Le blog de Jean-Marc Ben

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Tag - Environnement

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dimanche 4 décembre 2011

NL : "Les membres d'EELV ont planté un arbre sur le Quai de la Gendarmerie"

Nord Littoral, samedi 3 décembre 2011


pommier-4ed797e1_jpg.jpgLes membre d'Europe Écologie/Les Verts ont planté un arbre sur le quai de la gendarmerie

Un pommier comme « signal d'alarme »


Il a pris place au milieu des voitures garées sur les bords du canal de Calais. Le long du quai de la gendarmerie, les adhérents d'Europe Écologie/Les Verts (EELV) ont planté ce mercredi un pommier.

« C'est dans le cadre de la Trame Verte et Bleue (NDLR : Grenelle de l'Environnement). Nous voulons que ces parkings disparaissent, qu'ils soient inclus dans le futur éco-quartier, qu'il y ait des négociations et des conventions mises en place entre la CAF et Armatis pour dégager les berges. Rendez-vous compte, le parking de l'ancien office HLM est vide ! », s'exclame Catherine Bourgeois.

Le fait que Natacha Bouchart ait déjà émis le souhait de voir ces parkings disparaître ne calme pas pour autant les ardeurs : « Oui, elle en a parlé lors de la réunion publique. Mais entre dire et faire, il y a une énorme différence. Nous aimerions que ce soit désormais acté », appuie Barbara Chevalier.

« C'est la caricature parfaite de ce qu'il ne faut pas faire »

« C'est un petit signal d'alarme, une piqûre de rappel. C'est avant tout symbolique. Il est prévu de réhabiliter les berges mais on ne sait pas où ça en est. Ce parking actuel, le long du canal, c'est la caricature parfaite de ce qu'il ne faut pas faire », souligne Jean-Marc Ben. « Ce serait quand même sympa de faire des berges avec des espaces verts, des voies pour les vélos », argumente Catherine Bourgeois.

Les représentants d'EELV profitent de l'occasion pour faire passer d'autres messages. « Nous souhaitons voir une coulée verte de Sangatte jusqu'au Bassin des Chasses. A la place, on voit des projets de golf et de résidences qui vont exproprier des agriculteurs qui auraient pu faire du Bio. De même, on voit bien que les 4B ne marchent pas du tout. Pourquoi n'a-t-on pas fait un beau parc en centre ville avec des jeux pour les enfants ? », lance-t-elle.

« Il est clair que nous avons besoin d'espaces de respiration, de bouffées d'oxygène », appuie Jean-Marc Ben.

Quant au pommier, pas sûr que les Calaisiens puissent goûter un jour les granny smith.

GH


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COMMENTAIRE

Je signale que la Granny Smith n'est pas du tout une variété locale. Un ami me le rappelle d'ailleurs. C'est une figure de style humoristique du journaliste. La Lanscailler, la Cabarette, la Colapuis, la Court pendu rouge, la Gris baudet, la Rambour hiver, la Reinette de Flandre, la Reinette des Capucins et plein d'autres sont plus acclimatées. Un autre ami apiculteur nous conseille aussi de planter les "saules Marsault". Premier pollen important pour les bourdons et abeilles pour élever leur couvain... première génération... puis tous les autres arbres mellifères et pollinifères... C'est noté, au nom de la biodiversité... locale.




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DANS LE NORD LITTORAL DU 04/12/2011

pendons_les_ecolos_copie.jpgDans Echos et chuchotements (Nord Littoral du dimanche 4 décembre 2011) le rédacteur en chef qui n'aime pas les opposants à Natacha Bouchart, revient sur cet article et veut à tout prix me tailler un costume pour l'hiver. Soit, c'est le genre de la rubrique. Mais mes propos tout en nuance (« Il est clair que nous avons besoin d'espaces de respiration, de bouffées d'oxygène »), repris au demeurant dans un bon article du journaliste, deviennent catégoriques sous sa plume: "Pas assez d'espaces verts Il n'y a pas assez d'espaces verts dans le centre de Calais... Bien vu. Superbe autocritique car cette réflexion vient de Jean-Marc Ben, Europe Ecologie-Les Verts, et qui a été adjoint à la ville de Calais, sous les mandatures de Jean-Jacques Barthe puis de Jacky Hénin, pendant plusieurs années. On se demande ce qu'il a fait pendant toutes ces années... A cette époque il pensait peut-être que les espaces verts prenaient trop de place, allez savoir !"

Certes, le rédacteur en chef n'est pas tenu de rappeler le bilan des élus écologistes des mandats précédents. Il est tout simplement amnésique et "oublie" allègrement le Colombier-Virval, les Terres Saint Roch au Fort Nieulay, la gestion différenciée des espaces verts et surtout, puisqu'on en parle, la réhabilitation des berges de canaux... qui sont à notre actif. En environnement la municipalité actuelle se contente de gérer l'existant (les réalisations de l'ancienne municipalité en fait) et met en stand-by la poursuite de la réhabilitation des berges de canaux, à commencer par le Quai de la Gendarmerie ! Quand elle ne décide pas tout simplement de reprendre à son compte des projets prévus par l'ancienne municipalité comme le stade Louchez quartier Curie ou de supprimer des évènements importants pour l'environnement, comme la journée "En ville sans ma voiture" ou de bonnes décisions comme la piétonnisation de la digue. Je ne parle pas des autres réalisations dont les écologistes sont à l'origine, et ce en tant qu'élus minoritaires d'une majorité de gauche qui ne croyait même pas au tri sélectif au départ, je vous le concède !

Par conséquent, Monsieur le Rédacteur en chef, tournez sept fois votre plume dans l'encrier avant d'aligner des lignes aussi dénuées de sens. Continuons de rire, je suis un amateur de la rubrique "Echos et Chuchotements" quand il y est vraiment question d'humour... et pas de parti pris politique ou de mensonge. Ca va finir par se voir


Jean-Marc Ben

lundi 21 février 2011

Où va nous mener la chimie agricole ? (Mediapart)


MEDIAPART

lundi 21 février 2011

« Après les médicaments toxiques et sans rendu médical effectif, combien de morts et de malades seront dus à la chimie agricole ? », s'interroge Jacques Maret, auteur du Naufrage paysan. Il a déposé une demande de retrait de plusieurs Round Up en tant que simple « particulier ayant intérêt à agir ». Nous publions son argumentaire ainsi que la liste de ses soutiens, de Sandrine Bélier à Jacques Testart en passant par Pierre Rabhi.



Il y a soixante ans, un contrat social a été passé entre la société et le monde paysan pour nourrir la population à bas prix, tout en fournissant des bras pour l'industrie et la reconstruction de l'après guerre. De paysan, ce monde est devenu agricole, puis agroalimentaire, par la mécanisation et l'énergie très bon marché. Cette « révolution verte » n'a de verte que le nom, et doit tout à la chimie de synthèse.

Engrais et mécanisation ont déséquilibré cultures et «mauvaises herbes», devenues incontrôlables. Apparurent alors les désherbants, dont la toxicité ne fut étudiée qu'à court terme, sans tenir compte d'éventuels effets secondaires:

- risques pour les milieux et espèces commensales, parasites ou auxiliaires. Les insectes parasites se sont adaptés, comme les pucerons, et leurs destructeurs, comme les coccinelles, n'ont pas supporté et ont presque disparu. D'où la nécessité de détruire ces pucerons devenus nuisibles, ce qui a induit de nouveaux déséquilibres.

- risques pour la santé du consommateur, comme des utilisateurs directs de ces molécules. Ainsi l'atrazine, désherbant des maïs, fut présentée comme sans risque, voire buvable, en réunion de Développement Agricole, devant l'auteur de ces lignes... Polluant majeur des nappes, l'atrazine a été classé comme cancérigène par le Centre International de Recherche Contre le Cancer (CIRC), puis déclassé en « cancérigène probable ». Il est maintenant reconnu comme perturbateur endocrinien probable... A en perdre son latin, ou sa confiance en « la science », non ? L'atrazine est aujourd'hui remplacée par d'autres produits utilisés à des doses mille fois plus faibles: cinq à vingt grammes - épandus par du matériel de plein champ, dont la précision doit être diabolique - suffisent à désherber un hectare par an, au lieu de cinq kilos.

Si l'on sait maintenant que toutes ces molécules provoquent des effets directs sur la santé des agriculteurs, les études sur le cumul de doses et de produits sont inexistantes. Leurs actions se font sentir des dizaines d'années après le contact ou l'inhalation, ou parfois de façon quasi immédiate, ce qui permet alors de faire le lien entre produit, malaise ou maladie. Sait-on ce que deviennent ces molécules, une fois dégradées dans la nature? Comment se recombinent-elles, en quels produits, toxiques ou non? Des statistiques permettent de constater les dégâts sur les utilisateurs, mais pas sur les consommateurs, exposés, sauf exception, à des doses très faibles et trop diffuses, que l'on ne peut donc estimer facilement dans les échantillons de population qui sont à la base des études.


Le cas des désherbants

Pour être efficaces, les désherbants sont vendus sous forme de mélanges complexes. La loi, issue de la directive européenne 91/414, prescrit que chaque molécule ET chaque formulation soient étudiées de façon complète. Cette autorisation de mise sur le marché (AMM) doit être renouvelée tous les dix ans, et la formulation être « connue ».

Dans les désherbants, les molécules «actives» ont besoin de transpercer la protection cireuse des plantes, grâce à un agent mouillant. Comme l'aiguille permet l'injection du contenu de la seringue... Encore faut-il que cette aiguille ne perturbe pas l'organisme traité (propreté, toxicité...). Pour prendre un exemple connu, la molécule active du Round Up, ou glyphosate, est toujours accompagnée d'un mouillant, souvent un poly oxyéthilène amine (POEA), molécules qui détiennent trois AMM.

Implicitement reconnue par l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments, voir l'avis du 26 mars 2009), la présence conjointe du glyphosate et de POEA est pourtant absente des dossiers déposés par la firme demandeuse auprès de la Direction générale de l'alimentation (DGAL), qui instruit les dossiers (voir la lettre du ministre de l'agriculture datée du 14 octobre 2009). Alors que toutes les analyses confirment la présence d'agents mouillants. Ce ne sont pas toujours des POEA : il peut s'agir de Poly Oxy Propylène Amine, qui ne détiennent apparemment aucune AMM..., voire d'autres molécules, inconnues dans la liste des adjuvants détenant une AMM.

