer qu'Antoine se positionne désormais sur une autre dynamique, déjà en marche: il y a fort à penser qu'avec sa nouvelle posture d'électron libre, son parcours politique ne sera pas un long fleuve tranquille. Il vient de se faire beaucoup d'ennemis d'un coup, de l'UMP au MSDC. Nul doute qu'il vient de gagner beaucoup plus d'amis en échange.

Une page vient sûrement d'être tournée...

Jean-Marc Ben

lundi 21 février 2011

Les surprises de la politique en Calaisis avec l'affaire Serge Péron... Socialisme pluriel ?


Décidément la politique nous réserve bien des surprises. Et à la veille des cantonales dans le Calaisis, le cas de Serge Péron, maire socialiste de Marck, et candidat sur le canton de Calais-Est mérite qu'on s'y attarde un peu. C'est un cas d'école. Au préalable, surtout pour les "extérieurs" à notre microcosme politique, il est besoin de relire le articles de Nord-Littoral ci-dessous et d'autres articles expliquant le soutien du PRG (La Voix du Nord) au seul candidat PS du coin, Serge Péron, et celui de Philippe Blet et de son MSDC

Toujours est-il que MSDC et PRG reconnaissent Serge Péron comme leur représentant naturel pour les cantonales. En plus du Parti Socialiste, dont c'est le candidat. Comment expliquer cet engouement pour un candidat... forcément emblématique !

En tout cas, c'est le seul candidat à bénéficier du soutien du PS, du MSDC de Philippe Blet, et du PRG d'Alain Mascret ! Faut l'faire ! Mais pourquoi Serge Péron séduit autant tous nos hommes de gauche calaisiens ? Etonnant, non ?

Ces soutiens providentiels n'ont-ils pas été trop vite en besogne ? Trop tard en tout cas pour retirer leur soutien !

D'autres questions se posent sur les adjoints et élus municipaux de la majorité municipale calaisienne proches (et parfois adhérents) de ces mouvances (PS, MSDC, PRG, société civile). Pour qui se prononceront-ils ? Et les marckois ?

Ca, c'est une bonne question ! La presse locale devrait nous demander notre avis, à tous les 49 élus municipaux ou personnalités du Calaisis. Non ?

PS (pour le gag): le canton de Calais-Centre, c'est pas mal non plus: 3 socialistes (Philippe Vasseur, Charles François, Laurent Lenoir). Alors, vers d'autres surprises électorales dans ces deux cantons ?


Jean-Marc Ben
Conseiller municipal écologiste

mardi 15 février 2011

David Dhaisne aux cantonales pour Europe Ecologie-Les Verts (La Voix du Nord)


LA VOIX DU NORD, 15/02/2011
|ARDRES|

David Dhaisne part en campagne avec sa remplaçante, Barbara Chevalier.


david.jpg Vendredi, au restaurant Le Relais, David Dhaisne et Barbara Chevalier ont présenté leur candidature pour les prochaines élections cantonales de mars prochain sous les couleurs d'Europe-Ecologie Les Verts.

Devenir le « chef d'orchestre du canton »

David Dhaisne est gestionnaire au collège de l'Europe d'Ardres depuis trois ans et est administrateur de l'office public de l'habitat de Calais. Sa suppléante, Barbara Chevalier, est auto-entrepreneur à Calais, spécialisée dans la vente aux comités d'entreprises.

« Il est temps de sortir le canton d'une logique de guichet pour une logique de territoire. Les solutions écologiques sont reconnues. Elles apportent de l'emploi et améliorent notre qualité de vie, notre vivre ensemble. Les emplois à venir trouveront leur source dans l'économie verte, dans la rénovation des logements, les services à la personne, l'économie solidaire », souligne le candidat.

« Nous n'acceptons plus les politiques qui précarisent les plus faibles, exploitent les agriculteurs, bradent les services publics et ne créent pas d'emplois. Les prix des énergies ne font, et ne feront, qu'augmenter touchant en premier lieu les plus précaires d'entre nous. Il est temps de réagir dans l'intérêt du canton et du département. Elu de proximité, véritable chef d'orchestre du canton, le conseiller général doit être, à plein temps, à l'écoute et au service des habitants et des élus locaux, pour l'ensemble des communes, sans tomber dans le clientélisme actuel », a conclu David Dhaisne, égratignant au passage le conseiller sortant. •

dimanche 6 février 2011

Peduzzi est-il trop Vert ? (Nord Littoral)


Echos et chuchotements

NORD LITTORAL, dimanche 6 février 2011


Natacha Bouchart l'a recadré au cours du conseil municipal, Philippe Blet l'a dans le collimateur depuis quelques mois, le directeur du Channel n'a pas que des amis au sein des conseils municipal et communautaire. Pourtant, les élus n'ont pas grand chose à reprocher à la bonne tenue de la scène nationale. Il faut donc chercher ailleurs ! On n'ose pas imaginer que le maire de Calais et le président de Cap Calaisis n'aient pas encore digéré que Francis Peduzzi soit sur la liste d'Europe Ecologie aux dernières élections régionales... Au contraire ! Eux qui prônent la pluralité politique pour gérer la ville et l'agglomération doivent être fiers d'avoir un directeur de structure ouvert à l'écologie. Pourtant, on ne voit pas d'autres explications pour ces discussions...


La demande de subvention n'aurait pas été correctement effectuée... Même si l'administration du Channel dit le contraire. Mais au bilan, la scène nationale n'aura pas les 80 000 euros votés par les élus consulaires au printemps 2010. Pour un président qui se dit fan du Channel et conscient de tout ce qu'apporte la scène nationale à l'image du Calaisis, nous avouons notre incompréhension... S'il est aussi bon gestionnaire qu'il le dit, Philippe Blet doit savoir qu'il met cette structure en difficulté...




L'article de Nord Nittoral

MON COMMENTAIRE:

Une chose est sure. Natacha Bouchart n'aime pas le Channel. Et Philippe Blet, pas plus que ça. Au moins ces deux-là sont en symbiose politique parfaite. Le MSDC en accord total avec l'UMP, c'est quand même ça l'information essentielle de ce conseil municipal du 3 février 2011. Merci à Charles François, conseiller municipal de l'opposition, qui en revenant sur la subvention conséquente accordée à Calais Promotion, relance le débat sur un sujet tabou pour la majorité municipale: « Le Channel aussi est un outil de promotion de la ville, il ne faut pas l'oublier ».

Réponse cynique de Madame le Maire, silence pesant de Philippe Blet... et accord tacite de toute la majorité municipale. A aucune exception ! Ni du Modem, pourtant supporter du Channel en la personne de son président Jean-Marc Leroy, ni, plus étonnamment, d'Antoine Deguines (PRG de l'alliée UMP encore ?), adjoint à la culture, dont chacun aurait souhaité avoir l'avis ce soir-là. Malheureusement, Antoine était absent... et avait donné procuration à Marcel Pidou... lui-même absent ! Bizarre ? Ou les différentes sensibilités de la majorité sont cadenassées aujourd'hui par l'UMP ou elles sont solidaires de la politique anti-culturelle de Natacha Bouchart. Pas de dissonnance en tout cas à l'intérieur de cette majorité. Aucune ! J'en témoigne. Qu'en sera-t-il des autres structures culturelles de la ville, par exemple le Centre Culturel Gérard Philippe ?

A mon avis, si cette majorité repasse en 2014, le sort du Channel est joué. C'est mon intime conviction.

J'en appelle à l'indignation de tous les élus calaisiens et communautaires, qu'ils soient de l'opposition ou de cette majorité...

