Le blog de Jean-Marc Ben

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Tag - Calais

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lundi 28 octobre 2013

"Calais, c’est aussi une belle histoire de solidarité" (EELV Calais et environs)


Natacha Bouchart, maire de Calais, appelle sur Facebook à la délation sur les squats des migrants. A quatre mois des élections municipales, l'opération ne fait guère illusion. Quel intérêt si ce n'est pour l'UMP locale que de flatter les sentiments d'extrême-droite d'une partie de son électorat et du FN lui-même. Il y a quelque temps, l'UMP recevait en grandes pompes la Droite Forte, composante depuis 2012 de l'UMP, dont le représentant, Guillaume Peltier, faisait partie du FN puis lieutenant de Philippe Devilliers, entre 1996 et 2008. Il devient vice-président de l'UMP en février 2013.


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Voici (source EELV Calais) le communiqué des écologistes sur cette situation inédite.


Quelle honte cet appel à la délation ! Nous sommes atterrés par le populisme et la bassesse du procédé de madame le Maire, qui consiste à faire appel à la délation, à suggérer que tout lieu puisse être investi dès lors qu’il est libre, à suggérer qu’un bon citoyen dénonce les étrangers. L’appel à la dénonciation est délicat, il ne peut être utilisé de façon légitime que dans certains cas graves. L’appel public, général, affiché ainsi, constitue ici une façon de montrer l’autre du doigt, de faire regarder comme ennemi celui qui cherche un peu de repos, ou qui ne fait que passer.

La politique actuelle de la municipalité n’a pas fait preuve d’efficacité, mais est au contraire à l’origine de beaucoup de problèmes !

L’action du maire revient à créer des tensions. Elle rend la vie des migrants à Calais très difficile, en faisant systématiquement murer, détruire, ou fermer tout ce qui peut leur servir d’abri, sous prétexte d’insalubrité ou de danger, comme si la rue c’était mieux ! De ce fait, les migrants paraissent plus nombreux en ville, ce qui permet à Natacha Bouchart de dire qu’il y a une augmentation des tensions. Elle oriente ainsi le regard des Calaisiens et fait ici une utilisation cynique et électoraliste des exilés.

C’est bien l’action du Maire qui exacerbe les problèmes : il se dit que Natacha Bouchart donnerait même la consigne à ses agents de ne pas ramasser les déchets et de ne pas vider les poubelles aux abords des lieux de vie des migrants.

La méfiance est encouragée… On comprend mieux qu’un festival de musique où les gens auraient pu échanger et fraterniser dérangeait à ce point.

La population calaisienne mérite une meilleure publicité !

Jusqu’à ce jour Calais a été le théâtre de très nombreuses et très belles actions de solidarité anonymes: du thé, un repas, un hébergement pour quelques nuits, laisser quelqu’un se doucher chez soi, des dons de vêtements, de couvertures… Les gens du quartier qui ne dénoncent pas les migrants cachés en cas d’arrestation… Les adoptions de mineurs ont été nombreuses, ces jeunes Afghans ou Irakiens ont fait des études à Calais et font à présent partie de familles calaisiennes. Des histoires d’amour, des mariages ont eu lieu. Plusieurs couples mixtes ont des enfants à présent.
Et surtout saluons le travail des bénévoles des associations qui depuis des années, avec de très faibles moyens et une détermination à toute épreuve apportent un peu d’aide et de dignité à ces victimes de guerres ou de famines.

Calais, c’est aussi une belle histoire de solidarité.


Pour Europe Ecologie Les Verts Calais et environs

Mireille Gest-Bayle

mardi 2 juillet 2013

De bien belles journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts à Calais (II)


NORD LITTORAL, mardi 2 juillet 2013

Europe Ecologie les Verts a tenu ses journées d'été régionales à Calais le week-end dernier

La transition écologique, c'est maintenant


Samedi, une plénière d'efforçait de répondre à la question : des communes écolos, cela change quoi ?

Elus et militants d'Europe Ecologie Les Verts du Nord-Pas-de-Calais étaient réunis samedi et dimanche à Calais dans le cadre des journées d'été régionales du parti.

L'occasion de réaffirmer la nécessité de lancer sans tarder la transition écologique. Et de faire le point sur la position des représentants locaux à un peu moins d'un an des municipales.

eelvjdenl.jpgQuel meilleur endroit que les locaux de l'Université du Littoral pour phosphorer ? C'est le lieu que les responsables régionaux d'Europe Ecologie les Verts avaient choisi cette année pour tenir leurs traditionnelles journées d'été. « Et ce n'est pas un hasard si on a choisi Calais , assure Vincent Dhelin, secrétaire régional. C'est une ville UMP où il y a plein de problèmes, où il n'y a qu'un seul élu d'opposition écolo au conseil municipal (Jean-Marc Ben, ndlr). » D'entrée, on est dans le vif du sujet. Les municipales de 2014 occupent tous les esprits. « On rencontre régulièrement les socialistes, on essaie de mettre en place un projet commun. On réfléchit à comment améliorer la vie quotidienne des Calaisiens », témoigne David Dhaisne, secrétaire d'EELV Calais et environs, qui n'exclut cependant pas que son groupe présente in fine une liste autonome. « On travaille sur un programme en dix thématiques. Sept sont déjà alimentées sur notre site internet (http://calais.eelv.fr/) », explique Mireille Gest-Bayle, la responsable de la communication de la section calaisienne.