Par ailleurs, lors d'une Commission de toxicologie, dite ComTox, les experts présents ont à vérifier des centaines de dossiers, en quelques heures, ce qui est surhumain. A moins qu'il ne s'agisse d'une simple acceptation de « modification mineure de composition », ainsi que cela fut évoqué devant nous lors d'une rencontre à la DGAL... Mais peut on penser que de passer d'une molécule avec des radicaux à deux carbones ait le même effet qu'avec des radicaux à trois carbones ? Un peu comme si du butane se comportait comme du propane, de l'éthanol comme du méthanol.

La loi est clairement contournée... Même si la publication de ces données n'est pas faite au public, l'administration devrait, pour le moins, exiger que les dossiers soient complets.

Et qu'en est-il de l'action de ces agents mouillants sur les sols et notamment la matière humique, énorme piège de carbone ? Sa dégradation a-t-elle été surveillée par les services publics comme l'Inra ? Les radicaux mycéliens ont-ils la même mortalité lors d'une application de Round Up (donc des agents mouillants) que les cellules du cordon placentaire (voir l'étude de Gilles-Eric Séralini, décembre 2008)? Alors que certains pensent que la dégradation des sols participe au réchauffement climatique (voir Daniel NAHON, « l'épuisement de la Terre, l'enjeu du 21e siècle »), les tonnages de carbone ainsi émis sont colossaux.

Depuis le Grenelle de l'Environnement, des indices de fréquence de traitement (IFT) ont été mis en place grâce aux travaux de l'Inra. Pourquoi les traitements par enrobage ne sont-ils pas compris dans le calcul de ces IFT? Ne masquerait-on pas ainsi une utilisation massive de ces produits plus toxiques que tous les autres ?


Questions aux services de l'Etat

Pourquoi n'ont-ils pas étudié toutes les conséquences de leurs préconisations chimiques sur la santé, la qualité des aliments, la préservation des ressources en eau et la survie qualitative des sols agricoles ?

Pourquoi n'ont-ils jamais donné aux experts agréés les moyens de répondre à des questions simples sur le devenir des produits dans les sols, les conduisant par exemple à récuser une mission d'évaluation des risques de rémanence d'un produit pulvérisé dans les sols d'une parcelle labellisée en agrobio ?

Pourquoi acceptent-ils que les firmes présentent les dossiers de toxicité dans des termes simplifiés et non prévus par la loi ? Sinon pour autoriser ainsi des dizaines de mélanges non étudiés, comme ceux à base de glyphosate en mélange avec d'autres molécules (au hasard: sel isopropylamine ET glyphosate, ou glyphosate acide, oxadiazon ET diflufénicanil).

Pourquoi les firmes ne transmettent-elles que des études réalisées il y a quelques décennies? Cela leur permet-il d'économiser sur le coût des études complètes, pour la ré-actualisation des données sur la « formulation nouvelle »?

Pourquoi l'administration ne renouvelle-telle pas les AMM au moins tous les dix ans?

Pourquoi l'administration n'ouvre-t-elle pas exhaustivement les dossiers, et pourquoi rend-elle des «avis» qui ne sont souvent que des « copiés collés » des avis antérieurs (avis AFSSA du round up express du 16 04 07, avis Round up Energy et 680 du 16 04 07...) ?

Pourquoi l'administration rend-elle des avis, en reconnaissant sciemment que le «pétitionnaire n'a pas fait les études sur le public concerné» (avis AFSSA Round up express du 16 04 2007) ?

Pourquoi l'administration, quand elle réceptionne les dossiers de demande d'autorisations, ne demande-t-elle pas que la totalité des études fournies par les firmes soient publiques, voire publiées dans des revues soumises à des comités d'évaluation scientifique (relecture par les pairs)? Doit-on comprendre que les «secrets industriels» sont plus importants pour l'Administration que notre santé ?

En voulez vous quelques preuves ?

pourquoi l'administration ne voit pas les manipulations flagrantes dans les conclusions de certaines « études » .

Ces conclusions mettent clairement en évidence que les résultats sont éliminés par la firme quand les réponses NE SONT PAS proportionnelles aux doses ? (études 5.6.1/ de 01 à 04) ? Ou que les effets des adjuvants sont bien réels mais niés, comme dans cette étude sur chiens 5.8.2/03 ? De même lorsque les effets sont clairement différents entre mâles et femelles (étude sur rats 5.8.2/04)?

Pourquoi l'administration ne tient-elle jamais compte des données réelles de la dispersion des produits et de leurs résidus dans l'environnement et l'alimentation, mais seulement de données «calculées», et délivre-t-elle son avis sur ces estimations virtuelles prédictives? Les estimations, légitimes il y a quarante ans, sont prises en défaut par la situation des nappes et cours d'eau, la percolation des molécules. L'Institut français de l'environnement (Ifen) montre bien la non-pertinence des tests fournis par les firmes, de nombreux captages d'eau potable devant être fermés, de nombreuses analyses dépassent les LMR (limite maximale de résidus) dans les produits alimentaires. Quels seront les effets « cocktails » sur notre santé ?

Pourquoi l'administration ne tient elle pas compte de données annexes et pourtant essentielles, comme par exemple cette étude de l'Afsset qui a constaté que les gants et autres tenues de protection étaient inefficaces dans de nombreux cas ?

Comment développer l'agrobiologie ?

Qu'en sera-t-il des dispositions du Grenelle de l'Environnement qui prévoit 6% d'agrobiologie en 2012, et 20% en 2020 ? Comment pourrait-on multiplier par dix la surface agrobiologique, alors que, par «l'inaction» de l'administration, par le manque de décision politique sous la pression de lobbies, nous stagnons aux alentours de 2% depuis environ 10 ans, et qu'en 2012, nous serons à peine à 3%? Alors que le budget 2011 prévoit de ramener le crédit d'impôt agrobiologique de 4 000 euros à 2 000 euros?

Comment peut-on croire que la diminution de l'usage des phytosanitaires, programmée à hauteur de 50%, va se mettre en place, alors qu'aucun calendrier n'est défini? Que signifie d'ailleurs une baisse de 50% alors que une dose d'imidaclopride, la molécule du Gaucho, a une toxicité environ 7200 fois plus élevée que le même poids de DDT, pourtant interdit?

Comment les administrations vont-elles pouvoir enfin favoriser les agriculteurs respectueux des milieux et de leurs consommateurs, alors que la FNSEA a lancé un appel pour faire arrêter ces mesures agri-environnementales (MAE), et a élu à sa tête un céréalier, actionnaire de Sofiproteol, organisme qui s'intitule lui même « partenaire durable de l'agro-industrie française ». Ce syndicat affirme que ces MAE seraient un frein à la productivité, et demande que les normes environnementales, dans le cadre des bonnes conditions agro-écologiques (BCAE), soient encore assouplies, malgré leur faible niveau actuel.

Pourquoi, malgré les affichages du Grenelle de l'environnement, aussi peu de résultats dans le nombre de conversions vers l'agriculture biologique (CAB)? Pourquoi cette tiédeur de la modulation des aides de la PAC ? Une forte modulation pourrait permettre de financer ces CAB, justement, ou de nouvelles MAE, pour impulser efficacement une vraie conversion de notre agriculture, pour la sevrer de la chimie qui nous intoxique, nous et notre environnement.

Pourquoi la totalité de ces mesures favorisant l'environnement sont-elles toujours évaluées sur « le manque à gagner induit par des techniques non conventionnelles », sans jamais prendre en compte la préservation de la santé, des ressources en eau, de la biodiversité, toutes ces « menues choses » dont nos enfants auront besoin eux aussi ? Ces « services de la biodiversité », comme le rappelle Bernard Chevassus-Au-Louis, n'ont-ils pas été évalués à 30 000 milliards de dollars, soit 2 fois le Produit mondial Brut ?

Pourquoi ces mesures sont-elles accompagnées de dossiers lourds à gérer, de systèmes de contrôle ou de paiement très défavorisant comparativement à celui des primes PAC, mettant ainsi en jeu la survie économique de ces paysans respectueux de la santé des consommateurs?

J'affirme aux services de l'Etat, et à tous ses grands commis: Je n'aimerais pas être à votre place, après tant de laxisme, ou d'aveuglement...

Car lorsque les maladies se déclareront de façon épidémique, qui aura la responsabilité morale, médicale et donc financière ?

Déjà les médecins s'alertent du nombre dramatiquement croissant de maladies liées à l'usage des phytosanitaires. Est-ce l'annonce de la vraie catastrophe sanitaire et sociétale où nous mène la chimie agricole ?

Puisque la Cour d'appel de Bordeaux a reconnu le titre de maladie professionnelle à un agriculteur de Charente, intoxiqué par l'herbicide «Lasso» de Monsanto, qui va payer l'augmentation des cotisations à l'avenir? La Cour a déjà donné la réponse: ce sera l'assureur de complémentaire santé Aaexa (assurance accident des exploitants agricoles) qui l'indemnisera, comme l'avait déjà affirmé le tribunal des affaires sociales d'Angoulême. Ce sera donc à la charge des autres cotisants, pas des fabricants, ni des signataires des autorisations...


Dans l'attente de réponses à toutes ces questions...

Alors que certains lanceurs d'alerte ont été poursuivis (mais sans succès) pour avoir dénoncé les pollutions chimiques de l'alimentation comme celle des raisins de table, alors que les adjuvants dans les plastiques sont retirés un peu partout pour évaluation erratique de leurs effets... N'est-ce pas le moment de tous nous mobiliser, consommateurs, citoyens, acteurs de l'alimentation et de la santé, pour enfin être entendus ?

En ces temps de négociation pour la réforme de la Politique Agricole Commune en 2013, soutenons les actions, associations, syndicats, ONG pour notre santé et l'environnement de nos enfants...!!!