MAINTENANT ! Après, il sera trop tard !


Jean-Marc Ben
conseiller municipal écologiste de Calais

samedi 5 février 2011

Europe Ecologie les Verts cantonales 2011 : une voix, la vôtre !



Cantonales 2011 : une voix, la vôtre
envoyé par EuropeEcologie. - L'info internationale vidéo.

mardi 1 février 2011

Hélène Flautre, « Madame Tunisie » du Parlement européen (Nord éclair)


helene-flautre.jpg
PROPOS RECUEILLIS PAR BÉRANGÈRE BARRET
berangere.barret@nordeclair.fr

Publié le mardi 01 février 2011

La députée européenne des Verts-Europe écologie et ancienne élue d'Arras est revenue de Tunis vendredi. Elle y était avec Éva Joly pour rencontrer des assos, des syndicats, magistrats... Militante de la première heure pour la cause du peuple tunisien, Hélène Flautre revient sur la situation actuelle du pays.


Vous connaissez bien la Tunisie, depuis plusieurs années. Y avez-vous un attachement personnel ?

Je suis la situation au Maghreb depuis 1999, depuis ma première élection (en tant que députée européenne, ndlr). Aujourd'hui, je suis membre de l'assemblée parlementaire euro-méditerranée. J'ai construit des liens en Tunisie au fil de mon travail. Au Parlement européen, on m'appelle Madame Tunisie !

Avec quels sentiments revenez-vous de ce dernier voyage ?

Le pays a complètement changé. Avant, les gens s'affairaient, le regard fuyant... Là, ils discutent, on sent une effervescence, de la gaîté. Un soulagement. Il n'y a plus ces photos de Ben Ali qui vous pistaient partout. Avant, quand j'étais en Tunisie, j'étais illico entourée de flics car ils me connaissaient, j'étais pistée, des photos diffamantes de moi avaient été diffusées dans les journaux... Alors que cette fois-ci, je suis sortie rapidement de l'aéroport, sans fouille. En même temps, il ne faut pas oublier qu'il y a encore un couvre-feu, des chars et des soldats dans les rues.

Comment va évoluer la situation, selon vous ?

Le gouvernement de transition n'exalte personne. Il y a encore des manifestations car les gens ne supportent pas la présence de Ghannouchi (déjà Premier ministre sous Ben Ali, ndlr). Et plusieurs anciens membres du parti de Ben Ali essaient de se recycler... C'est pour cela que les commissions créées, notamment celle luttant contre l'impunité, sont importantes, il faut les soutenir. Il faut que les principaux responsables du régime de Ben Ali soient jugés. Et puis, la phase de transition démocratique nécessaire à des élections libres et transparentes, qui pourraient avoir lieu d'ici 6 mois, un an, se met en place. Il y a plusieurs chemins possibles. Tout reste à faire, la société était totalement gangrenée par la pieuvre benaliste.

Que doit faire l'Union européenne (UE) dans ce contexte ?

D'abord, changer d'interlocuteur, car l'actuel représentant de l'UE en Tunisie négociait avec Ben Ali, et ne soutenait pas du tout les défenseurs des droits de l'Homme. Ensuite, l'Union européenne a proposé une mission d'observation électorale, mais ce n'est pas suffisant, il faut aussi redéployer l'argent de la coopération sur les libertés : liberté d'expression, indépendance judiciaire, législative. Cela peut passer par un soutien aux radios, journaux, aux projets citoyens. Par ailleurs, il faut réorienter le programme de modernisation de la justice, soutenu avant même la chute de Ben Ali par l'Union européenne, vers l'indépendance. Poursuivre ce programme sans le changer, c'est donner des moyens supplémentaires à un système corrompu. Il faut tout changer pour élaborer les conditions d'une justice indépendante.

Comment expliquez-vous que l'Europe ait fermé les yeux aussi longtemps sur le régime de Ben Ali ?

En 2000, la grève de la faim de Taoufik Ben Brick avait commencé à effriter l'image du régime de Ben Ali. Mais les attentats de 11 septembre 2001 ont tout changé, tout ce qui avait été gagné pour rendre compte de la réalité de ce pays est tombé. En outre, après l'attentat de Djerba en 2002, la police tunisienne avait retrouvé le portable du kamikaze, contenant des informations essentielles, notamment le numéro de téléphone d'un organisateur de l'attentat du 11 septembre. La police tunisienne a donné ce portable aux services secrets européens, en échange d'un blanc-seing sur les droits de l'Homme... La coopération en matière de lutte contre le terrorisme a été le fondement de la position complice avec le régime de Ben Ali. Régulièrement, le Parlement européen a refusé nos propositions de résolutions qui disaient qu'on ne pouvait pas continuer de négocier avec la Tunisie. Il n'a adopté une résolution qu'après la chute de Ben Ali.

Qu'avez-vous pensé de l'attitude de la France durant la révolution tunisienne ?

Minable. J'ai eu honte. Ce fut même une attitude coupable dans le cas de Michèle Alliot-Marie (qui a proposé d'aider les forces de police tunisiennes, ndlr). Elle a pris l'approche du gouvernement tunisien, c'est-à-dire une approche sécuritaire.

Quel regard portez-vous sur la situation en Égypte ?

Moubarak va partir, c'est acquis. Ce qui se négocie là, c'est son départ. Barack Obama a joué un rôle important, comme en Tunisie d'ailleurs. Il a rencontré des hauts militaires égyptiens. Attention, ce n'est pas une révolution américaine. En Tunisie ou en Égypte, ce sont d'authentiques soulèvements populaires. Mais il y a des éléments, un contexte du changement, qui nécessitent des discussions.

Et le rôle de Barack Obama est, à ce niveau, important ?

Oui. Obama a depuis le départ une perspective de démocratisation dans la région - ce qui n'était pas forcément la position européenne. S'il n'avait pas été là, ça ne se serait peut-être pas passé comme ça, aussi pacifiquement.
Le pays a complètement changé. Avant, les gens s'affairaient, le regard fuyant. Là, ils discutent, on sent de la gaîté.
Il n'y a plus ces photos de Ben Ali qui vous pistaient partout.

dimanche 30 janvier 2011

Le nouveau logo d'Europe Ecologie les Verts


eelv_logo2.jpgUne nouvelle identité visuelle

160 propositions initiales, présentées par 70 auteurs (ou collectifs) ont été étudiées par une commission de 25 personnes, qui a sélectionné 5 planches après plusieurs phases de tri, commentaires et d'améliorations des créations.

5 modèles ont donc été proposés, publiés en ligne et ouverts aux commentaires des adhérent-e-s et coopérateurs/trices jusqu'au vote final du Conseil Fédéral de ce dimanche 30 janvier. C'est la planche B qui l'a emporté.


eelv_logo3.jpg

dimanche 23 janvier 2011

Europe Écologie forme ses élus à la conquête des départements (Nord éclair)


cantonalesformation.jpgIl y avait même des ateliers pour apprendre à se servir d'un blog de campagne et éventuellement de twitter et facebook.

NORD ECLAIR, dimanche 23 janvier 2011

Hier, les 140 candidats Europe Écologie - Les Verts aux cantonales étaient à la mairie de Tourcoing pour une journée de révision sur le conseil général, la réforme territoriale et les positions du mouvement.