David Dhaisne : « La croissance, c'est fini »

L'échéance des municipales est également présente dans les esprits de tous les participants de ces journées d'été bâties autour de la thématique de la transition écologique. « La transition, c'est une nécessité, tout de suite, abonde Vincent Dhelin. Et l'endroit le plus pertinent pour agir, c'est le niveau local, ça va commencer par les agglomérations. » Les militants ont en tout les cas la sensation de coller aux aspirations du grand public : « Les citoyens ont conscience qu'on est dans une période de changement de système, que la croissance, c'est fini », assure David Dhaisne. « Et même là où il y a de forts taux de croissance, comme au Brésil ou en Turquie, les citoyens se rendent compte que ça ne leur profite pas », juge Sylviane Dupont. Reste maintenant aux militants d'EELV à expliquer comment réussir cette transition écologique dont le concept reste flou pour les profanes. C'était aussi un des enjeux de ces journées d'été.

Philippe LEFEBVRE

De bien belles journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts à Calais (I)


LA VOIX DU NORD, lundi 1er juillet 2013

Calais : les Verts préparent les municipales de 2014... aux côtés des Socialistes

Les Verts de la région se sont arrêtés samedi et dimanche à Calais pour leurs journées d’été régionales et parler transition écologique. En faisant des haltes dans plusieurs villes du Nord - Pas-de-Calais, le parti mise sur une sensibilisation depuis la base. Dommage que la formation politique n’ait proposé un point presse que samedi après-midi pour faire part de ses actions du week-end : ateliers, conférences, ciné-débat et promenade étaient au programme.

Sylviane Dupont, David Dhaisne, Mireille Gest-Bayle
Vincent Dhelin ces samedi et dimanche à l’université.

eelvjdenl.jpg« Réussir la transition écologique, c’est une nécessité absolue. Le problème de la rareté énergétique et les problèmes climatiques, c’est qu’il doit commencer par être pris en compte par les collectivités. Les clefs de la réussite, ce sont les habitants. On ne fera rien sans les citoyens. C’est un enjeu important à un an des élections municipales », soulignait Vincent Dhelin, accompagné de Sylviane Dupont, secrétaires régionaux.

À Calais, les responsables du groupe David Dhaisne et Mireille Gest-Bayle entendent travailler dans cet esprit de concertation avec les habitants. « La majorité municipale actuelle fait tout le contraire. Elle pense pour la population mais fait des projets qui ne correspondent pas aux attentes des habitants. Les infrastructures ne font pas tout, ce n’est pas suffisant pour faire avancer une ville. Notre projet, c’est de savoir quelles sont les attentes des gens, comment vivre ensemble et comment rendre la ville à la population ».

À Calais, EELV veut se saisir des problèmes de stationnement, de transport et du commerce. « Le commerce local se développe essentiellement en périphérie, les 4B sont en train de se vider. Quand on veut aller au cinéma le soir, on est obligé de prendre la voiture parce qu’il n’y a plus de transport après 20 h 30. Il faut s’interroger sur comment donner plus de mobilité », explique David Dhaisne qui avec EELV se soucie du chômage. « La transition énergétique et la rénovation des 100 000 logements dans le Nord - Pas-de-Calais, c’est un gisement d’emplois énorme ».

Liste commune... ou autonome


Pour l’élection municipale de 2014, le rapprochement avec le Parti socialiste semble se profiler. « On se rencontre, on essaie de faire un projet commun. Notre question c’est toujours : comment améliorer la vie quotidienne des habitants ? », explique Mireille Gest-Bayle.

On avait retenu que les Verts et le PS feraient liste commune pour l’hôtel de ville. « Un partenariat et une alliance existent. On pourrait une liste ensemble ou aussi une liste autonome ». Pas de rapprochement en vue avec d’autres groupes politiques : « Nous n’y avons pas trouvé la même qualité de réponse ».

mardi 18 juin 2013

Journées d'Été EELV NPDC à Calais 29-30 juin 2013


Au programme, il faut rajouter la présence et les interventions du Kent Green Party (les Verts anglais) et de Groen (les Verts flamands).

- Jolyon Trimingham, Kent Green Party International Officer (il sera candidat pour la circonscription de Douvres aux prochaines législatives – General Election). C’est lui qui était déjà venu aux JDE de Boulogne-sur-mer.