Ou alors faudra-t-il que des ministres soient traînés devant la Haute Cour de Justice pour fraude à la loi manifeste, comme le Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire vient d'en effectuer une en réitérant une Autorisation Provisoire de Vente pour un produit, le Cruiser, que l'Allemagne a suspendu pour toxicité avérée sur les abeilles?

Un précédent procès avait conduit à interdire le Régent pour l'enrobage des semences( molécule Fipronil); les leçons n'ont pas servi ...

Avec le soutien de:

• Sandrine Bélier, euro-députée Europe Ecologie - Les Verts
• Dominique Belpomme, professeur des universités, président d'Artac
• Lilian Ceballos, consultant en écologie, docteur en pharmacie
• Philippe Desbrosses, fondateur du réseau Intelligence Verte
• Bernard Frau, ancien Président de l'Ineris
• Frédéric Jacquemart, président du GIET
• Dominique Marion, Président de la Fédération National Agro-Biologique
• Jean-Yves Martin, médecin en milieu rural
• Pierre Menneton, chercheur INSERM, lanceur d'alerte
• Serge Orru, directeur général du WWF-France
• Christian Pacteau
• Christian Portal, collectif Acecomed, auteur de «Pour une médecine écologique»
• Pierre Rabhi, paysan, pionnier de l'agroécologie en France, membre des Colibris
• Jacques Testart, fondateur de la Fondation pour une Science Citoyenne
• Franz Vasseur, avocat au barreau de Paris

jeudi 27 janvier 2011

Un horizon alimentaire pour chacun


chnl.png

2011 : Equipés pour avancer ?

- Le Manuel des jardiniers sans moyens est désormais en libre téléchargement.
- Une formation des ambassadeurs du jardinage et du bien-vivre alimentaire est programmée pour mars prochain.
- Le kit d’animation pour une conscience sociale de l’alimentation est en cours d’achèvement.

Tout cela sur http://www.chenelet.org/horizon

En attendant nos prochaines rencontres, meilleurs vœux 2011

mardi 25 janvier 2011

Pose de la première planche d'éco-logements sociaux par le Chênelet (Nord Littoral)


Deux maisons d'un genre nouveau qui en appellent d'autres

NORD LITTORAL
mardi 25.01.2011

deux-maiso-4d3db729_jpg.jpgA l'occasion de la pose de la première planche des deux logements sociaux en écoconstrucion, Natacha Bouchart a marqué son intention de voir des maisons de ce genre nouveau à Calais essaimer dans d'autres quartiers de la ville.

« C'est la première fois dans notre ville que le Chênelet vient construire une de ses maisons, s'est félicitée le maire de Calais, Natacha Bouchart, lors de la pose de la première planche de ces deux logements (lire notre édition d'hier). Ces logements répondent à un souci écologique, social et d'insertion qui colle aux attentes des habitants. « C'est au Beau-Marais que l'on a décidé de lancer cette opération innovante, c'est un quartier en pleine mutation ».

Pour permettre à la Foncière Chênelet de mener à bien ce projet, la municipalité lui a d'ailleurs concédé un bail emphytéotique.

« François Marty a des idées géniales mais qui ne rentrent pas toujours facilement dans les cadres de l'administration. Ce projet s'inscrit parfaitement dans l'idée que je me fais des nouvelles formes que doivent prendre les logements sociaux », a poursuivi Natacha Bouchart, qui envisage très sérieusement d'étendre cette première expérience à d'autres quartiers de la ville : « J'aimerais bien que le Chênelet construise des maisons de ce type dans l'éco-quartier Descartes. On peut aussi imaginer de construire des logements sociaux dans d'autres endroits, quand des friches se libèrent ».

En quelques semaines, les panneaux de bois et la toiture végétalisée vont donner forme aux deux maisons qui adoptent aussi des innovations. Un système d'évacuation de l'air, commun aux deux habitations, sera alimenté par des cellules photovoltaïques. Le prix de revient du chantier (480 000 euros TTC) est financé à 20 % par des subventions, à 30 % par des fonds propres du Chênelet et à 50 % par des prêts. Les actionnaires du projet sont de nature très différente, des banques traditionnelles à la Fondation Abbé Pierre.


Par et pour des gens du quartier

Pour François Marty, le président du Chênelet, ce chantier est une preuve marquante de la force de l'insertion : « La moitié du prix de ces maisons vient de la main d'oeuvre composée à 70 % de gens en insertion. On fait travailler des gens du quartier et ce sont des gens du quartier qui vont y habiter ». La municipalité avoue d'ailleurs avoir été très sensible à ce volet insertion.

Pour ce chantier, le Chênelet a aussi décidé d'élargir l'étendue de ses compétences : « Jusque là, on construisait nos maisons pour les autres. Aujourd'hui, nous sommes agréés par l'Etat pour être bailleur social », se félicite François Marty. Le Chênelet va travailler avec les services de la ville pour sélectionner les familles qui s'installeront dans les deux maisons de l'avenue Saint-Exupéry. « C'est important pour nous d'accompagner les qui gens qui vivent dans ces maisons, insiste Pierre Gaudin. Il y a tout un travail à effectuer pour que les gens sachent utiliser ces maisons pour écraser les charges ». Sous sa nouvelle casquette de bailleur social, la Foncière Chênelet explore déjà plusieurs pistes pour les choisir. Les maisons seront livrées en juin prochain.

J.-F.D.

Cliquer pour relire l'article "Ecologique et solidaire, le réseau Chênelet Construction à Landrethun-le-Nord"

mercredi 19 janvier 2011

Non à la propagande d’AREVA !


Le 14 janvier 2011, le Réseau "Sortir du nucléaire" a porté plainte contre ce spot devant le jury de déontologie publicitaire


Depuis le 15 janvier 2011, la nouvelle publicité d’Areva, « L’Épopée de l’énergie » est sur tous les écrans, avec 1500 spots sur 30 chaînes TV, rien qu’en France. Ce vendredi 14 janvier, le Réseau "Sortir du nucléaire" dépose une plainte devant le Jury de Déontologie Publicitaire. Il s’agit de dénoncer les manipulations induites par cette propagande massive, destinée à faire passer le nucléaire pour une énergie d’avenir, propre et qui coexiste en harmonie avec les renouvelables.

Les coûts de cet outil de propagande de masse atteignent près de 20 millions d’euros, en partie payés par les contribuables français puisque l’État est actionnaire à 90 % d’Areva. Ainsi, Areva envahit l’espace médiatique, occultant les critiques de la société civile et se présentant abusivement comme expert en énergie durable. Que reste-t-il de l’indépendance de médias si généreusement arrosés ?

Aux termes d’un voyage dans le temps, d’un coup de baguette magique, exit les énergies fossiles, le CO2, la saleté et la pénibilité ! Pour extraire l’uranium, plus besoin de mineurs. Pas de travailleurs sous-traitants exposés à la radiation, ni de déchets radioactifs, et motus sur les rejets cancérigènes des centrales et de La Hague : c’est la vie rêvée made in Areva, lisse et aseptisée.

Dans ce monde merveilleux, nucléaire et renouvelables vivent un mariage heureux. Une hypocrisie gigantesque, alors que l’Etat, actionnaire principal d’Areva, s’acharne à tuer dans l’oeuf les énergies d’avenir : classement des éoliennes parmi les installations polluantes, moratoire sur le rachat de l’électricité solaire...

Avec ce coûteux trompe-l’oeil, Areva compte avant tout redorer un blason bien terni par de multiples scandales et déconfitures, et à s’inscrire dans une Histoire faute de vision d’avenir. Déboires de l’EPR, problèmes au Niger, conflits avec les autres acteurs du nucléaire, guerres de succession... l’« expert en énergie » autoproclamé est en déroute, comme l’ensemble de la filière. Le parc nucléaire français vieillissant est confronté aux coûts faramineux de sa prolongation et du démantèlement ; de l’aveu même des travailleurs du nucléaire, la sûreté n’est plus assurée, et il n’existe toujours aucune solution pour la gestion des déchets...

Pour François Mativet, administrateur du Réseau "Sortir du nucléaire", "le choix d’un film d’animation le démontre bien : confrontée à ses déboires, Areva n’a plus que du virtuel pour nous persuader !"



En réaction à cette campagne d’autopromotion, le Réseau "Sortir du nucléaire" diffuse un spot parodique:





lundi 27 décembre 2010

Le Chênelet lance l’éco-bungalow (NL)


NORD LITTORAL, lundi 27 décembre 2010

Une alternative aux cabanes de chantiers industrielles

Le Chênelet se lance dans l'« éco-bungalow »


le-chenelet.jpgLes bungalows sont conçus pour être montés par des gens sans expérience particulière.

Concurrencer les ténors des bungalows industriels n'est pas donné à tout le monde. Le Chênelet et SPL (société des palettes du Littoral) ne se sont pas véritablement fixé ce challenge mais ils travaillent sur un projet de bâtiment modulaire construit en bois, une formule séduisante et adaptée à de multiples usages.

Lors d'un voyage en Finlande, François Marty, le responsable du Chênelet, est tombé sous le charme des cabanes de bois multicolores qui fleurissent dans le moindre recoin des pays scandinaves. Il a vite été convaincu par les qualités esthétiques et les performances techniques en terme d'isolation de ces cabanons.

De retour sur la Côte d'Opale, François Marty a réuni autour de la table ses petits camarades du Chênelet et de SPL pour imaginer une déclinaison qui permettrait de conjuguer des thèmes qui leur sont chers : l'écologie, l'économie solidaire et l'insertion.

« J'avais déjà eu des discussions avec des représentants de grandes sociétés, des entreprises de travaux publics par exemple, qui ne savaient pas comment impliquer dans leurs chantiers des gens qui sont en insertions », raconte François Marty. Or l'insertion est un pilier du Chênelet (lire plus bas).

Le projet a doucement pris son envol au début de l'année, d'abord sur le papier, avant de s'ébaucher à l'approche de l'été.

Pour l'instant, le bungalow imaginé par les équipes du Chênelet et de SPL existe sur le papier mais surtout sur le site de Landrethun-le-Nord. « On a collé deux cellules qui abritent le pressoir à pommes », précise Pierre Gaudin, plus spécialement chargé des projets de construction des éco-logements.