CÉCILE RUBICHON > cecile.rubichon@nordeclair.fr

Pour Europe écologie - Les Verts (EELV), l'Europe, la Région et les communes sont les niveaux les plus pertinents de la vie politique, là où « penser global, agir local » prend tout son sens. L'échelle territoriale du département, elle, est obsolète. Pourtant, EELV présentera bien des candidats aux élections cantonales. Le mouvement n'a pas changé de position, mais « c'est le conseil général qui tient le lien social, c'est là que l'on doit agir », défend Sandrine Rousseau, élue au conseil régional Nord - Pas-de-Calais. Là qu'ils doivent être pour « transformer la société et les modes de vie », poursuit-elle. Là où ils peuvent « inventer un nouveau contrat social et environnemental », assène Vincent Dhelin, secrétaire régional EELV.

« Parce que pour nous, il n'y a pas de séparation entre écologie et politique sociale. Il y a un lien de causes à effets évident : ceux qui sont défavorisés sont ceux qui payent au plus fort la facture écologique », appuie encore Bernard Despierre, le local de l'étape, qui sera candidat au conseil général du Nord pour Tourcoing Nord-Est. Hier, l'adjoint au maire de Tourcoing était surtout l'hôte de ses « camarades » écologistes, qu'il a reçus à la mairie.

Les candidats des 65 cantons du Nord - Pas-de-Calais et les militants étaient invités à des ateliers de « formations sur les conseils généraux ». Thèmes de la journée : les compétences et le budget du conseil général, la réforme territoriale et ses conséquences, l'approche écologiste des politiques de solidarité et envers la jeunesse. Il y avait aussi des ateliers de mise en application de la solidarité envers les novices en politique : comment constituer un dossier de candidature et comment construire ou gérer un blog de campagne ? Les candidats partent donc en campagne avec toutes les cartes en main et le programme bien en tête. À eux maintenant de ne pas se prendre les pieds dans les histoires de position d'EELV sur le département.

mercredi 19 janvier 2011

Exercice de sécurité à la centrale nucléaire de Gravelines: un bide selon Cap21 et Europe Ecologie les Verts


Cap21 Nord-Pas de Calais: "simulation d'accident nucléaire et exercice de crise à Gravelines"


Gravelines.jpgCe mardi 18 janvier 2011 a été réalisé à Gravelines, une simulation d'accident survenant à la centrale nucléaire. Les commentaires sont à nouveau et hélas de 3 sortes :

- Pure langue de bois pour le camp du nucléaire,
- Sans recul et très bref pour France 3 Nord Pas de Calais
- Très critique dans différents organes de presse écrite (La Voix du Nord, Nord Eclair, Nord Littoral) et bien sûr dans les descriptions, analyses et prises de position du Réseau Sortir du Nucléaire.

Lors des deux journées organisées par l'Association EDA des 1er octobre et 4 décembre 2009 où étaient présents l'IRSN, l'ASN et EDF, j'avais émis de très sérieuses réserves sur la capacité de notre pays à faire face à un accident survenant dans une de nos centrales sous différents angles : communication, évacuation, bouclage, sécurisation de zones, moyens logistiques, etc... Le peu de sérieux des citoyens pour appliquer les consignes transmises qui a été décrit par les intervenants doit sérieusement nos interroger sur la capacité de notre pays à affronter un accident que les autorités décrivent comme "improbable". Notez, au détour, la petite évolution du vocabulaire employé : nous sommes passé d'une doctrine largement démultiplié aux français "d'accident impossible" (probabilité = 0) à celle "d'accident improbable" (probabilité faible).

Le citoyen ne croit plus les autorités et devient fataliste, résigné, passif... Deux interprétations possibles :

A quoi bon faire cet exercice puisqu'il n'y a aucun risque, nous a t-on dit depuis tant d'années ?

A quoi bon faire cet exercice, puisque notre région sera dévastée, invivable et que nous devrons mourir suite à l'accident ?

Et c'est là le côté tragique du nucléaire, nous admettons que la technologie, les systèmes de pilotage, les procédures, le personnel d'exploitation puissent avoir des défaillances mais nous n'acceptons toujours pas d'officialiser le fait que les conséquences d'un tel accident seraient irréversibles et redoutables. Aujourd'hui EDF pousse à allonger la durée d'exploitation des centrales : 40, 50, 60 ans. La situation des risques s'aggrave ainsi suite au vieillissement des installations, des matériaux, des circuits électriques et des capteurs et donc les centrales fonctionnent dans des conditions qui s'éloignent de celles prévus par les concepteurs.

Le principe de prévention n'est donc pas appliqué, puis que les pouvoirs publics, sans l'officialiser publiquement, admettent qu'on puisse exploiter une telle technologie avec de tels risques.

Nous approchons du 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, souvenons-nous !

Michel Eyraud

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Lire le compte-rendu des deux journées EDA de 2009 sur le post-accidentel nucléaire

Lire le communiqué de presse du réseau "Sortir du Nucléaire"

Voir les photos prises par le réseau "Sortir du Nucléaire"





Europe Ecologie les Verts Flandre Maritime: "la centrale nucléaire de Gravelines, un exercice de sécurité sans lendemain"


centrale.jpgCet exercice symbolise le dernier exemple en date de la volonté de l’Etat et d’EDF de faire perdurer la population du littoral dunkerquois dans l’illusion que maîtriser la sécurité dans une centrale nucléaire serait possible.

Or l’option choisie ferait croire que la survenue d’un accident majeur serait prévisible par avance et dont la progression serait assez lente pour laisser le temps aux autorités d’y faire face ce qui ne peut se reproduire tel quel dans des conditions réelles.

Or si une telle situation – qui est par définition ingérable et irréversible - survenait, ses conséquences dépasseraient largement les cinq kilomètres du périmètre d’évacuation choisi dans le cadre du présent exercice et toucheraient l’ensemble du Nord-Pas de Calais et bien au-delà.

Les moyens déjà déployés difficilement pour cette opération - pourtant préparée de longue date - se trouveraient alors absolument insignifiants pour faire face à une telle situation rendant donc inutiles les leçons censées en être retirées.

Loin de l’autosatisfaction des organisateurs de cet exercice quant au « succès » qu’ils escomptent en retirer, il convient à notre sens de faire preuve de responsabilité en promouvant l’arrêt progressif des six réacteurs de cette installation nucléaire.

C’est la raison pour laquelle les élus écologistes régionaux ont inscrit dans l’accord de gestion du conseil régional Nord-Pas de Calais, conclu en mars dernier avec le parti socialiste, l’engagement d’appuyer une filière de développement porteuse d’emploi autour du démantèlement des réacteurs nucléaires.

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mardi 18 janvier 2011

Voeux, barbarisme et culture: la pertinence et l'impertinence salutaire d'EELV

Une remarque judicieuse d'Europe Ecologie sur l'affiche municipale de la municipalité de Calais: on ne "souhaite pas des voeux", on les présente, on les adresse... On peut souhaiter une "bonne année" ou "tout le bonheur du monde" à quelqu'un mais pas des voeux ! Il s'agit d'une redondance (voeu = souhait) et d'une faute de langage manifeste, le barbarisme ou le solécisme*, voire le pléonasme fautif ("monter en haut", "prévoir à l'avance", "au jour d'aujourd'hui", etc).


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* Barbarisme et solécisme

"Le barbarisme est une faute de langage qui consiste à se servir de mots altérés, et, par extension, de mots forgés ou employés dans un sens contraire au bon usage. Le solécisme, à l’inverse du barbarisme, qui porte sur un mot, est une faute contre les règles de la syntaxe et porte sur la construction de la phrase."
Source : Dictionnaire des difficultés de la langue française (Larousse - Adolphe V. Thomas)

vendredi 14 janvier 2011

Exercer son mandat de conseiller municipal dans de vraies conditions démocratiques...