- Martin Whybrow, le premier élu régional des Verts anglais au County Council du Kent en mai dernier (pour Hythe): comment un Green a-t-il pu accéder au “Conseil Régional” malgré le système électoral du “first-past-the-post”, système majoritaire à un tour ? Après ce résultat historique pour le Green Party, on apprenait que le conseiller régional indépendant du Thanet (Ramsgate/Broadstairs), Ian Driver, rejoignait les Verts.

- Mark et Annick West, West Kent Party

- Ashley Wakeling, Amelie Boleyn, les Jeunes Verts anglais

- Herman Lodewyckx (Groen), conseiller provincial Vert de Flandre Occidentale (Ostende)



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L'invitation PDF


vendredi 14 juin 2013

La Majest'in, qu'en penser ?



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Ce week-end, la Calais Majest’In accueillera ses premiers passagers. Ce projet mis en place par le syndicat intercommunal des transports du Calaisis (SITAC) sera géré par Calais Opale Bus. (La Voix du Nord)

La Voix du Nord a interrogé par téléphone les élus de l’opposition sur la Majest’in.

Mes propos :

« La Majest’in est une bonne chose si on la replace dans une vision globale et intermodale du transport urbain. Premièrement, si elle fonctionne aux heures où les gens ont le plus besoin de se déplacer, et deuxièmement si on a des embarcadères supplémentaires, au moins un arrêt pour le secteur Curie, quai Lamarle. Visiblement pour l’instant la navette fluviale risque de n’être qu’un argument touristique.

En conseil municipal du 25 décembre 2012, j’étais intervenu sur cette notion d’intermodalité en expliquant que c’était l’utilisation combinée de plusieurs modes de transport comme le train, les bus, la navette fluviale, le vélo… Je pense qu’en plus il faudrait instaurer un abonnement multimodal qui permettrait d’utiliser tous les réseaux de transports en commun. Ce qui validerait dans les faits cette approche intermodale.

Il faudrait se réjouir d’avoir la Majest’in. Et je souhaite son succès. Mais quand on voit comment les autres modes de transport sont traités, on a quelque doute sur la volonté du Sitac d’inscrire les déplacements urbains dans une vision de développement durable :

- Pour la Majest’in, on ne l’intègre pas au PDU. Pire, on ne veut pas perturber le trafic routier, donc pas de navette fluviale aux ‘’heures de pointe’’. Pas de vélos acceptés a priori… et carburation diésel.

- On le voit aussi avec les bus. On baptise les nouveaux bus ‘’Bus à Haut Niveau de service’’ alors qu’ils ne le sont pas. Il n’y a pas de couloir bus et ces bus continuent de peiner au milieu du trafic automobile… au diésel bien entendu ! Bonjour le ‘’haut niveau’’, quand on continuera de rester dans le bus, parfois plus d’une heure d’un point à l’autre de l’agglomération. Là encore, l’intermodalité n’est pas envisagée.

- La Balad’in reste le seul transport gratuit qui dessert les zones commerçantes et animées de Calais Nord, mais seulement de 9h00 à 19h00.

- Le Vel’in est un vrai succès. Mais il mériterait des itinéraires adaptées, et des pistes cyclables qui soient reliées entre elles.

Tout cela montre que c’est d’un vrai projet global dont nous avons besoin. Malheureusement, ce n’est la priorité ni de la municipalité de Calais ni du Sitac. On additionne des projets certes intéressants a priori, mais sans réflexion d’ensemble. Au final on a des bus très jolis mais qui ne changent rien pour personne. On aura une Majest’in qui ne sera qu’un truc pour touristes rares.

Ce n’est pas la multiplication des équipements qui fait la cohérence du réseau de transports urbains. Une logique intermodale est nécessaire, qui allierait des parkings relais, le train, le bus et les modes doux, avec des correspondances, des fréquences renforcées et des amplitudes horaires élargies, notamment le soir.

Tout cela reste à faire. Je pense que ce sujet sera un enjeu majeur du prochain mandat.

Nous développons tout ça, à Europe Ecologie-les Verts, dans la prochaine tribune municipale de Calais Mag. »

mardi 27 novembre 2012

Ondes électromagnétiques : à quand l’application du principe de précaution ?


Charte_antennes_relais-1.jpgL’essor des technologies de communication sans fil conduit depuis deux décennies à l’émission croissante d’ondes électromagnétiques, sans que leur impact sur la santé et l’environnement soient correctement évalué.

En France, la réglementation fixant les niveaux d’exposition du public date de 2002. La France a transcrit une recommandation européenne de 1999, elle-même basée sur les propositions d’une ONG européenne ayant des liens très proches avec les industries dont l’expansion dépendait des niveaux recommandés (l’ICNIRP).