Ce projet de bungalow offre un double avantage : « Ça permet aux gens qui viennent chez nous de découvrir le monde du BTP, on sait que c'est un secteur où il y a un déficit de main d'oeuvre. » Parallèlement, les gens du BTP découvrent de nouvelles perspectives avec l'approche particulière du Chênelet.


« Beau, sain et confortable »


Comme pour les autres types de constructions, l'accent est mis sur la pré-fabrication : « On veut passer un temps minimum sur les chantiers. Tous les bois proviennent des forêts environnantes, ça favorise les emplois locaux, on reste cohérent avec les idées qu'on défend ».

De fait, les bungalows se présentent sous la forme de grosses boîtes : « Ils peuvent être utilisés comme bureaux, comme réfectoires, comme salles de réunion. » « C'est beau, c'est sain et c'est confortable », assure Pierre Gaudin : contrairement aux cabanes de chantier traditionnelles, celles de SPL offrent un confort inégalé. Les modules font 3 m sur 6, soit un peu plus que la surface habituelle, souvent 2,5 sur 6 : « En terme de confort, d'isolation, d'hygronométrie, ça apporte une vraie différence, on se sent moins à l'étroit. On a conçu une cellule dans laquelle on est bien ; généralement, elles sont minimalistes, le confort, c'est triple zéro ». S'y ajoutent de véritables économies pour le chauffage par exemple et une conception astucieuse : « Tout est manuportable. On n'a pas besoin de grue pour transporter les différents éléments, et on n'a pas non plus besoin de permis de construire ».

Le coût reste un critère incontournable, mais il n'inquiète pas outre mesure l'équipe du Chênelet : « On sera toujours un peu plus cher que les modèles industriels mais on propose autre chose. Comme pour nos logements éco-sociaux, on offre un vrai prix et un côté social avec un volet insertion important ».

Plusieurs pistes sont envisagées : « On imagine les vendre ou les louer en proposant le montage par nos équipes ; La location est valable pour des durées d'au moins six mois ; c'est le montage qui coûte cher ».

Le mouvement est d'ores et déjà lancé : après le prototype pressoir à pommes de Landrethun, un autre bungalow va sortir de terre à Blois, dans un jardin de cocagne.

La municipalité d'Arras s'est aussi montrée intéressée par ce type d'installation pour équiper un stade de football en vestiaires. Une grosse société de BTP est aussi pour les rangs pour troquer ses anciens modulaires pour ces cabanes de chantier d'un genre nouveau. « Le reste va se faire par le bouche à oreille » s'attend Pierre Gaudin.

Jean-François DUQUENE


Le Chênelet et SPL gardent leur cap

Un chantier qui favorise l'insertion


chantie-chenelet.jpgLes chalets du Chênelet supportent bien la couleur.

Pierre Gaudin ne s'est pas toujours attaché à construire des maisons en bois, dans son autre vie, il a plutôt oeuvré sous terre : il a travaillé à la Réunion, participé au chantier du tunnel sous la Manche, creusé dans les sous-sols de Marseille, de Lyon ou de Copenhague.

Dans sa nouvelle vie, il utilise ses multiples expériences dans des domaines qu'il ignorait jusque là.

Chargé des projets de construction des éco-logements au sein des multiples branches du Chênelet, Pierre Gaudin vise systématiquement l'insertion dans les dossiers qu'il porte avec ses collègues. Ce souci est donc au coeur du projet des bungalows.

« On évite d'envoyer les gens loin de chez eux pour une longue durée, note-t-il. Au bout de trois ou quatre jours loin de chez soi, ça devient difficile pour les personnes qui n'en ont pas l'habitude. On a conçu les bungalows pour qu'ils puissent être montés en par trois ou quatre personnes en trois ou quatre jours. Ça doit être des chantiers dynamiques ».

Même s'il est large, l'usage de ces cabanes d'un nouveau genre est cadré par le Chênelet : la transformation en sanitaires nécessiterait des travaux plus compliqués et l'équipe ne souhaite pas les voir utiliser en logements d'urgence. La philosophie du projet ne va pas dans cette direction.

« La grande idée, c'est de proposer un bungalow à de grandes sociétés de travaux publics ou de BTP qui ne peuvent pas employer des personnes non qualifiées. Ces entreprises ne peuvent donc pas répondre à des marchés publics qui ont ces contraintes. Notre idée, c'est de mettre à leur disposition des bungalows de chantiers montés par des personnes qui sont en insertion chez nous ».


Cliquer pour relire l'article "Ecologique et solidaire, le réseau Chênelet Construction à Landrethun-le-Nord"

vendredi 15 octobre 2010

Vél'in: Christian Louchez remet les pendules à l'heure


Suite à un article paru dans la Voix du Nord du 13 octobre 2010 sur le succès du Vél'in (le Vélib calaisien), Christian Louchez, conseiller municipal délégué aux transport dans l'ancienne municipalité et aujourd'hui président de Calais Vélo Insertion rappelle à tous ceux qui découvrent les vertus du vélo que si on en est arrivé à ce premier succès, c'est qu'il y a eu en amont un combat acharné des associatifs et de quelques rares élus (dont lui-même), véritables pionniers et promoteurs du vélo en ville. Il fallait bien que cela soit dit.


christian_louchez.jpg« Le succès du Vel’in est une bonne chose pour le vélo et aussi pour ouvrir les yeux des élus, au-delà des effets de communication. Mais Daniel Roussel (directeur de Calais Opale Bus) a la mémoire courte. Lorsqu’une étude de faisabilité a été menée, en 2006, pour le projet de vélostation, Calais Opale Bus avait été approchée pour :

· Etre associée pleinement au projet

· Envisager un abonnement couplé vélo+ TC (notamment pour offrir un moyen de déplacement de remplacement quand les TC ne circulent pas)

· Proposer (j’étais alors élu) de développer des couloirs bus fréquentables par les vélos, notamment là où il y avait 4 voies (vers Cité Europe, Pont Jacquard, Bd Jacquard etc…)

Après plusieurs réunions, et malgré notre force de conviction, la réponse avait été une fin de non recevoir, COB par la voix de son directeur considérant alors le vélo comme, je cite, « concurrent du TC ». Quant aux couloirs-bus, il n’en voulait pas, pour « ne pas donner une image négative du bus aux automobilistes » !!! Les bras m’en étaient tombés !

Il y avait pourtant déjà à l’époque, un nombre de cyclistes suffisant et toutes les raisons du monde (notamment de pouvoir d’achat) pour faire de Calais une ville « à vélo ». Sans doute les cyclistes étaient-ils alors transparents, tant pour COB que pour les élus, J. Hénin en tête.

Il aura suffi d’un peu de com et de bleu sur des vélos installés dans la rue pour rendre les cyclistes visibles. Tant mieux ! Il va maintenant falloir assumer le reste, c’est-à-dire la mise en sécurité des cyclistes au quotidien, et les aménagements. Notre asso est prête à apporter son concours à la municipalité sur ce plan. Elle a le savoir et il y a matière.

Notons que les propositions d’association de l’époque se faisaient déjà ailleurs et coûtaient évidemment beaucoup moins cher que le Vél’in…

Daniel Roussel semble découvrir aujourd’hui que le vélo existe. Tout le monde peut changer… On pourrait peut-être revenir à la charge pour les couloirs-bus ?

La conclusion : sans la création semée d’embuches de la vélostation associative en 2007, et son installation dans le paysage depuis, le projet de Vel’in n’aurait jamais effleuré l’esprit d’aucun décideur du calaisis !!! Là fut sans doute notre influence.

Sachons rendre à César ce qui est à César. Espérons que notre asso (4 emplois), associée au début du projet vel’in ne sera pas oubliée en retour. »

Christian Louchez

Président de Calais Vélo Insertion

06 12 89 25 46 caalouchez@aol.com

vendredi 1 octobre 2010

Bourse aux vélos, Calais Place du Théâtre samedi 9 octobre 2010


BOURSE AUX VÉLOS DE 10h00 À 16h00

boursevelo.jpg


N'hésitez pas à prendre contact avec l'association


OPALE VELO SERVICES



39 Boulevard Jacquard


(Anciens bureaux du Journal NORD-LITTORAL)


62100 CALAIS


03 21 00 07 41

dimanche 19 septembre 2010

Le changement climatique et le pic pétrolier imposent l’alternative énergétique


Tribune dans LIBÉRATION
Par CÉCILE DUFLOT

cecile_duflot.jpgLes écologistes n’ont pas attendu qu’une marée noire vienne souiller le littoral de la Louisiane pour relever les deux défis auxquels l’humanité doit s’attaquer en ce début de XXIe siècle, le changement climatique et le pic pétrolier. Le problème de la dépendance à cette énergie demeure sous-évalué. Outre que l’ère du pétrole bon marché tire à sa fin, l’espérance de vie du pétrole se situe tout au plus à quelques dizaines d’années. Annonçant l’ère du déclin des ressources en énergie fossile, le pic pétrolier est un défi pour la stabilité économique et sociale. Il est essentiel de le relever si nous voulons atténuer les menaces que le changement climatique fait peser sur nous. Penser dès aujourd’hui l’alternative énergétique relève d’une stratégie de résilience fondée sur l’anticipation du choc pétrolier, la capacité de l’encaisser et de rebondir à l’issue d’une période de transition énergétique.

Sortir de la dépendance au pétrole, c’est d’abord abandonner notre modèle de développement basé sur le gaspillage et la surconsommation. C’est construire une transition entre deux mondes, l’ancien, marqué par la dépendance aux énergies fossiles, le nouveau qui sera forcément le produit d’un mixte énergétique, produit à partir d’énergies vertes 100% renouvelables. C’est aussi une rupture avec une énergie globale qui nous a conduits à des guerres pour le contrôle des ressources pétrolières ou gazeuses. Du Moyen-Orient à l’Asie centrale, de l’Angola à la Birmanie, de grandes entreprises comme Total ont participé directement ou indirectement à l’exploitation des peuples.