Commissions et autres réunions... A mes pairs du conseil municipal de Calais.


45_Ben.jpgAu début il ne s'agissait que d'une réaction énervée au fait de ne pouvoir, bien souvent, participer aux commissions municipales auxquelles je me suis inscrit: environnement, politique de la ville, culture, vie associative, communication, fêtes et relations internationales, encore moins à diverses réunions ou évènements ayant lieu en matinée ou en début d'après-midi. Puis mon billet d'humeur est devenu aujourd'hui une interpellation politique.

On banalise ces réunions, qui au final, ne concernent que quelques élus parfois. C'est une question de principe et de principe républicain. Même si on y a peu de pouvoir, surtout comme conseiller municipal n'appartenant pas à la majorité municipale, la participation aux commissions auxquelles on s'inscrit est importante, c'est un gage de sérieux. Cela nous permet au moins d'être au courant, de nous positionner parfois, voire de proposer ou de soutenir certaines associations sérieuses que les "nouveaux" élus connaissent peu ou mal, de lever parfois certains questionnements chez eux. Ainsi j'avais obtenu le droit d'assister aux réunions sur le projet d'écoquartier... même si ces réunions ont lieu à des horaires qui ne permettent pas d'y assister.

Je ne me présente pas comme un élu d'"opposition systématique", ce qui rend mes propos et mes appréciations crédibles. Cette majorité municipale n'est pas ma majorité (qui reste à inventer autour de l'écologie et donc d'un-e maire écologiste): elle opère trop de renoncements à ce niveau, trop négationniste des réelles avancées de l'ancienne municipalité en termes d'écologie et de culture (tout ce qui était fait par l'ancienne municipalité, certes criticable sur bien des points, est remis systématiquement en cause, de manière revancharde, ce n'est pas normal). J'y ai des amitiés et je regrette que les adjoints et conseillers les plus proches de nous continuent de voter les délibérations les plus anti-écologiques et les plus anti-sociales comme un seul homme et sans états d'âme... De ce fait, cette municipalité est bien devenue UMP aujourd'hui. Et je ne parle pas de la remise en cause permanente du Channel, scène nationale, par Natacha Bouchart et sa majorité...

Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste


NORD LITTORAL, mercredi 12 janvier 2011

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mercredi 12 janvier 2011

Cécile Duflot : "Nous devons construire un programme de gouvernement écolo"


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12/01/2011

cecile-duflot-le-12-janvier-a-paris.jpg"2010 année de l'éclosion, 2011 année de l'enracinement." C'est par une métaphore jardinière que Cécile Duflot a présenté l'avenir d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à un an de la présidentielle, lors de ses vœux à la presse, mercredi 12 janvier.

La secrétaire nationale a confirmé que le nouveau parti écologiste lançait sa fondation avec Jean-Paul Besset à sa tête et qu'EELV tiendrait son congrès en mai juste avant la consultation pour désigner leur candidat ou candidate à la présidentielle.

Les détails et le calendrier seront arrêtés par le conseil fédéral du mouvement les 29 et 30 janvier.

2011 sera aussi l'année des cantonales où les écologistes présenteront des candidats dans "la quasi-totalité" des cantons, a précisé Mme Duflot. Il s'agit bien d'ancrer le mouvement et surtout de prouver sa force et la prégnance de ses idées avant d'entamer les négociations avec le PS sur le contrat pour 2012. Car c'est bien cet objectif que visent les écolos après leurs succès successifs aux élections européennes de 2009 et aux régionales en 2010.

"Nous allons continuer à parler à l'intelligence des citoyens en défendant un projet capable de penser la politique à moyen et long termes. Nous devons construire un programme de gouvernement écolo", a insisté l'élue régionale.


"UN PROJET AUTONOME À DÉFENDRE"


Les interrogations des socialistes sur l'opportunité d'une candidature écologiste à la présidentielle et les dangers que feraient courir ses divisions à la gauche la laissent de marbre. "C'est une élection pas facile pour nous, reconnaît-elle, mais c'est la seule où on peut parler d'un projet alternatif au niveau national." EELV ira donc sous ses couleurs.

Quelques pas plus loin, Yves Cochet, challenger d'Eva Joly à la désignation, est sur la même longueur d'ondes : "Nous allons nous rassembler à gauche pour le second tour, mais notre vision du monde n'est pas celle du PS", argumente le député de Paris. "Les écolos s'inscrivent dans une alternative de gauche au sarkozysme, mais ils ont un projet autonome à défendre", renchérit Noël Mamère, député de Gironde.

Autour du buffet, ses camarades, eux, se réjouissaient du dernier sondage favorable à Eva Joly. L'ex-magistrate est considérée comme la candidate potentielle à la présidentielle de 2012 la plus sincère, et serait, parmi trois responsables écologistes évoqués pour la présidentielle, "la plus à même de lutter contre la crise économique et financière".

Sylvia Zappi


mardi 11 janvier 2011

Europe Ecologie Calais: "Plan de circulation... Doit mieux faire !"


DOCUMENT D'EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS CALAIS ET ENVIRONS (TRACT)

PROPOSITIONS ET RÉFLEXIONS POUR UNE VILLE QUI RESPIRE


avec-le-vel-in-calais.jpgComment aller plus loin pour faire de Calais une ville moins polluée, moins bruyante et moins dangereuse; bref une ville où il fait bon vivre ?

Calais est une ville où domine la voiture. Si des efforts ont été accomplis dans l’offre de transports alternatifs (Vél’in, Balad’in), la ville souffre toujours d’une absence chronique de politique globale et intégrée des déplacements et de la priorité permanente accordée par les municipalités successives aux déplacements automobiles sur les autres modes.

Le plan de circulation de Calais déroge ainsi concrètement au Plan des Déplacements Urbains établi par le SITAC en 2001 alors qu’il est tenu de le respecter (pas de cohérence entre la hiérarchisation des flux et le gabarit des voies, pas d’aménagements cohérents avec les flux, pas de gestion des itinéraires automobiles autres que « au plus court » sans considération des riverains, du danger, du bruit et de la pollution…) !

Les zones « trente » ne sont pas aménagées en conséquence, ce qui est contraire à la réglementation.

La rénovation des boulevards, sous prétexte de « zone 30 » a totalement ignoré les cheminements cyclables qui sont par ailleurs marginalisés et sans cohérence dans toute la ville.
La remise en cause du stationnement payant sur un large périmètre n’incite pas l’automobiliste à changer de comportement. Cette politique a créé un effet d’aspiration qui dégrade la cadre de vie urbain et renforce le phénomène de périurbanisation. Elle fait de plus supporter le coût de la circulation automobile au contribuable et non à l’usager qui est bien souvent non calaisien.
Le retour de la circulation sur la digue Gaston Berthe a fait disparaître la seule zone piétonne de Calais. C’est un retour en arrière qu’aucune autre ville balnéaire n’a connu !

Une politique durable en matière de déplacements urbains privilégie l’efficacité des transports collectifs et doux à la rapidité de la circulation automobile individuelle. Ceci implique des choix politiques forts pour une accessibilité organisée et un cadre de vie urbain préservé :

- réduire la pression automobile en ville en incitant à se déplacer « autrement » : politique de stationnement payant dans le centre-ville avec tarifs adaptés et non pénalisants pour les riverains, parkings de dégagement périphériques connectés aux transports en commun et modes doux (Vél’in)…, tickets et abonnements de parkings et de transport en commun combinés.