Ces seuils, allant de 41 V/m à 61 V/m, ne permettent de protéger que des effets thermiques par échauffement des tissus du corps. Or notre organisme est parcouru de courants électriques très faibles, et ses réactions ne sont pas uniquement biologiques ou biochimiques, elles peuvent être électromagnétiques. Quels peuvent être les effets d’une exposition continue et artificielle à des rayonnements multiples, en prenant en compte l’effet « cocktail » ?
Depuis plusieurs années, les études se multiplient et les indices s’accumulent. Le rapport Bioinitiative de 2007 a révélé des effets sur le système nerveux, le système immunitaire et l’ADN. En 2011, le Centre de recherche international sur le cancer de l’OMS a classé les champs électromagnétiques comme possiblement cancérigènes.

Si le sujet n’a pas fini de susciter des controverses, et que les recherches doivent être poursuivies, les doutes quand aux risques sanitaires sont désormais établis. Dans une résolution en 2009, le Parlement européen a demandé instamment à la Commission de réviser la recommandation de 1999.

Face à ce risque est subi au quotidien, l’inaction est d’autant moins compréhensible que la mise en place d’un cadre plus protecteur est viable techniquement et financièrement, tels que le montrent les expériences en Suède, Espagne, Italie, Allemagne, Autriche etc.

eelv_logo3.jpgUne évolution réglementaire permettrait de renégocier les chartes établies localement (Tourcoing, Calais, CU d’Arras…) dans le sens d’une meilleure protection des habitants.

Au niveau national, Europe Ecologie-les Verts demande au côté des associations l’abaissement du seuil d’exposition à 0,6 V/M depuis des années.

Le changement de gouvernement nous donne la possibilité de poser ce débat et demander qu’enfin, le principe de précaution en matière de champs électromagnétiques soit intégré à la législation.


Que faire ?

Signez et faites signez aux élu-es l’appel pour l’application du principe de précaution en matière de téléphonie mobile http://www.precautiontelephoniemobile.org/


Les premiers signataires dans le Nord Pas-de-Calais:
Liste complète sur http://www.precautiontelephoniemobile.org/liste-des-signataires/

Jean-Marc BEN, conseiller municipal de Calais; Marie-Noëlle BERNARD, conseillère municipale déléguée de Seclin, Frédérique BIGOT, conseillère municipale de Boulogne-sur-mer; Catherine BOONE, conseillère municipale de Leers; Jean-François CARON, maire de Loos-en-Gohelle; Virginie DRAPIER, conseillère régionale NPDC; Francine HERBAUT-DAUPTAIN, conseillère régionale, Pierre-Jocelyn HUYGHE, maire-adjoint de Villeneuve d'Ascq; Laure OLIVIER, conseillère municipale d'Arras; Pascale PAVY, maire-adjointe de Bailleul; Lisette SUDIC, conseillère municipale de Bruay-La-Buissière; André LAURENT, maire-adjoint de Villeneuve d'Ascq


lundi 29 octobre 2012

L'avenir du Channel, scène nationale de Calais, en question au conseil municipal


LA VOIX DU NORD, jeudi 25 octobre 2012


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LA VOIX DU NORD, vendredi 26 octobre 2012


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Mon intervention en conseil municipal


Madame le Maire,

Membre de la commission de Délégation de Service Public, je vous ai déjà donné mon sentiment avant-hier, lundi dernier, sur cette délibération, puisque nous avons reçu la délibération municipale avant même de tenir notre réunion de commission de DSP.

La commission du 22 octobre ayant constaté une pièce manquante au dossier était « appelée à se prononcer sur les suites à donner » à ce dossier.

En fait, il s’agissait de vous donner l’autorisation, Madame le Maire, d’entrer en négociation directe avec le Channel. Rien de plus normal, c’était la logique.

Néanmoins, j’étais venu avec la délibération du conseil municipal, celle de ce soir donc, et j’avais l’impression qu’on avait déjà le « résultat des courses » avant même d’avoir démocratiquement statué, comme si les choses se passaient à l’envers. Je vous ai dit que la dernière phrase de la délibération me gênait, j’ai même dit qu’on pouvait avoir l’impression d’un « ultimatum », et qu’il aurait été souhaitable de s’en débarrasser.

Ce soir je voudrais réitérer ce souhait, pour apaiser le débat. Je m’explique.

Je m’interroge sur l’opportunité d’une sortie de la DSP avant même que n'ait lieu la négociation. J’ai l’impression, pour tout vous dire, que la municipalité se positionne d’avance sur une posture « guerrière ». En effet comment peut-on préjuger de l'évolution de négociations qui n’ont pas encore eu lieu ? Et comment peut-on penser, dans ces conditions, que ces négociations puissent être impartiales avec un tel présupposé ? Je rappelle que ces négociations se tiendront hors-commission DSP, entre vous et le Channel, sans observateurs extérieurs.

J’espère franchement que la démarche ne soit entachée d’aucune suspicion de rancœur ou de règlements de compte entre vous et le Channel. Vraiment, il serait souhaitable que la conclusion de cette délibération soit enlevée. Une phrase, une seule, qui peut cependant semer le doute et transformer définitivement cette délibération en bras-de-fer annonciateur. On ne peut s’interdire de douter de votre volonté d’aboutir réellement à un accord. Et on pourrait même se poser la question de savoir si toute la procédure n’a pas été conçue pour arriver à un appel d’offre infructueux.