Sortir de la «pensée unique énergétique» suppose de faire preuve d’anticipation, d’inventivité et de volonté politique. Le nucléaire qui ne représente que 2% de la consommation d’énergie dans le monde ne résoudra rien. Allons-nous construire plusieurs milliers de réacteurs nucléaires sur l’ensemble de la planète ? Ce n’est pas sérieux alors même que la question de l’accumulation des déchets ingérables n’est pas résolue et que les risques inacceptables de type Tchernobyl sont multipliés par la dissémination encouragée par le gouvernement français.

Une autre politique énergétique basée sur le concept de «Négawatt» est possible. Il est toujours plus simple et plus efficace d’économiser et de diminuer notre consommation d’énergie que de s’efforcer à produire toujours plus. Loin des chantiers pharaoniques, coûteux et parfois délirants, l’efficacité et la sobriété énergétiques impliquent de gérer différemment notre mobilité en adaptant nos modes de transport, de relocaliser nos activités économiques et de produire autrement. La rénovation des logements, l’aménagement équilibré des territoires, le renforcement des réglementations existantes de réduction des consommations des appareils et des véhicules sont des politiques gagnantes : économies d’énergies, réduction de la pauvreté énergétique et création d’emplois.

Les énergies renouvelables sont la solution d’avenir. Un bouquet énergétique judicieux et une production décentralisée, également répartie sur les territoires, permettront d’assurer une production énergétique de proximité garante d’un approvisionnement non tributaire des aléas commerciaux, politiques et géologiques.

La France, dominée par les lobbies du tout pétrole et du tout nucléaire, ne consacre qu’une part infime de ses crédits de recherche publics à l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables.

La fin de notre accoutumance à l’or noir sera soit imposée brutalement par la réalité du pic pétrolier et organisée de manière autoritaire par en haut, soit assumée par en bas, par une société mobilisée. Les écologistes choisissent cette solution douce et durable, celle de l’engagement déterminée pour une stratégie de transition énergétique.

lundi 6 septembre 2010

Trois questions à J-M Ben, élu municipal (VDN)


« C’est l’aboutissement d’un projet vieux de plus de quinze ans »


Les travaux de réhabilitation du site ont commencé. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
elu-municipal-635683.jpg

« Cela représente presque vingt ans ! J’avais lancé ce projet en 1991, au nom des Verts, et avec des associations naturalistes. On s’est mis à l’ouvrage en 1995, lorsque nous avons intégré la majorité municipale. Le Colombier-Virval nous semblait être l’endroit idéal pour réintroduire la biodiversité. Ensuite, au fil des ans, cet aménagement n’a jamais été vraiment une priorité politique. »

Le projet tel qu’il se présente aujourd’hui correspond-il à ce que vous aviez imaginé ?

« Oui, même si on peut toujours mieux faire. Avoir un espace sanctuarisé de treize hectares, c’est très bien. De même, je me réjouis de l’idée d’une maison de l’environnement, d’une ferme pédagogique. J’avais peur ces derniers mois que le coeur même du projet soit dénaturé. On parlait de zone de loisirs, ou je ne sais quoi… Mais bon, on arrive à une sorte de compromis, où tout le monde trouve son compte. »

Sauf les pêcheurs…

« Oui, nous avons eu quelques accrochages avec les pêcheurs… Ils gardent le site, de fait, depuis de nombreuses années. Mais ils ont parfois outrepassé leurs droits, en introduisant, à un certain moment, un poisson assez nocif, le black bass. Mais la nature, en l’espèce, avait repris ses droits : le black bass n’avait pas tenu. Aujourd’hui, il leur reste tout de même une belle zone de pêche. »

mardi 31 août 2010

La zone du Colombier se fait une beauté et confirme sa vocation naturelle


Dans Nord-Littoral de ce jour, Grégory Pierret, responsable du dossier pour Cap Calaisis, rappelle que « dix hectares vont être réservés à la préservation de la faune et la flore » et que « cela permettra de recréer des milieux écologiques exceptionnels ».

colombier_virval_400.jpg

C'est une bonne nouvelle ! La tentation était forte de la part de certains de faire main basse sur le projet pour transformer le site en « parc à truites » ou en « zone de loisirs ». Je le dis comme je pense, pour avoir piloté ce projet en tant qu'adjoint à l'environnement (1995-2008), et pour avoir vécu parfois ce rapport de force entre intérêts divergents. La dimension écologique reste prédominante dans ce projet, comme je n’ai eu de cesse de le réaffirmer depuis le début du projet, suite à une réflexion d’abord municipale que j’avais entamée en 1995. Car c’est précisément l’arrivée des écologistes au Conseil Municipal de Calais qui avait permis de sauver ce site et de lui garder sa vocation naturelle.

Je suis encore intervenu deux fois de suite en Conseil Municipal récemment (séances du 12 mai et du 30 juin) pour rappeler la vocation naturelle du site qui a toujours été définie comme telle depuis sa conception dans les années 90. Dans deux délibérations concernant la zone du Colombier Virval, on la qualifiait en effet injustement de « zone de loisirs ». Fort heureusement, c’est la communauté d’agglomération qui rectifie elle-même le tir aujourd’hui en rappelant qu’il s’agit de consacrer 10 hectares à la préservation de la flore et de la faune, et de recréer des milieux écologiques exceptionnels, tout en y prévoyant aussi l'activité de pêche à d’autres endroits. Le projet avait besoin d’être redéfini, semble-t-il. C’est chose faite. Pour les écologistes, les défenseurs de l’environnement et les naturalistes, c'est une victoire, dans la mesure où le projet initial semblait être remis en cause ici et là ces derniers temps, et parce qu'il semblait aussi en stand-by. On peut remercier l’Europe, l’Etat et la Région qui ont peut-être dû rappeler aux différents acteurs du territoire les conditions à remplir pour intégrer définitivement ce projet au schéma de trame verte et bleue.

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mardi 10 août 2010

La vision urbanistique mégalomaniaque de Natacha Bouchart (billet d'humeur)


BILLET D’HUMEUR

Selon La Voix du Nord édition de Calais, le cabinet d’urbanisme Arc-Ame vient de dévoiler le contenu de son étude. Rien moins que le « Calais du futur ». Natacha Bouchart, maire de Calais, évoque ce qu’il lui semble possible de concrétiser à court terme. Mais qu’en est-il vraiment ?

pendons_les_ecolos_copie.jpgPlus qu’inquiétant et triste vision urbanistique de la ville: une « digue surélevée » à la plage et des voitures en dessous (encore un immense parking). Ramener encore plus de voitures au front de mer: on comprend mieux maintenant pourquoi on a supprimé la piétonnisation de la digue et la journée En Ville sans ma voiture ! Quid de la circulation en ville ? Pas un mot ! Une ville à vivre, humaine, qui ne soit pas que des axes routiers et parfois des autoroutes en plein ville, c’est si difficile à concevoir pour cette municipalité embarquée dans des fantasmes mégalomaniaques insensés (pourquoi pas un « drive-in cinema » aussi pendant qu’on y est, à l’américaine ?) ! Désolé mais Yokohama n’est pas mon modèle. Pendons vite les écolos aux arbres qui resteront en ville et transformons vite l’expo de Yann Arthus Bertrand en musée permanent de la biodiversité dans le Parc St-Pierre (à côté du Musée de la Guerre ça va le faire), ça nous fera un beau sanctuaire, on viendra s’y recueillir (la biodiversité c’est toujours mieux chez les autres, dans les pays exotiques, n’est-ce pas ?) La seule bonne idée est la mise en valeur des canaux, qui n’est que la continuité du travail entrepris par l’ancienne municipalité, et notamment… du groupe écolo !

YAB reviens, ils sont devenus fous… ne serait-ce que pour nous faire un beau reportage photo sur Calais, même en hélicoptère ! On te montrera quelques endroits où préserver et favoriser la biodiversité… Vivement 2014 !

jeudi 22 juillet 2010

A Malmö, des écolos malgré eux.


Thibaut Schepman* et Antoine Louchez*, journalistes en herbe, l’un de Dunkerque, le second de Calais, viennent de se voir confier par Terra Eco la mission de réaliser en quinze jours des reportages en Europe du Nord sur le thème des éco-quartiers. Première halte : Malmö (Suède).

Premier article aussi... On en verra sans doute aussi bientôt dans… Le Monde, qui est intéressé.

Pris sur le site terraeco.net


"Raconte-moi ton éco-quartier" par Antoine Louchez et Thibaut Schepman


ecoquartier1.bmpReportage - On vient du monde entier pour visiter l’éco-quartier du port ouest de Malmö (Suède). Mais les habitants de Vasträ Hamnen semblent être les moins concernés par le projet et ses évolutions.

18 juillet, 14 heures. Température extérieure : 28 degrés. Nous sommes bien à Malmö, en Suède. C’est probablement la meilleure époque de l’année pour découvrir Vesträ Hamnen, l’éco-quartier construit il y a dix ans sur le port ouest de la ville. Difficile de croire qu’il n’y avait là à l’époque que déblais, grues et usines abandonnées. Un jour d’été comme celui-ci, plusieurs milliers de personnes parcourent en 20 à 30 minutes la distance qui sépare le centre ville du port Ouest. Ils flânent, profitent de la longue digue. De jeunes hommes plongent dans la mer Baltique devant l’Oresund, pont qui relie la Suède au Danemark. D’autres promènent leurs enfants ou somnolent dans les immenses jardins. La Turning Torso, deuxième plus grande tour habitée d’Europe, surplombe toute la zone. Si la ville de demain, comme le dit le prospectus, ressemble à Vasträ Hamnen, il y fera bon vivre. Mais les habitants de cette ville, à quoi ressemblent-t-ils ?

Ceux que nous avons rencontrés ont entre 30 et 40 ans - hormis les quelques têtes grises qui vivent dans la maison de retraite du quartier - vivent en couple, et ont souvent une ou deux voitures, qu’ils peinent à garer. Beaucoup arborent de grandes lunettes de soleil et leur bronzage sent le centre de beauté. Ont-ils conscience d’être perçus, fantasmés, comme les « urbains de demain » ? Non. Cette question entraîne même un étonnement amusé. « Je crois que les architectes de notre bâtiment ont fait attention aux matériaux de construction qu’ils utilisaient », avance simplement Joakim Lindstrom, qui reconnaît s’être très peu informé sur ces questions depuis son arrivée en 2008.