- créer des transports en commun en site propre et/ou des bus à haut niveau de service partout où c’est possible et notamment sur les grands axes de desserte et dans l’hyper-centre.

- optimiser le réseau et prioriser les transports en commun et les déplacements doux sur l’automobile dans le centre-ville.

- contraindre très fortement la traversée en automobile du centre ville et reporter le trafic de transit sur des axes adaptés et non contraignants pour le cadre de vie urbain.

- garantir une accessibilité automobile raisonnée en centre ville par des cheminements et des infrastructures adaptés.

- tenir compte du gabarit des voies et du cadre de vie pour la gestion des flux.

- adapter la signalétique routière à ces principes directeurs.

- assurer une limitation de la vitesse cohérente et effective avec le gabarit des voies et la densité de population.

- créer des zones piétonnes et des zones de rencontre dans l’hyper-centre et les faire respecter.

- sécuriser les cheminements piétonniers (élargissement des trottoirs et suppression des obstacles, protection des passages piétons…).

- protéger les cyclistes avec des pistes cyclables sécurisées partout où la largeur de voirie le permet et des jonctions de pistes aménagées. Multiplier les zones « trente » en voirie partagée.

- organiser les systèmes de covoiturage en lien avec l’arrière-pays.

- étendre le périmètre du Sitac vers la ceinture périphérique en coopération avec les intercommunalités rurales alentour.

- privilégier le paiement des déplacements par l’usager plutôt que par le contribuable.



Parce qu’il ne suffit pas de proposer des Vel’in pour résoudre les problèmes


Parce que le courage politique implique de faire des choix réellement porteurs de sens...



Europe Écologie-les Verts Calais et environs

samedi 8 janvier 2011

Les voeux d'Europe Ecologie Calais

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Le groupe "Europe Ecologie les Verts" de Calais et environs vous apporte ses voeux de bonheur et de bonne humeur pour l'année 2011.

Calais_Ecologie2.jpg Que cette année nouvelle vous offre des moments de fête et de plaisir avec votre famille, vos amis; de la joie et de la satisfaction dans votre travail, vos loisirs, votre environnement social; de nouvelles rencontres et des échanges constructifs.


Que cette nouvelle année vous donne l'envie de contribuer à créer avec nous le Calais de demain, car votre parole a du sens, vos idées sont les bienvenues lors de nos débats de démocratie participative.

En 2011, nous voulons être toujours plus présents dans votre vie et notre ville et nous accueillons avec le sourire vos projets, vos suggestions sur europeecologielesvertscalais@gmail.com.

A très bientôt !

Pour Europe Ecologie les Verts Calais et environs,

Véronique Boutin, porte-parole


vendredi 7 janvier 2011

Guide technique et militant sur la gestion de l’eau en France


WaterX1.jpgPour ceux qui étaient présents à la soirée "Water makes Money" ce 6 janvier à l'Alhambra, qui ont écouté Alexandre Nikichuk, et pour ceux qui n'ont pas pu y assister, et qui ont envie d'aller plus loin sur la thématique de la marchandisation de l'eau, voici un outil militant, voici le GUIDE DE L'EAU, un document s'adressant aux militants de l'eau, de tout bord, et aux élus oeuvrant dans les collectivités territoriales

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CLIQUER SUR LE DOCUMENT PDF


vendredi 31 décembre 2010

La lettre de Caroline Lucas, leader du Parti Vert anglais et députée, au Guardian


caroline_lucas.jpgCaroline Lucas, leader du Green Party, écrit dans le Guardian du 31 décembre 2010 que le Parti Travailliste est incapable de proposer au pays une alternative crédible malgré la fragilité actuelle de la coalition Conservative/Libdems. On ne peut simplement se prévaloir d'une opposition de principe.

"Comment un parti qui a mis en place les droits d'inscription peut-il s'y opposer aujourd'hui, par simple principe ? Tout comme les Libdems, le Labour n'a pas tenu ses promesses sur ce dossier. Mais à la différence des Libdems, les travaillistes n'étaient pas la composante subalterne d'une coalition. Ils avaient la majorité au parlement quand ils ont mis fin à la gratuité des études. C'était de leur propre responsabilité. Aujourd'hui Ed Miliband croit qu'il peut maquiller les antécédents".

Caroline Lucas démontre ensuite avec des exemples concrets que la politique des travaillistes n'est pas fondamentalement éloignée de celle du gouvernement de coalition: "Les dirigeants du Parti Travailliste, avec un manque évident d'humilité, espèrent encore que les étudiants avec d'autres reviennent sagement au parti qui les a trahis. Mais on n'a pas vu Ed Miliband aller à la rencontre des étudiants, encore moins défiler avec eux (il a déclaré y avoir pensé mais il "avait autre chose à faire" à l'époque). Voilà bien le coeur du dilemme travailliste: ils veulent regagner la confiance des électeurs et en même temps ils flattent le fonds de commerce du Daily Mail."

Elle termine sa lettre par cette belle profession de foi: "La politique n'implique pas forcément de choisir entre le pouvoir et les principes. Dans la campagne électorale du mois de mai, les Verts n'ont renoncé à aucune de leurs idées, même les plus controversées. Nous avons continué de défendre ce à quoi nous croyions et nous avons décroché comme ça notre premier siège, contre toute attente. Cela montre que les électeurs répondent quand on leur dit la vérité et quand on leur propose quelque chose de mieux".


Jean-Marc Ben



Dilemma at the heart of Labour's opposition

The Guardian, Friday 31 December 2010

While I share Seumas Milne's analysis of the fragility of the coalition, I do not share any optimism that Labour can offer a credible alternative (Cameron and Clegg have shown they are for turning, 30 December). Having ditched their principles in government, Labour want to reclaim them now they are out of power. But politicians must take some responsibility for their actions, and show some consistency over their policies. How can a party that introduced student fees now oppose them on principle? Like the Liberal Democrats, Labour broke a manifesto pledge in doing so. But unlike the Lib Dems, they were not then the junior members of a coalition. Labour had a Commons majority when they ended the principle of free tuition. It was entirely their decision. Now Ed Miliband appears to believe he can airbrush that decision from the record.

Similarly, the ethos of the NHS as a public service, where patient needs come before profits, is taking another blow. Yet Labour is unable to mount a principled defence since, when they were in power, they welcomed in private healthcare providers, and saddled the NHS with huge debts through PFI.

Across the board, Labour simply cannot oppose coalition plans without laying themselves open to the charge of hypocrisy. Academies? A Labour idea. Selling off Royal Mail? A Labour idea. Even the programme of cuts in public services is something Labour admit they would have done, had they won in May.

But Labour's leadership, with a typical lack of humility, assume that students and others will meekly return to the party that betrayed them. Ed Miliband wouldn't be seen meeting students, let alone marching with them – he said he thought about it, but was "doing something else" at the time. There lies the heart of Labour dilemma – they want to win back the trust of voters, but also pander to the Daily Mail. Joining the protests or challenging heavy handed policing in parliament, as I have done, does not seem to fit with Labour's obsession with the fabled middle ground of British politics.

Politics does not have to be a straight choice between power and principles. In our election campaign in May, the Greens did not drop any of our controversial policies. We stuck to what we believed in and, against all the odds, we won our first seat. It shows that if you tell the truth and offer people something better, the public will respond.