Vous pouvez ce soir lever le doute.

Jean-Marc Ben


PS: Les mots ont toujours un sens et une délibération votée fait loi, elle décidait avant même la tenue des négociations directes qu'on sortirait, en cas d'échec, de la DSP. Cette conclusion a en fin de compte été retirée de la délibération, à ma demande. Il n'y a pas de petite victoire. La décision de sortir de la DSP serait, de fait, unilatérale. Seule Natacha Bouchart pourrait le décider. Exit la commission de délégation de service public, celle-ci ne peut faire le suivi des négociations.
Je reste persuadé qu'il vaudrait mieux prolonger la DSP d'une année pour remettre les choses bien à plat et calmer le jeu. Il n'y a pas lieu d'être aussi précipité. Mais le mandat de Natacha Bouchart se termine, elle voudrait régler ce dossier avant la campagne des municipales. C'est légitime, de son point de vue. Elle risque aussi de faire du Channel un sujet explosif pour ces élections.


La délibération du conseil municipal du 24 octobre 2012
Cliquer DSPChannel.pdf

mercredi 24 octobre 2012

La tribune d'EELV dans Calais Mag n°42 (novembre 2012)



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samedi 13 octobre 2012

Manifestation de soutien aux migrants et aux associations qui les défendent à Calais


Samedi 13 octobre à Calais, à l’initiative du réseau Jungle, plusieurs associations, dont La Marmite aux Idées, No Border, la Belle Etoile, la Ligue des Droits de l’Homme, Terre d’errance… ont défilé accompagnées de membres d’Europe Écologie-Les Verts, du NPA ou encore de Lutte Ouvrière du lieu de distribution des vêtements, rue de Croy jusqu’à la mairie de Calais.

Les expulsions d’exilés ont également recommencé, avec leur cortège de violences : destruction des effets personnels, harcèlement jour et nuit des personnes, qui ne peuvent plus se poser pour dormir, arrestations, expulsions vers d’autres pays.

Le préfet du Pas-de-Calais a fait en effet appel aux maires de la région pour créer des «dispositifs d’accueil» pour les migrants, puisque la municipalité actuelle de Calais refuse toute possibilité de mise à l’abri provisoire des migrants.

Le Conseil Régional a annoncé qu’il financerait en partie des centres d’accueil, qui seraient installés sur les communes volontaires.

Voilà qui constitue un espoir d’amélioration pour la dignité et les conditions de survie des exilés de passage à Calais.


Photos de Jean-Marc Ben, Emmanuel Decarpentry, Xavier Vilain

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vendredi 12 octobre 2012

Portes ouvertes des ateliers d'artistes à Calais



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mercredi 10 octobre 2012

Pour leur rentrée, les Verts reviennent sur les projets de la municipalité (Nord Littoral)


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Retrouvez Europe Ecologie - Les Verts Calais et environs sur leur site.



Régulièrement, les écologistes vous proposeront une réflexion participative sur les thèmes essentiels de leur programme.


Aussi sur Facebook à la page Europe Ecologie Calais


mercredi 6 juin 2012

Conférence de presse de Véronique Boutin, candidate d'Europe Ecologie les Verts


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jeudi 31 mai 2012

L'éloge de la bernique


berniquealeau.jpgLa campagne qui s’ouvre pour les élections législatives voit resurgir sur le rivage politique calaisien une espèce décidément résistante… la bernique. Si personne n’en connaît vraiment l’utilité sociale ou écologique, la bernique s’accroche pourtant contre vents et marées.

Ainsi, après 20 ans de soumission au plan local, Monsieur Charles François se découvre un destin politique national et affiche le soutien d’un mouvement intitulé « génération écologie », dont il serait bien en peine de citer un représentant local, pour entretenir l’ambiguïté d’une candidature dérisoire qui ne vise qu’à se venger de ses anciens amis du PS.

Il est bien dommage que Monsieur Alain Mascret n’ait quant à lui jamais manifesté en tant qu’adjoint au maire l’énergie qu’il met aujourd’hui à vouloir conserver le PRG local comme supplétif d’une force politique pourtant très éloignée des valeurs radicales.

Enfin Monsieur Philippe Blet qui, à force de manœuvres, a enfin réussi à mettre le pied dans la porte du MRC, s’affuble d’une suppléante à tout faire dont les convictions écologistes sont sans doute aussi enracinées qu’elles l’ont été au PCF, avec les alternatifs ou au sein du groupuscule de la gauche démocratique cher à Monsieur Charles François…

Gageons que les électeurs calaisiens ne seront pas dupes de la stratégie de la bernique qui vise envers et contre tout à se maintenir en place et qu’ils privilégieront les forces politiques porteuses d’une alternance démocratique crédible tant au plan national qu’au plan local dans la perspective des municipales de 2014.