« Comme un singe dans un zoo »

ecoquartier2.bmpDerrière le front de mer trône une rangée de petites maisons tout droit sortie d’une revue d’architecture. Chaque bâtiment a eu un concepteur différent : allemands, tchèques, hongrois ont participé au projet. Un ruisseau sépare les deux rues, qui se font face. Charlotte Hellsen habite ici depuis cinq ans. « La seule chose qui me fait sentir que je vis dans un endroit particulier, confie-t-elle, ce sont les touristes. A part peut-être l’hiver, cela grouille ici. Je pense changer la fenêtre de ma cuisine car, parfois, j’ai l’impression d’être observée comme un singe dans un zoo ». « Je ne me sens pas plus proche de la nature, j’habitais autrefois en forêt, ce qui est très courant en Suède, et les arbres me manquent. Ce qui me plait ici, c’est l’architecture et la qualité de vie. Ce cours d’eau par exemple m’est très important ». Elle avoue ne pas savoir comment est produite son électricité, et n’a jamais entendu parler de l’éolienne du quartier. « Je crois que la municipalité a voulu impulser une démarche écologique mais je ne sais pas trop ce que ça a donné ».

ecoquartier3.bmpUne unanimité se dégage des personnes interrogées. Ce qui attire les gens ici n’est pas de vivre dans un éco-quartier ou de mener un train de vie plus durable. C’est le confort, la qualité de vie et, surtout, la mer. « A part le fait que je recycle, je n’ai pas l’impression de vivre dans un immeuble durable », lâche même Magnus Larsson, sac de déchets en papier à la main, qui vit au 28ème étage de la Turning Torso.

L’écologie malgré eux

« Le but est clairement d’amener des gens à l’écologie alors qu’ils ne l’auraient pas fait autrement, c’est notre stratégie », affirme Tor Fossum, responsable du département Environnement au sein du Conseil de la ville de Malmö. L’éco-quartier fonctionne en arrière-plan de la vie des gens, sans vraiment les impliquer. Ainsi, le papier recyclé de Magnus va, sans qu’ils le sachent, servir à fabriquer du biogaz pour alimenter les voitures et camions de la déchetterie du quartier. Toutes les mesures écologiques ne sont pas tellement mis en avant par la ville, ce qui explique que les gens interrogés aient cette impression de manquer d’informations.
Tor Fossum avance lui de nombreux chiffres : « le quartier BoO1 – le plus vieux, né en 2001 – fonctionne totalement à l’énergie renouvelable : solaire, éolienne, géothermique. L’éolienne située sur le port alimente mille appartements. Nous ne voulons pas éduquer les gens, poursuit-il, notre projet n’est pas pédagogique, nous ne voulons pas les forcer à changer leur style de vie ». Sauf sur la question de la mobilité. « Nous avons construit des places de parking pour seulement 0,7 voiture par foyer en moyenne. Les gens doivent donc d’eux-même apprendre à se déplacer autrement ». Charlotte Hellsen nous a avoué avoir un problème de parking avec ses deux voitures, ce qui était aussi le cas de ses voisins. Nous avons vu des voitures garées un peu partout, jusque dans des endroits improbables. S’attendait-il à une telle demande d’espace ? « Non » , avoue Tor Fossum avec une certaine déception. « Beaucoup s’obstinent à avoir plus de voitures qu’ils n’en ont besoin, alors que l’on aurait pu s’attendre à ce qu’ils choisissent le vélo. Mais, au final, c’est leur problème ! », reprend-il.

« Pour vivre ici, vous devez mettre les moyens »

Erik s’amuse au skate-parc du quartier, l’un des plus grands de Scandinavie : « Les gens qui vivent ici sont ceux qui ont de l’argent. Quelques retraités, et classes moyennes, qui cherchent la qualité de vie, c’est tout ». Il réside à l’extérieur de la ville. Tout comme Tommy et Grant Maclnnes dont les enfants gambadent sur le terrain de jeu écolo du quartier. « C’est leur endroit favori, nous venons souvent. Mais si vous voulez vivre ici, il faut être prêt à mettre les moyens ». Ce que confirme Stina Srahlin, qui travaille à l’agence immobilière Bocenter. L’achat d’un logement en plein centre de la ville coûte au maximum 2 800 euros le mètre carré, contre 3 200 à 4 500 euros pour les logements de l’écoquartier. Un ghetto pour riches ? Tor Fossum s’en défend fermement : « Il y a une réelle diversité dans le quartier », assure-t-il. Les habitants, eux, sont moins convaincus. « Il y a beaucoup moins de mixité dans le quartier que dans le reste de la ville car les prix sont plus élevés. Il y a surtout ici des Suédois ou des Danois alors que Malmö dans son ensemble compte au moins 30% de personnes immigrées dont une bonne partie vient d’Afrique du Nord », analyse Joakim Lindstrom (voir portrait ci-dessous).
Lors de notre reportage, nous avons aperçu quelques personnes de couleurs dans le quartier, en ce jour de repos dominical. Mais aucune le jour suivant. D’après plusieurs habitants, la mixité est beaucoup plus grande dans le quartier écologique d’Augustenborg, dans le sud de Malmö. A vérifier dans un prochain épisode, sur ce blog !


Paroles d’habitants

Mais d’abord, le portrait en trois questions à Joakim et Ann-Christin. La trentaine, ils travaillent tous les deux dans le marketing sportif. Ils vivent à Vasträ Hamnen depuis 2008, dans le quartier « Good conversation », où la ville expérimente des méthodes de « sociabilité durable » : avec des vis-à-vis importants dans les immeubles et un conseil de quartier.



Portrait de Joakim et Ann-Christin
envoyé par Terraeconomica. - Découvrez de nouvelles destinations en vidéo.

  • Thibaut Schepman est le fils de Jean Schepman, conseiller général du Canton d'Hondschoote (Nord) depuis 1994, vice-président du Conseil Général du Nord chargé de la Politique de l'Eau.
  • Antoine Louchez est le fils de Christian Louchez, ex-conseiller municipal délégué aux Transports (Calais), président de Calais Vélo Insertion, président de Cap21 Calais.

jeudi 8 juillet 2010

Projets du Quartier Saint-Pierre (Ecoles Louise Pollet et Diderot, complexe jeunes quai Lheureux, parc urbain Bd Curie)


Avec l'aimable autorisation de Jean et Claude Ségard

Article de Jean Ségard sur son blog


Deuxième réunion d'échange sur le projet de redéfinition du Stade Louchez en entre d'accueil "Le Toit" et parc urbain, ce mercredi 7 juillet 2010 Boulevard Curie à Calais.


stadelouchez.bmpNatacha Bouchart, maire de Calais et conseillère régionale, accompagnée de nombreux conseillers municipaux et des porteurs du projet concernant le Stade Louchez, avait convié la population riveraine et même au delà à venir échanger, poser des questions, faire des propositions concernant l'avenir d'une zone couvrant au moins 14 000 m2. Les intervenants ne se sont pas attardé sur la partie concernant le "Toit" qui occupera 3000 m2, l'essentiel des préoccupations ayant été déjà pris en compte lors de la première réunion, un rappel précisant le positionnement du "Toit" par rapport à l'ensemble a néanmoins été fait pour rassurer les riverains s'inquiétant à juste titre des problèmes de stationnement par exemple.

Cette réunion de quartier a permis d'y voir plus clair à propos du projet ZAP ADOS quai Lucien Lheureux destiné à proposer des activités aux jeunes ou grands ados du quartier en précisant bien que les équipements seront ouverts à tous, les modalités étant encore à établir, vraisemblablement un système de carte, le but étant de dynamiser le quartier dans le cadre d'une approche globale; le projet n'est pas encore finalisé, mais des pistes sont déjà indiquées comme par exemple un Skate park, un espace réservé aux BMX et aux Rollers, deux terrains de tennis destinés aux entraînements ou à la simple initiation, ainsi que la possibilité de faire du tennis de table font également partie des propositions. L'ouverture est prévue en juin 2011, dans un an donc, ce qui permet de bien prendre en compte des considérations environnementales comme le bruit, suite à une question de Jean-Marc Ben. Question budget, Natacha Bouchart a souligné que la DDU, c'est-à-dire la Dotation de Développement Urbaine couvre le projet à hauteur de 90% du 1 million d'Euros nécessaire, un échange de terrain avec l'OPHLM facilitant les formalités.

claude2.bmp

Le quartier Curie ne se limite pas au Boulevard du même nom. En remontant vers le Nord, on tombe sur le Boulevard Lafayette; pour donner plus de cohésion à la redéfinition du stade Louchez, une requalification complète des Ecoles Louise Pollet et Diderot est en cours, les architectes travaillent actuellement sur ce projet où figure entre autres choses une salle polyvalente mise également à disposition en dehors des heures purement scolaires, les week-ends et aussi pendant les vacances. Les différentes associations logées actuellement dans des locaux visés par la restructuration des écoles maternelles et primaires du secteur se verront proposer un déménagement en concertation pourquoi pas dans une Maison de Quartier, élément qui fait partie des engagements de la municipalité, a rappelé Natacha Bouchart.





Le parc urbain lui-même a retenu l'attention et des questions sur le mobilier urbain, l'aménagement paysager, la présence de jeux pour enfants mais aussi pour adultes, un espace véritablement naturel, la présence de parkings aux abords ont été posées. Parmi les propositions, nous avons noté également une mare, un potager pour les enfants ou un jardin communautaire, une petite piste pour les vélos ou encore une aire de pétanque, et même une micro-ferme avec un parcours à dos d'âne sans oublier un espace pour les besoins de nos amis à quatre pattes.

Le dialogue est bien établi avec la population et rendez-vous est donné fin novembre-début décembre de cette année, vraisemblement avec écharpes et bonnets vu la période pour analyser les différents scenari possibles avant présentation au budget municipal. Natacha Bouchart a clos la réunion, où chacun a pu s'exprimer librement, en invitant la population au pot de l'amitié.