Caroline Lucas MP

lundi 20 décembre 2010

Un projet novateur et ambitieux pour Calais: l'écoquartier « Descartes-Blériot »


Vendredi 17 décembre 2010, la première réunion publique sur le projet d'écoquartier « Descartes-Blériot » a réuni beaucoup de monde.


descartes.jpgJ'y suis intervenu pour interroger sur la finalité du projet. En effet, le concept d'écoquartier vise la réduction de l'empreinte écologique * et développe en amont des stratégies (énergie, eau, transport, etc) afin de les décliner en cahiers des charges et en cibles techniques dans chaque domaine.

Le projet n'est pas finalisé, d'où l'importance de cette première réunion. Qui dit écoquartier dit par exemple interrogation sur les matériaux de construction (le bois au lieu du PVC, de récupération locale ou labellisé FSC **), toitures végétalisées qui évitent la déperdition de chaleur par les toits et qui favorisent la présence de la biodiversité en milieu urbain, récupération des eaux de pluie pour les toilettes et le jardin (je trouve scandaleux, au regard de la problématique de l'eau pour les générations futures, de continuer à utiliser de l'eau potable pour simplement tirer la chasse des cabinets).

L'abondance de questions qui a contribué précisément à la bonne tenue de cette réunion, ne m'a pas permis d'évoquer un aspect primordial, social en même temps qu'écologique, de l'impact écoquartier: la réduction des charges. Il faut citer de ce point de vue l'exemple de l'écoquartier « Bedzed » (du nom de la commune de Beddington, dans la couronne londonienne où est implanté le projet Zero fossil Energy Development): 60% de réduction des besoins pour l'électricité, 90% pour le chauffage et 56% pour l'eau, ce qui induit de fait une maîtrise des factures pour les foyers. On a mesuré ainsi une réduction de 15% des dépenses en comparaison aux dépenses moyennes des ménages britanniques.

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J'ai voulu savoir comment les concepteurs du projet positionnaient « Descartes-Blériot » par rapport à Bedzed, écoquartier que je connais particulièrement bien. Version basse, moyenne, ou identique ? Je n'ai malheureusement pas eu de réponse à cette question, qui nous aurait permis de quantifier l'effort municipal pour réduire l'empreinte écologique * de ce projet.

Sur la question de la récupération de l'eau, l'explication de "sécurité" avancée par Hervé Jobbé-Duval, président de la Centrale de Création Urbaine, une association qui réunit des investisseurs-constructeurs du secteur public et privé pour mettre sur pied de nouveaux concepts d'urbanisme, n'a pas été à la hauteur de la qualité attendue (et pourtant réelle) de cette réunion. Il aura fallu l'intervention de François Marty, président du Chênelet et spécialiste de l'éco-construction, pour rectifier les choses. « Il faut arrêter de raconter des stupidités », a-t-il rétorqué en alignant un certain nombres d'exemples à l'appui. Pragmatique, il a dénoncé par la même occasion l'écologie "bobo" et intégriste, à laquelle certains participants se prêtaient.

Christophe Duffy est revenu sur le parking sauvage le long du canal Quai de la Gendarmerie. « Ne pourrait-on pas requalifier les bords du canal pour en faire un atout touristique ? Ces 450 voitures, est-ce qu'on en apprécie les flux de circulation, les rues alentour n'en peuvent déjà plus. ». Il est vrai que cette artère constitue un mauvais signal de lien avec l'écoquartier à venir, d'autant qu'un autre (bon) projet existe, la poursuite de la requalification des berges sur ce quartier, et que le stationnement, autant dangereux qu'inesthétique, est pour l'instant sauvage sur cette partie du canal et qu'il n'y aura pas à cet endroit de droit d'usage.

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Pour conclure, je crois personnellement en ce projet. Que le verre soit à moitié vide ou à moitié plein, une dynamique est lancée. C'est un déclencheur de réflexion collective, une sensibilisation à un mode de vie durable. Pas vraiment une révolution, mais une évolution positive offerte à tous les citoyens... pas forcément écolos, et c'est une chance !


Jean-Marc Ben
conseiller municipal écologiste



COMPTE-RENDU DE LA PREMIÈRE RÉUNION PUBLIQUE DU VENDREDI 17 DÉCEMBRE 2010 par M.Ségard sur son blog
(posté le 19-12-2010)

Vidéo de la simulation écoquartier



* L'empreinte écologique quantifie la demande de l'Homme à l'environnement, en termes de biens et services, qu'on compare avec les ressources réelles disponibles. On consomme davantage de ressources naturelles que la planète ne peut en régénérer. Europe de l'Ouest: 3 planètes/Etats-Unis: 5 planètes/ Certains pays pauvres: 1/4 planète.

** Le FSC (Forest Stewardship Council en anglais, traduit par « Conseil de Soutien de la Forêt » en français) est une organisation internationale indépendante, non-gouvernementale. Le but du FSC est d’encourager de manière constructive les initiatives de gestion forestière socialement, écologiquement et économiquement responsables, en les rendant visibles et crédibles par un label apposé sur les produits issus de forêts certifiées. Le logo FSC signale au public un produit correspondant à un cahier des charges clair, transparent et vérifié par des certificateurs indépendants. Il permet ainsi au consommateur ou au public d’identifier le bois et ses produits dérivés issus d'une forêt bénéficiant d'une gestion forestière respectant les principes du développement durable tels que définis à Rio en juin 1992.


Pour aller plus loin...


Bedzed, une vitrine des possibles (CERDD)
Bedzed, partie 1pdf.png Bedzed, partie 2pdf.png

www.angenius.org
Quartiers durables - Guide d'expériences européennes (www.areneidf.com)pdf.png

Les réalisations du développement durable en reportages vidéo (www..le-developpement-durable.tv)

dimanche 12 décembre 2010

Intervention de Philippe Meirieu après son élection à la Présidence d'Europe Écologie-Les Verts


CONSEIL FÉDÉRAL, 11/12/2010

philippemeirieu.jpgOn n’accepte pas la responsabilité que vous m’avez confiée sans une certaine inquiétude. Et cette dernière est, de toute évidence, justifiée au regard des enjeux que nous avons à affronter collectivement. Enjeux internes, bien sûr, pour dépasser les difficultés que nous avons rencontrées ces dernières semaines, enjeux politiques pour préparer la séquence qui va nous mener jusqu’à notre Congrès, dans six mois, et enjeux écologiques qui, chaque jour plus pressants, nous imposent toujours plus de lucidité et de détermination.

Vous savez que je n’ai pas sollicité ce mandat et que je viens, à plus de soixante ans, d’arriver en politique. Je trouve, d’ailleurs, très extraordinaire et, pour tout dire, très courageux de votre part, de m’avoir élu. C’est aussi un signe que vous donnez de ce que peut être la « politique autrement », à mille lieues des appareils-machines construits par et pour des carrières… C’est pourquoi je suis fier que vous m’ayez choisi et je vous en remercie chaleureusement.

Je vous dois quelques mots sur l’ambition que nous pouvons avoir pour notre instance et, plus globalement, pour toutes les instances de notre mouvement. Cette ambition doit être grande. A la mesure de l’image positive que nous avons dans l’opinion. Les Français nous jugent généreux et crédibles, proches de leur préoccupations et porteurs d’une vision d’avenir. Nous devons nous montrer dignes de leur confiance… Et c’est vrai que nous sommes les seuls, je crois, à porter le souci de leur quotidien tout en travaillant à une vision globale de leur futur. Nous sommes les seuls à proposer un changement radical de paradigme pour faire face aux questions dramatiques auxquelles nous nous trouvons confrontés aujourd’hui. Nous sommes les seuls à appeler à une manière radicalement différente de penser le monde et notre rapport au monde. Nous sommes les seuls à incarner une alternative crédible au pillage de l’univers et à la concurrence mortifère entre les êtres. Nous sommes les seuls à faire de « la solidarité », sous toutes ses formes, le cœur de notre projet politique.