A Calais comme ailleurs, nous ne voulons ni du statu quo, ni du retour à la case départ. Pour cela l’émiettement des stratégies personnelles dérisoires devra disparaître devant les vrais enjeux de la société que sont - outre l’importance de faire barrage à la droite - la transition écologique, l’emploi et le pouvoir d’achat… et tant pis pour les berniques !

David Dhaisne, secrétaire adjoint de Europe Ecologie les Verts Calais et Environs.


mercredi 11 avril 2012

Europe Ecologie-les Verts contre le PPRT



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mercredi 4 avril 2012

Elections législatives, 10 et 17 juin 2012


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Le site d'Europe Ecologie-les Verts Calais et environs

jeudi 22 mars 2012

La journée mondiale de l'eau à Calais


Aux Terres Saint Roch, avenue Roger Salengro à Calais


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Inauguration de la journée de l'eau au Lycée Coubertin


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DIAPORAMA

lundi 5 mars 2012

Ca ne nous a pas P.L.U !


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Ci-dessous, l'avis que nous avons déposé, Francis Gest pour le groupe Europe Ecologie-les Verts Calais, et moi en tant que conseiller municipal EELV de Calais, au registre de consultation (à l’espace de promotion, de développement économique et d’urbanisme, 9 rue Paul Bert).


CA NE NOUS A PAS P.L.U !

eelv_calais.jpg1°) Quelques remarques générales tout d’abord. Il sera toujours anachronique et pas très logique d'aborder le document d'urbanisme au niveau communal alors que la ville est intégrée dans une agglomération. Cela conduit à une vision géographique étriquée et les solutions ne sont pas recherchées à la bonne échelle notamment en termes d'espaces d'habitat, de typologie de logements, d'espaces économiques et de déplacements. Preuve en est que les compétences communautaires s'exercent sur les zones d'activité de plus de 30 hectares: on aborde une partie de la Turquerie dans le PLU alors que la suite est à Marck... D’autre part le Plan Local de l'Habitat est de compétence communautaire, la trame verte et bleue ne saurait considérer les limites communales et les transports collectifs sont gérés à l'échelle du SITAC (l‘Agglo + Guînes). Il existe de très forts déséquilibres au sein de l'agglomération tant sur le plan de l'habitat que de la répartition des zones d'activité et des ressources fiscales. La gestion du droit du sol à l'échelle de la commune ne fera que conforter ces déséquilibres et ne permettra pas un aménagement qualitatif et équilibré du territoire à l'échelle de l'agglomération, les communes périphériques continuant de siphoner les catégories socio-professionnelles supérieures de Calais qui en est déjà très dépourvue par rapport à Boulogne ou Dunkerque.

2°) Le document PLU comporte des erreurs inquiétantes et des lacunes. Considérer que St Pierre est une zone où les aménagements sont nombreux en faveur des modes doux est une imposture (trottoirs étriqués, circulation infernale, pas de piste cyclable ! Ca ne correspond en rien à la réalité. Peut-être pour ne rien changer à l’existant ? Parler d'itinéraire de grande randonnée Quai de la Gendarmerie est sans doute une plaisanterie quand on constate que les berges du Canal de Calais sont un parking sauvage et que la municipalité a refusé de traiter le problème dans le cadre de la friche Thélu. Il y a quelques années, cet espace entrait dans le cadre de la réhabilitation des berges de canaux avec aménagement paysager, piétonnier et cyclable. Ce projet n’a pas été repris par l’actuelle municipalité. Les voies bruyantes répertoriées par l'Etat souffrent de graves lacunes notamment au niveau des traversées Est-Ouest et Ouest-Est du centre ville que le plan de circulation encourage par les petites rues au gabarit inadapté (rue des Soupirants, rue du temple, rue de Vic, rue des 4 coins).

3°) Les besoins exprimés sont suréavalués. Au niveau des logements, l'objectif à 2025 = 76000 habitants en cohérence avec les objectifs du SCOT (prévoyant +2%) alors que l'INSEE table sur -4% ! De plus ces objectifs se déclinent en nombre de logements en fonction de 2 hypothèses qui considèrent notamment le taux de décohabitation des ménages. Les calculs établissent un besoin entre 2695 et 6244 logements pour héberger 2% de population en plus. Or tout le document ne retient que cette dernière hypothèse qui est très exagérée et qui est la plus consommatrice d'espace.

Pour les zones d'activité, celles-ci sont totalement disproportionnées puisque les besoins pour tout le calaisis à l'horizon 2025 en nouveaux m2 de surface de vente sont évalués à 20.000m2 (soit +12% par rapport à l'existant) alors que le document laisse la possibilité d'en développer 4 fois plus et que Coquelles a elle seule dispose de dizaines de milliers de m2 urbanisables à cette fin en réserve ! On va donc viabiliser à grands frais des terrains pour au mieux générer des transferts internes à la ville ou à l'agglomération, et créer des dizaines de m2 de friches commerciales qu'il faudra ensuite gérer aux frais du contribuables. Cette politique d'expansion urbaine est totalement déraisonnable et elle se fera au détriment des contribuables et des commerçants du centre ville.