Jean Ségard


Liens:

Le blog de Jean Ségard
Le blog de Claude Ségard

vendredi 2 juillet 2010

Balade vélo gastronomique avec Calais Vélo Insertion, de Calais à Ardres, le 11 juillet


restauvelo2_copie.jpg
L'association Calais Vélo Insertion organise sa première balade gastronomique de la saison dimanche 11 juillet. A l'occasion de la Fête de Belle Roze qui se déroule à Ardres, nous proposons un RESTAU' VELO: une journée organisée sous le signe du vélo bien sûr mais aussi de la bonne humeur.

Pour résumer nous emprunterons dès 9h30 les routes de campagne pour rejoindre la ville d'Ardres:

- Au matin, découverte de la ville et des festivités autour de Belle Roze avec notamment son village gourmand.

- Au midi, direction le lac d'Ardres où le restaurant sera déjà réservé pour les personnes ayant choisi cette option ou pic-nic personnel au bord du lac pour les autres.

- L'après-midi sera consacrée aux visites guidées des sous-terrains, de l'église et du Bastion Royal ou quartier libre pour ceux qui le désirent.

Le rassemblement pour le retour se fera vers 17h.

Les inscriptions sont obligatoires et ouvertes jusqu'au 6 juillet.

VENEZ NOMBREUX !!!

mercredi 23 juin 2010

7ème Ecofestival du Chênelet


Avec la participation de Naturalistes Sans Frontière.

Samedi 26 juin 2010

28, rue de Moyecques
62 250 Landrethun le Nord
03 21 10 51 16

Plan d'accès

Le site du Chênelet



EcofestivalCHENELET_2010.jpg

mercredi 16 juin 2010

Les hirondelles du Beau-Marais relogées grâce à Naturalistes Sans Frontière


LA VOIX DU NORD CALAIS
mercredi 16 juin 2010

les-hirondelles-du-beaumarais-relogees-494715.jpg| INSOLITE |

L'Office public d'HLM a l'intention de démolir le bâtiment Bonnington qui héberge une espèce protégée au niveau européen : l'hirondelle de fenêtre.
L'association « Naturalistes sans frontières » a donc tout mis en oeuvre pour que les hirondelles privées de logis soient accueillies ailleurs.

Il y a quelques mois, elle a pris contact avec Michèle Courmont, présidente de l'OPH et M. Hallot et des mesures compensatoires ont été acceptées. Cent quarante-trois nichoirs artificiels viennent d'être posées sur les immeubles proches de la résidence concernée. La colonie existante peut donc se développer dans des nichoirs de grande qualité, garantis pour un demi-siècle. L'OPH remplace non seulement les nids voués à la disparition mais aide également cette espèce malheureusement en déclin dans la ville. « Les messagères du printemps ont donc de beaux jours devant elles », se réjouit Philippe Hochart, président de l'association. Il est rare qu'un bailleur social s'investisse autant dans la protection des espèces en difficulté ; il est aussi exceptionnel que des populations soient relogées aussi rapidement que ces braves hirondelles...

• M.J



NORD LITTORAL
mercredi 16 juin 2010

La pose de 143 nichoirs artificiels rue Albert-Dürer constitue une première en France

Les hirondelles auront de quoi se loger !


Un fort joli coup, c'est le moins que l'on puisse dire. Les Naturalistes Sans Frontière, défenseurs des hirondelles sur le Calaisis, y sont pour quelque chose.
Habitués aux poses de quelques nichoirs sur les murs , ils sont passés à la vitesse supérieure avec la concrétisation d'un projet sans précédent. Jeudi et vendredi s'est en effet déroulée la pose de 143 nichoirs pour hirondelles, dans les immeubles de la rue Albert- Dürer. « C'est une grande première en France, déclare fièrement Philippe Hochart, président de l'association. Ce n'est pas tous les jours qu'on voit poser 143 nichoirs à hirondelles ! »

Pallier la destruction d'une vingtaine de nids

Cette pose est en réalité le fruit d'un partenariat entre les NSF et l'OPH de Calais. « J'avais remarqué que les hirondelles s'étaient installées sur la tour Bonnington, explique Philippe Hochart. Or, celle-ci est en attente de destruction. Nous avons ainsi recensé 22 nids ou traces de nids. » Michèle Courmont, présidente de l'OPH, est contactée, et accepte de compenser la future destruction de l'immeuble par l'installation de nichoirs artificiels non loin de là, rue Albert- Dürer. « 143 nichoirs pour compenser 22 nids détruits, ce n'est pas mal ! » se félicite le président de NSF. Jeudi, dans la matinée, l'élévateur a été installé près de la façade des résidences de la rue Dürer. Deux ouvriers ont commencé à installer les premiers nids, avant d'être gênés momentanément par la pluie. Ainsi, les résidences de la rue Dürer ont été équipées de nichoirs en béton à bois en provenance directe d'Allemagne. Les hirondelles pourront ainsi être accueillies et un tant soit peu protégées lors de leur arrivée à Calais. « Ces nids ont une durée de vie limitée, poursuit Philippe Hochart. Dans un demi-siècle, ils commenceront à se dégrader sérieusement. Ce n'est pas très long, mais c'est déjà ça. » Rappelons que l'espèce est en voie de disparition (on parle d'un déclin de 80%) et qu'il est nécessaire d'agir au plus vite pour sauvegarder l'espèce. « Nous avons sélectionné les meilleurs endroits pour poser les niches. Il faut que les oiseaux puissent être protégés de la pluie et qu'ils ne perturbent pas les voisins. Ce sont ainsi les lieux arrangeant les hirondelles et les locataires qui ont été préférés. »

Reconquérir et réconcilier le Calaisis et les hirondelles

Se pose en effet le problème des fientes qui risquent de tomber un peu trop à proximité des fenêtres. L'association Naturalistes Sans Frontière a prévu de fixer des planches pour contrer ce problème et ne pas contrarier les habitants qui résident dans les immeubles. « Près d'une centaine de nichoirs ont déjà été posés dans tout le Calaisis, insiste Philippe Hochart. Notre but est de réconcilier l'homme avec la nature. Il faut prendre conscience de la disparition de plus en plus inquiétante de certaines espèces, qui n'ont pourtant pas lieu de disparaître. Nous voulons reconquérir le Calaisis par le biais du "Réseau Hirondelles". » A l'heure actuelle, l'association NSF compte 75 adhérents. L'acquisition d'un nichoir revient à 5 euros, et l'adhésion à 10 euros. Une somme modique pour un petit geste qui pourrait sauver une espèce de la disparition.

Pierrick JOUAN et Noémie FIOR

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jeudi 20 mai 2010

Nocturn' Vélo ce vendredi 21 mai !


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


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vendredi 16 avril 2010

Les adhérents de N.S.F (Naturalistes Sans Frontière) retournent en maternelle


Le 22 mars 2010

A la demande des institutrices et de Mme Demazure, directrice de l'école maternelle Kergomard (située au Pont du Leu à Calais), Naturalistes Sans Frontière a invité 4 classes de l'école à découvrir les oiseaux et leurs moeurs.

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Expliquer la nature aux petits, voilà une expérience qui a particulièrement plu à la secrétaire de l'association, Céline Croibier.

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Les questions ont fusé :
- "Comment font les oisillons pour monter et s'installer dans les nichoirs ?"
- "Que mangent les oiseaux ?" "Des chenilles et des vers de terre ? Beurk !!", etc.


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L'heure de la récréation a sonné et les membres de l'association en ont profité pour poser 2 nichoirs dans les arbres devant les enfants. Autant dire que ces nichoirs seront suivis de très près.
Les mésanges bleues et charbonnières sont attendues avec impatience !!!

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Demain, place du théâtre, une bourse aux vélos organisée par Calais Vélo Insertion


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LA VOIX DU NORD 16/04/2010

Demain, l'association Calais vélo insertions, qui gère la Vélostation boulevard Jacquard, organise sa première bourse aux vélos. ...

Si vous ne savez pas quoi faire de votre bicyclette, qui traîne dans le garage depuis des années, vous pouvez la déposer à partir de 10 heures, place du théâtre.
Et de 11 heures à 16 heures, il pourra faire le bonheur d'un autre.


Brocante spécialisée

Le principe de la bourse aux vélos ? Facile : vous remettez votre vélo entre les mains des professionnels de Vélostation. Ils le passent en revue, le rafistole si besoin, lui resserrent deux ou trois boulons et enfin fixent avec vous un prix de vente. Ensuite, votre bien est mis en ventre dans le cadre d'une bourse, de 11 heures à 16 heures. Si votre vélo a trouvé preneur, la somme correspondante vous est remise à la fin de la bourse.

« C'est une première à Calais, souligne Cindy Morvan, animatrice à Vélostation, à l'origine de l'idée. Il s'agit en fait d'une brocante spécialisée. Nous sommes les intermédiaires entre le vendeur et l'acheteur. Ils signent tous les deux un certificat. Le vélo est garanti six mois, pièces et main d'oeuvre. C'est un réel gage de sûreté, tant pour le vendeur que pour l'acheteur », explique la jeune femme. Les clients potentiels pourront même essayer les produits. Si le vélo n'a pas trouvé de nouveau propriétaire, il est remis au vendeur à l'issue de la bourse. L'association prend 10 % sur chaque vélo vendu. « Si certains vélos sont trop abîmés pour être proposés à la vente, on pourra récupérer les pièces pour notre atelier », explique Jean-PhilippeLeflon, directeur de la Vélostation. Sur place, Vélostation proposera également le gravage des cycles contre le vol. Il sera également possible de louer des tandem et des vélos avec remorque pour se balader avec les enfants.


Deux triporteurs

Par ailleurs, l'association est sur le point d'acquérir deux triporteurs, d'une valeur de 2500 E chacun, pour transporter les personnes à mobilité réduite. Cet été, il y en aura un en centre-ville et un autre à la plage.

A. DEL.

Bourse aux vélos, demain, place du théâtre. Dépôt des vélos à partir de 10 h. Vente de 11 h à 16 h.
Balade nocturne, ce soir. Départ à 21 h 30 de la Vélostation, 64 boulevard Jacquard. Visite gratuite du phare.

samedi 10 avril 2010

Les jeunes sensibilisés au développement durable (La Voix du Nord)


Une bonne journée encore sous le signe de l'écologie. J'en étais. Vous me voyez sur la photo ? Entre Gazouille et Jean-Paul Bué. Je me payerais bien le culot de demander la photo à La Voix du Nord, elle est super !