Pour autant, nous savons bien qu’en politique, ceux et celles qui s’engagent sont faits de chair et de sang, avec leurs qualités et leurs défauts, leur souci du bien commun et leurs imperfections quotidiennes. Nous revendiquons cette humanité. Nous sommes des hommes et des femmes « comme les autres ». Nous ne croyons pas que le fait de faire de la politique nous transforme en personnes exceptionnelles et inaccessibles, drapées dans leur « sérieux » pour faire oublier qu’elles n’ont plus de convictions ! Nous savons que nous dérangeons parce que nous entretenons avec nos convictions un rapport qui fonde notre engagement. Un rapport qui nous rend parfois plus sourcilleux, souvent un peu insupportables, mais toujours plus exigeants.

Ceux qui, aujourd’hui, se gaussent de nos soubresauts, savent-ils ce qu’il faut payer pour faire bonne figure dans le champ du politiquement correct médiatique ? Ce qu’il faut payer en hypocrisies. Ce qu’il faut payer en verrouillage par un polit bureau ? Ce qu’il faut payer en autoritarisme présidentiel ou en soumission dévote à une figure tutélaire ? Nous n’avons pas honte de nos tâtonnements. Et, d’une certaine manière, ils nous honorent. L’ironie ravageuse dans la presse sur les défauts des Verts et d’Europe Ecologie cache mal le mépris pour les efforts, laborieux certes, naïfs parfois, agaçants souvent, pour instituer une démocratie en actes dans une société qui confond le sondage d’opinion et l’expression citoyenne, le ressenti a priori et l’argumentation construite dans le débat. Face au populisme et à la démagogie, la démocratie est un combat. Et Les Verts ont historiquement mené ce combat. Europe Ecologie – Les Verts le mène aujourd’hui. Et je préfère nos difficultés assumées à la suffisance de ceux qui ne se posent pas de questions sur leur propre fonctionnement. Nous savons que la démocratie n’est pas spontanée et nous pensons que ceux qui prétendent le contraire sont des imposteurs. Nous savons aussi que des institutions démocratiques ne suffisent jamais à garantir un fonctionnement démocratique et que le respect des formes peut cacher bien des manipulations. En réalité, nous savons que, dans un mouvement politique, la démocratie est inséparable du travail quotidien pour la faire exister.

Et c’est à ce travail serein que je nous invite au sein de ce Conseil comme au sein de toutes nos instances. Nous devons maintenant transformer les turbulences de notre passé en propositions pour notre avenir. Nous devons nous apaiser sans perdre notre énergie. Nous devons apprendre à travailler ensemble, non pas en dépit de nos différences, mais grâce à nos différences, de cultures, de sensibilités, d’engagements antérieurs. Nous devons apprendre à nous respecter comme nous respectons le monde... Car, quoiqu’il soit galvaudé, ce mot de « respect » nous est cher.

Nous sommes sensibles, en effet, à tout ce qui abime le monde et c’est cela qui nourrit notre insurrection fondatrice, individuelle et collective. Nous sommes hostiles à la virtualisation du monde qui abolit la réalité des êtres et du temps, autorise toutes les manipulations et oublie la souffrance de nos semblables… Notre travail d’écologiste, c’est, le plus souvent, de redire, inlassablement, notre souci du monde et son respect. De faire primer ce souci du monde sur les luttes de ceux qui ne s’entendent que pour le piller. Nous voulons rendre la parole au monde. Au monde de la nature et des humains solidaires. Contre les errances de ceux qui pataugent dans les conflits permanents engendrés par leurs fantasmes de toute-puissance. À cet égard les écologistes sont des militants obstinés de la modestie. Et ils doivent mettre en œuvre cette modestie dans leurs méthodes de travail.

Etre écologiste en politique, c’est donc être attentif aux problèmes concrets à résoudre plutôt que de se disperser dans d’interminables procès d’intention. C’est se centrer sur de vrais objets de travail plutôt que de s’engluer dans les rapports de force. C’est regarder les choses avec le respect qu’elles exigent au lieu d’en faire des prétextes pour se positionner dans d’interminables calculs avec ses adversaires et ses alliés.

Mais tout cela requiert ce qu’il faut bien appeler une discipline, au sens le plus noble du terme. Cela requiert une extrême attention aux rituels structurants plutôt que de se perdre dans les excès de la « communication en temps réel ». Cela requiert de construire nos objets de travail et de nous donner des méthodes rigoureuses pour les traiter. Cela requiert d’expliciter les désaccords sans préjuger a priori de l’impossibilité de se mettre d’accord. Cela requiert de ne pas enfermer nos relations dans le couple infernal « adhésion / répulsion ». Cela requiert de ne pas folkloriser l’autre pour s’en débarrasser. Cela requiert d’expliciter obstinément et sans cesse nos positions pour qu’elles deviennent intelligibles à tous.

C’est ainsi que nous avancerons. C’est ainsi que nous garderons notre précieuse identité de « candides » en politique mais que nous parviendrons à convaincre de plus en plus, entre nous et autour de nous. C’est ainsi, aussi, que nous pratiquerons avec de plus en plus d’exigence cette démocratie interne que nous appelons tous de nos vœux et vers laquelle nous avançons… Permettez moi un mot à ce sujet : je crois – même si cela mérite d’être discuté – qu’il ne faut pas confondre la « démocratie d’élaboration » et la « démocratie de décision ». Il est normal, dans toute institution humaine, que les choses ne soient pas systématiquement construites de manière « démocratique » : il y a des compétences et des expertises qu’il faut valoriser et qu’il serait suicidaire de ne pas prendre en compte au nom du fait que cela ne serait pas « démocratique » ! Et cela, aussi bien dans les commissions thématiques que dans les commissions électorales ! Il n’y a rien de scandaleux à cela. C’est même un respect des militants. Une condition de réussite de la cause que l’on sert. En revanche, il est essentiel que les « experts » s’engagent à expliquer clairement leurs propositions à tous et que ce soit les assemblées de militants ou d’élus qui décident en dernier ressort.

Permettez moi de conclure en vous disant à quel point il me paraît important de prendre soin de nous.

Nous nous sommes engagés et nous sommes réunis ici parce que nous voulons prendre soin du monde.

Je milite, pour ma part, avec vous, sur l’impératif de prendre soin de nos enfants et de notre jeunesse que nous ne voulons pas abandonner au dressage des « psycho-pouvoirs » du libéralisme technocratique et médiatique.

Et je nous invite à prendre soin de nous, militants d’Europe – Ecologie – Les Verts. A ne pas confondre la disposition sacrificielle avec la générosité militante. A cesser de croire que le sacrifice de soi confère la moindre légitimité à exercer le pouvoir. A ne pas avoir peur du bonheur. A ne pas vivre en permanence avec l’inquiétude nouée au ventre de ne pas avoir un conflit à se mettre sous la dent pour ce soir ou pour demain.