L'enjeu est de densifier la ville et non de la diluer. C'est d'ailleurs écrit dans le document. Mais pour répondre à l'objectif d'attirer d’autres catégories socio-professionnelles, densification doit rimer avec cadre de vie et respiration. Or le document ne prévoit pas d'apaiser le centre ville ni de dévier les flux de transit, alors que les flux domicile-travail entrant dans la ville (et la quittant le midi et le soir) représentent + de 11500 véhicules/ jour ! Il est impératif de revoir complètement la politique du stationnement et des transports en commun pour dissuader l'usage de la voiture dans le centre ville et de créer de vraies zones de rencontre dans le centre ville et notamment à Saint-Pierre, tout autour des 4B, ce qui n'est absolument pas envisagé.

4°) En ce qui concerne la Zone des Dunes Extension, cette zone était considérée comme zone humide et comme compensation écologique au projet Calais Port 2015. Or dans le document 3. Orientations d’Aménagement et de Programmation, sur la carte "Les Dunes Extension, orientation et programmation), on apprend que cette zone va permettre "l'accueil d'activités nécessaires à l'extension du port". On y parle de "parc d'activités" avec un "projet d'infrastructure à intégrer". C’est précisément la zone qui oppose la municipalité à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). Si on “revoit“ cette clause importante, que prévoit-on en rechange. Le document ne le dit pas ! On ne peut impunément, et par le fait du prince amputer purement et simplement un projet aussi important que celui de Calais Port 2015, qui n’est projet de développement durable que par ses compensations écologiques nécessaires en termes d’aménagement et de développement économique moderne. Par conséquent, ce secteur des Dunes doit être maintenu naturel, comme zone tampon, tout en laissant la place pour la desserte ferrée de Calais Port 2015.

5°) Il n'y a aucune ambition pour la création de vrais parcs urbains. On procède par rustines ! Demandons par exemple que le secteur du futur ex-hôpital soit intégralement reconverti en parc urbain, avec déviation en arrière de la voie de circulation du Quai du Commerce, pour que le parc aille jusqu'aux berges du canal. Demandons également l'inscription en espaces verts des berges du canal de Calais le long du Quai de la Gendarmerie (devant "LU").

6°) Dans les zones Ua, Uc, Ud, la dispense de réalisation d'aires de stationnement en deçà de 3 logements ne permettra pas de lutter efficacement contre les maisons à la découpe qui gangrènent St Pierre et s'étendent dans l'Est de Calais-Nord. Le meilleur remède pour lutter contre ce phénomène serait de gérer le cadre de vie et notamment les flux de circulation dans le centre-ville... pour que notre ville soit vraiment attractive !

7°) On ne peut accepter les lotissements prévus entre la Grande Rue du Petit Courgain (à hauteur de l'école Parmentier) et la route de Gravelines dans un environnement Seveso immédiat, auquel s’ajoute la station-service en bordure des 2 sites SEVESO. Le périmètre défini est pour le moins complaisant et anecdotique quand on sait les dégâts que pourrait causer un accident industriel majeur (cf AZF Toulouse), à proximité de zones d’habitations ainsi densifiées et d’une présence importante et anarchique de camions qui y séjournent pratiquement. Ajoutons que le PPRT préconise uniquement des recommandations ! Un périmètre aussi ridicule ne met pas en sécurité définitive les nouvelles populations de ce quartier et s’apparente plus à un pari hasardeux lorsqu’il s’agit de sécurité. On peut aussi se poser la question de la viabilité du projet de constructions pour les futurs vendeurs et propriétaires qui découvriront à un moment ou un autre qu’ils sont tout près d’une zone Seveso et d’une station service, véritable accumulation de dangers. Vous feriez construire là, vous ? Ainsi exposés aux risques majeurs et aux pollutions ? Ne pensez même pas à revendre votre maison un jour, sauf en la bradant !

8°) La coupure verte entre Blériot et le Fort Nieulay se réduit comme peau de chagrin avec l'avancée du front bâti et le projet de camping "au milieu de nulle part" et ce d'autant que la commune de Blériot Sangatte avance son front bâti vers le Sud. Là encore, une réflexion intercommunale pour l'implantation du camping aurait pu être bénéfique. Pourquoi pas sur le parking en bout de digue qui, bien que sur Blériot, appartient à la ville de Calais ? Cette solution serait préférable au projet très virtuel de camping “au milieu de nulle part“ (qui pourrait assez vite se transformer en “pas de camping municipal du tout“ au final).