LA VOIX DU NORD - Calais - 10/04/2010

20100412/1000VARE8317| FORT-NIEULAY |

Le salon du développement durable installé dans la galerie du centre commercial de la zone La Française a accueilli, mercredi après-midi, les jeunes vacanciers des centres de loisirs.

Gazouille, la grenouille mascotte des Terres Saint-Roch, a rendu visite aux enfants et leur a expliqué ce qu'elle attend dorénavant d'eux : oeuvrer pour le développement durable.

Les papiers, bouteilles et autres déchets divers, ne doivent plus polluer les rives de l'étang des Terres Saint-Roch.

samedi 27 mars 2010

Avec un bilan positif, le forum sera reconduit l'année prochaine (Nord Littoral)

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Le vélo électrique mis en jeu a été
remporté par Marie-Thérèse Oudoire.






NORD LITTORAL, samedi 27 mars 2010

Après trois semaines d'exposition commerciale, le forum des économies d'énergie ferme aujourd'hui ses portes. Les exposants démonteront en effet leur stand et leurs installations de démonstration en fin de journée.

Hier soir a eu lieu une petite cérémonie de clôture officielle à l'espace Monoprix. Etaient présents des élus (Philippe Blet, Jean-Marc Ben, Nicole Chevalier, maire d'Audruicq), Jean-Marc Puissesseau, président de la CCI de Calais, et d'autres représentants de la vie politique, économique et environnementale locale.

1700 visiteurs venus au forum en trois semaines

« Le froid conserve, j'ai pu le constater en voyant que ceux qui étaient là il y a trois semaines sont toujours là » a entamé sur le ton de la plaisanterie Jean-Marc Puissesseau, faisant référence au froid qu'il a pu faire dans l'espace Monoprix.
Avec un nombre de visiteurs relativement élevé, le forum des économies d'énergie n'a pas été ridicule. Ce sont en effet 1700 visiteurs qui se sont succédé dans les allées de l'espace Monoprix, en l'espace trois semaines, selon les dires de Jean-Marc Puissesseau.
Du côté des exposants, le bilan est également positif. Pour Jean-Charles Guilbert, gérant d'Arnaud Depann' Services, ce forum « a été l"occasion de nouer une quarantaine de contacts, certains représentant des projets intéressants. En fait, nous avons signé quatre contrats : un pour du photovoltaïque, un pour une pompe à chaleur et deux pour du solaire thermique. » Un sentiment partagé par les entreprises nouvellement créées et représentées lors de l'opération, à l'instar de T2C Energy, et son gérant Frédéric Lupo.
« Effectivement, on a pu tisser de très bons contacts. Ça n'a pas été une perte de temps. Déjà, si les gens viennent ici, c'est que la moitié du chemin a déjà été parcourue. » Philippe Blet, président de Cap Calaisis, n'a pas masqué sa satisfaction et s'est dit prêt à « renouveler cette initiative l'année prochaine. »
Et d'évoquer l'ouverture prochaine d'un guichet unique dédié aux démarches en rapport avec les énergies renouvelables.
Après les discours du président de la CCI, de celui de Cap Calaisis, c'est Guy Allemand, maire de Blériot-Sangatte et président du Sevadec, qui était représenté au forum, qui a pris la parole. Notamment pour annoncer une journée portes ouvertes qui aura lieu au Sevadec ce 27 mars, et le déroulement, les 9 et 10 décembre prochains, des assises nationales de la biométhanisation, dans sa commune.
Avant de célébrer la réussite de ce forum, le résultat du jeu-concours du forum des économies d'énergie a été dévoilé. C'est une retraitée calaisienne, Marie-Thérèse Oudoire, qui a remporté le vélo électrique mis en jeu. Fort heureuse de son lot, elle a malgré tout préféré laisser à son fils l'honneur d'essayer la bicyclette dans l'enceinte de l'espace Monoprix. Un petit tour de quelques mètres qui aura eu le mérite de prouver le caractère agréable d'une balade en vélo électrique.

Pierrick JOUAN

jeudi 25 mars 2010

Assemblée générale de NSF samedi 27 mars


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C'est avec grand plaisir que l'association Naturalistes Sans Frontière vous invite à son Assemblée Générale qui se tiendra le samedi 27 mars 2010 à 14h00

Lieu: Auberge de Jeunesse/Centre Européen de Séjour, avenue du Maréchal De Lattre de Tassigny, 62100 CALAIS

Voici l’ordre du jour de l’assemblée :

  • Accueil
  • Bilan moral
  • Rétrospective rapide
  • Présentation par différents intervenants des projets en cours ou à venir ainsi que des points d'actualité (Port 2015, etc)
  • Vos remarques sur les réalisations et projets en cours
  • Bilan financier
  • Election de nouveaux administrateurs, modification du bureau
  • Et enfin, le pot de l’amitié avec projection de vidéos


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Philippe Hochart
nsffrance@free.fr
Tél: 03 21 96 44 94


''Naturalistes Sans Frontière''

mercredi 24 mars 2010

Terres Saint-Roch: les enfants ont rencontré Gazouille (Nord Littoral)


NORD LITTORAL, mercredi 24 mars 2010

enfants-gazouille.jpgLe président Jean-Paul Bué, président des guides nature des terres de Saint-Roch, a organisé pour les jeunes enfants de 3 à 10 ans du centre Espace Fort et du CLAEPP qui participent au club nature un après-midi bien agréable sous le soleil.

Ils étaient venus à la rencontre de leur mascotte : Gazouille la grenouille. Les terres de Saint-Roch qui sont tout d'abord un plan d'eau d'environ 25 000 m² plus connues auparavant sous le nom de « flaque Carpentier ». La municipalité a réaménagé récemment ce site afin de valoriser son potentiel naturel.

Étaient également présents lors de cet après-midi Marcel Pidou, administrateur d'Espace Fort et du Claepp, qui désire valoriser davantage encore ce plan d'eau, et Jean-Marc Ben, le père fondateur de Gazouille il y a trois ans, également à l'origine de la Journée mondiale de l'eau organisée au lycée Coubertin essentiellement.

Il est agréable de voir comment les enfants s'intéressent à leur environnement et comment certains veulent informer leurs aînés sur l'importance de ce site qui comprend de nombreuses variétés de plantes. Lors de la visite, ils ont pu découvrir leurs vertus médicinales, mais également mieux connaître les espèces d'oiseaux et de poissons qui l'habitent.

Ce club nature travaille toute l'année sur le cycle de l'eau, la trame verte et la trame bleue, la faune et la flore. Ces enfants, le président de l'association, les surnomme « les Druides des temps modernes ». Et voilà la grenouille qui arrive, les enfants sont très joyeux. Elle leur explique qu'elle se nomme Gazouille parce que la pollution lui gratouille le nez et c'est pour cela que toutes les petites grenouilles du plan d'eau l'ont élue pour porter de belles paroles aux enfants, histoire que la pollution disparaisse petit à petit.

Gazouille a ensuite distribué aux enfants une note explicative - verte bien entendu - qui présente en détails l'écosystème du site. Tous ont été très attentifs à la présentation et ceux qui ne savaient pas lire ont demandé des explications aux plus grands ou aux adultes. Les enfants ont ainsi eu la confirmation qu'il ne faut pas jeter de bouteilles, de papiers et de matière plastique dans le plan d'eau pour le protéger. Après avoir distribué cette feuille de présentation, Gazouille a lu un bulletin météo. Et là aussi, quelle attention de la part des enfants.

Ensuite, les enfants ont eu le droit à un petit cours sur le cycle de l'eau sur la terre, de la formation de cette eau au stockage dans le château d'eau pour la redistribution aux maisons. La marraine de Gazouille est Michèle Ducloy, adjointe. Petit à petit, une véritable vie associative se met en place dans différents quartiers pour que cette action évolue. Le prochain rendez-vous aura lieu au mois de juin à l'occasion de la Journée mondiale de l'océan où une chaîne humaine sera réalisée.

A suivre donc !

vendredi 19 mars 2010

Gazouille la grenouille, mascotte des Terres Saint-Roch


gazouille5c.jpgJe suis content d'être à l'origine de ce superbe site naturel, réhabilité à partir d'une ancienne carrière. Oh, pas tout seul mais en tant qu'élu référent du projet à l'époque, il y a environ 6 ans. Non, j'y associe toujours les élus de l'ancienne majorité qui m'ont fait confiance et surtout le Service Ecologie Urbaine de la ville de Calais.

Avec Ludivine Goidin, responsable du service, et bien sûr Jean-Paul Bué, le président-fondateur des Guides Nature, mais ancien du service aussi, mon collaborateur de toujours, devenu au fil du temps simplement mon ami.

Les Terres Saint-Roch, je le dis tout net, c'est mon bébé ! Aujourd'hui dans l'opposition municipale, mon seul but est de consolider ce formidable outil de prise de conscience environnementale et d'en faire profiter les calaisiens, jeunes et moins jeunes. De ce point de vue, j'aiderai les élus de la nouvelle majorité à préserver cet outil, à le mettre en valeur avec les Guides Nature des Terres Saint-Roch (dont je fais partie) pourvu qu'ils s'inscrivent dans la continuité du travail que j'avais entrepris alors.

Cependant, je ne peux que regretter l'absence systématique du nouvel adjoint à l'environnement, Philippe Mignonnet, aux activités des associations du quartier Fort-Nieulet et aux évènements à caractère environnemental qui ont lieu périodiquement sur ce haut lieu de la préservation de l'environnement.

Absence systématique et symptomatique d'un désintérêt certain pour l'environnement et la défense de la biodiversité.

Ce mercredi, nous avions rendez-vous avec Gazouille la grenouille pour expliquer simplement le cycle de l'eau aux enfants. Vous voulez nous voir à la télé ? Allez-y !


Photos de Gazouille




Calaisis TV: Gazouille la mascotte des terres ST Roch
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