J’ai appris de Patrick Viveret que les pratiques politiques actuelles utilisent et promeuvent la part la plus malade des hommes. Nous sommes gouvernés par des malades. De grands malades. Et c’est pourquoi, au sein de ce Conseil fédéral, comme partout dans notre mouvement, nous devons nous appliquer à rester en bonne santé. Individuellement et collectivement. Nos électeurs le veulent. Les français le veulent. Et croyez en un homme entré en politique il y a moins d’un an et à qui vous venez de faire l’honneur de confier la présidence de ce Conseil, notre vie politique en a vraiment besoin.

samedi 11 décembre 2010

Philippe Meirieu élu à la tête du parlement d'Europe Ecologie (Le Monde)



LE MONDE, 11/12/2010

consensuel-monsieur-federateur-philippe.jpgLes écologistes ont tenu samedi 11 décembre à afficher à nouveau leur unité après l'élection à la quasi-unanimité de l'élu rhône-alpin Philippe Meirieu à la tête du parlement d'Europe Ecologie-Les Verts, quelques jours après le refus fracassant de Jean-Paul Besset d'occuper ce poste.

Seul candidat, le pédagogue Philippe Meirieu a été élu par le vote favorable des 123 délégués présents (sur 240), 1 contre et 3 abstentions, lors du Conseil fédéral du rassemblement qui se réunissait pour la première fois depuis la fondation du parti à Lyon il y a tout juste un mois. Jean-Paul Besset, un des initiateurs d'EELV et proche de Nicolas Hulot, avait, lundi dans un courrier tonitruant, renoncé à prendre la tête du parlement du parti, dénonçant un "climat de guerre froide" entre un "parti où nombre de Verts verrouillent" les choses et la coopérative (pour les sympathisants non adhérents, ndlr) vue comme une "machine de guerre contre le parti".

"AMITIÉ, GENTILLESSE ET TENDRESSE"

L'élection dans un fauteuil de M. Meirieu permet aux écologistes de montrer à nouveau un visage uni après la crise provoquée par M. Besset. Philippe Meirieu, qui a obtenu le meilleur score EELV aux régionales de mars (18 %), c'est "Monsieur Fédérateur!", il "fait le lien entre anciens et nouveaux", s'est réjoui Jean-Louis Roumégas, du bureau exécutif.

Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, a voulu, devant les délégués, mettre l'accent sur "l'amitié, la gentillesse et la tendresse" qui se dégagent du rassemblement, souhaitant "donner tort à la lettre que Jean-Paul Besset nous a adressée" et "renouer avec l'espoir".

Pour son discours d'investiture, M. Meirieu, "tout jeune débutant en politique", a jugé les "soubresauts qui ont eu lieu inévitables" car "la clarté et la vérité sont notre ligne de conduite". Et s'il y a "des turbulences internes, il faut les transformer en propositions convaincantes pour notre avenir et notre pays", a-t-il dit, très applaudi par les cadres réunis à la salle de la CFDT qui accueillait déjà le Conseil national inter-régional (parlement) des Verts.

Pour lui, il faut désormais "nous apaiser", mais "sans perdre notre énergie" et en mettant "au coeur du débat nos projets plus que nos conflits". La question du projet justement ne se fera sans doute pas sans conflits, entre partisans d'une ligne bien ancrée à gauche et ceux plus "centristes" à l'image de Daniel Cohn-Bendit.

"COMPLOT CACHÉ"

Autre débat à régler, le statut des coopérateurs, ces militants non adhérents. Pourront-ils appartenir à un autre parti et désigner à la fois les candidats écologistes à toutes les élections, comme le souhaite "Dany" ? Enfin, le calendrier pour 2012, s'il semble faire consensus au sein de la direction, ne sera tranché que lors du prochain Conseil fédéral (29-30 janvier). A priori, le congrès devrait se tenir en avril-mai, juste avant la désignation du candidat écologiste pour la présidentielle qui devrait avoir lieu fin juin/début juillet. L'eurodéputée Eva Joly, favorite, est opposée au député Yves Cochet.

Quant à Nicolas Hulot, "ses amis, dans la situation de ceux de Dominique Strauss-Kahn", veulent repousser à l'automne les primaires, selon certains. Faux, le candidat doit "être connu le plus rapidement possible", rétorque Pascal Durand, proche de l'homme du Pacte écologique de la campagne 2007, qui dément tout "complot caché". En tout cas, selon Jean-Vincent Placé, un des dirigeants soutien d'Eva Joly, EELV parie désormais sur un score à "deux chiffres" à la présidentielle.


vendredi 10 décembre 2010

L'opposition émet des réserves sur le projet de parking souterrain, place d'Armes (VDN)


LA VOIX DU NORD, 10/12/2010

parking.bmpL'aménagement d'un parking souterrain sous la place d'armes est un projet contesté par l'opposition.

CONSEIL MUNICIPAL

La proximité des fêtes de Noël et l'échange de cadeaux ou d'aménités qu'ils supposent, expliquent peut-être le ton relativement serein que les élus ont adopté, mercredi soir, au conseil municipal. Seule la question de la rénovation de Calais Nord et l'aménagement de la place d'Armes ont justifié une intervention directe de Jacky Hénin (PC) et de Jean-Marc Ben (Europe Écologie) qui, pour des motifs différents, ont émis de sérieuses réserves sur le projet.

S'il admit ainsi la nécessité d'aménager un parking sur la place d'Armes, Jacky Hénin estima que le choix d'un parking souterrain était loin d'être judicieux en raison « de son coût important et des déficits que le contribuable devra assumer, connaissant les incertitudes liées au sous-sol ».

« Il aurait été souhaitable de mener au préalable des études de faisabilité. La délibération annonce 5,5 M E pour le parking » envisagé, mais si la nature du sous-sol exige des travaux plus importants, et en particulier un parking cuvelé, « nous passons du simple au double, soit un parking à presque 11 millions d'euros. Pour l'avenir, vous devrez également annoncer que le parking sera payant en permanence, sauf gratuités qui seraient à la charge du contribuable ».

Jean-Marc Ben estima pour sa part que « le projet de rénovation de Calais Nord présente indéniablement une vision d'avenir séduisante. Mais ce n'est pas le cas du parking souterrain ». L'élu d'Europe Écologie dit avoir la conviction qu'il s'agit « au contraire d'un projet inutile, dispendieux, et du passé. On peut répondre à l'offre de stationnement autrement », commenta Jean-Marc Ben, en référence à « l'immense esplanade longeant le bassin ouest ».
L'élu observa aussi que « l'on arrive à 15 000 E hors taxes la place de parking sur la base de l'enveloppe financière prévue. C'est impressionnant. Et encore, cette enveloppe de 5 500 000 E HT sera sans aucun doute dépassée, car les obstacles techniques sont nombreux. La conséquence, c'est que ce seront les Calaisiens qui, au final, paieront, et plein pot ! C'est bien le contribuable calaisien qui financera le stationnement et non l'usager. Ce qui est foncièrement injuste ! ».

Natacha Bouchart choisit le ton de la sérénité pour inviter les contradicteurs à « assister aux réunions publiques » organisées sur le sujet, lesquelles démontrent à ses yeux la pertinence du projet et de la réflexion entamée.

Attribution des subventions
Ont obtenu une subvention de fonctionnement : Association Misola, 3 000 E Association régionale de défense des victimes de l'amiante (ARDEVA), 250 E Association Les Inoublis, 500 E Association La Spirale, 14 130,69 E.

Ont obtenu une subvention exceptionnelle : Athletic Boxing club (ABC), 5 000 E Stade olympique Calais Tennis, 400 E CLAEPP, 1 200 E Association Pishpun, 990 E Association des étudiants du lycée hôtelier Saint-Pierre, 3 034 E Régie de quartier, 20 000 E Association ateliers de la citoyenneté (ADLC), 10 000 E Danse Attitude, 300 E Association Julien, 410 E Association pour la mise en valeur du patrimoine architectural du Calaisis, 250 E Les Restaurants du coeur, 3 000 E.

P. MARTINACHE

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