9°) Le projet de PLU consacre le parking souterrain de Calais-Nord, projet disproportionné et inutile qui génèrera de nouveaux déficits puisque la municipalité préfère faire payer le stationnement par le contribuable calaisien plutôt que par l’usager. Le projet actuel pose plus de questions et de problèmes à retardement qu’il n’amène de réponses vraiment cohérentes pour un PLU digne de ce nom, et vraiment prospectif.

Jean-Marc BEN, conseiller municipal EELV de Calais
Francis GEST, pour Europe Ecologie-les Verts Calais

jeudi 26 janvier 2012

Tribune EELV dans Calais Mag n°34 (février 2012)



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dimanche 4 décembre 2011

NL : "Les membres d'EELV ont planté un arbre sur le Quai de la Gendarmerie"

Nord Littoral, samedi 3 décembre 2011


pommier-4ed797e1_jpg.jpgLes membre d'Europe Écologie/Les Verts ont planté un arbre sur le quai de la gendarmerie

Un pommier comme « signal d'alarme »


Il a pris place au milieu des voitures garées sur les bords du canal de Calais. Le long du quai de la gendarmerie, les adhérents d'Europe Écologie/Les Verts (EELV) ont planté ce mercredi un pommier.

« C'est dans le cadre de la Trame Verte et Bleue (NDLR : Grenelle de l'Environnement). Nous voulons que ces parkings disparaissent, qu'ils soient inclus dans le futur éco-quartier, qu'il y ait des négociations et des conventions mises en place entre la CAF et Armatis pour dégager les berges. Rendez-vous compte, le parking de l'ancien office HLM est vide ! », s'exclame Catherine Bourgeois.

Le fait que Natacha Bouchart ait déjà émis le souhait de voir ces parkings disparaître ne calme pas pour autant les ardeurs : « Oui, elle en a parlé lors de la réunion publique. Mais entre dire et faire, il y a une énorme différence. Nous aimerions que ce soit désormais acté », appuie Barbara Chevalier.

« C'est la caricature parfaite de ce qu'il ne faut pas faire »

« C'est un petit signal d'alarme, une piqûre de rappel. C'est avant tout symbolique. Il est prévu de réhabiliter les berges mais on ne sait pas où ça en est. Ce parking actuel, le long du canal, c'est la caricature parfaite de ce qu'il ne faut pas faire », souligne Jean-Marc Ben. « Ce serait quand même sympa de faire des berges avec des espaces verts, des voies pour les vélos », argumente Catherine Bourgeois.

Les représentants d'EELV profitent de l'occasion pour faire passer d'autres messages. « Nous souhaitons voir une coulée verte de Sangatte jusqu'au Bassin des Chasses. A la place, on voit des projets de golf et de résidences qui vont exproprier des agriculteurs qui auraient pu faire du Bio. De même, on voit bien que les 4B ne marchent pas du tout. Pourquoi n'a-t-on pas fait un beau parc en centre ville avec des jeux pour les enfants ? », lance-t-elle.

« Il est clair que nous avons besoin d'espaces de respiration, de bouffées d'oxygène », appuie Jean-Marc Ben.

Quant au pommier, pas sûr que les Calaisiens puissent goûter un jour les granny smith.

GH


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COMMENTAIRE

Je signale que la Granny Smith n'est pas du tout une variété locale. Un ami me le rappelle d'ailleurs. C'est une figure de style humoristique du journaliste. La Lanscailler, la Cabarette, la Colapuis, la Court pendu rouge, la Gris baudet, la Rambour hiver, la Reinette de Flandre, la Reinette des Capucins et plein d'autres sont plus acclimatées. Un autre ami apiculteur nous conseille aussi de planter les "saules Marsault". Premier pollen important pour les bourdons et abeilles pour élever leur couvain... première génération... puis tous les autres arbres mellifères et pollinifères... C'est noté, au nom de la biodiversité... locale.




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DANS LE NORD LITTORAL DU 04/12/2011

pendons_les_ecolos_copie.jpgDans Echos et chuchotements (Nord Littoral du dimanche 4 décembre 2011) le rédacteur en chef qui n'aime pas les opposants à Natacha Bouchart, revient sur cet article et veut à tout prix me tailler un costume pour l'hiver. Soit, c'est le genre de la rubrique. Mais mes propos tout en nuance (« Il est clair que nous avons besoin d'espaces de respiration, de bouffées d'oxygène »), repris au demeurant dans un bon article du journaliste, deviennent catégoriques sous sa plume: "Pas assez d'espaces verts Il n'y a pas assez d'espaces verts dans le centre de Calais... Bien vu. Superbe autocritique car cette réflexion vient de Jean-Marc Ben, Europe Ecologie-Les Verts, et qui a été adjoint à la ville de Calais, sous les mandatures de Jean-Jacques Barthe puis de Jacky Hénin, pendant plusieurs années. On se demande ce qu'il a fait pendant toutes ces années... A cette époque il pensait peut-être que les espaces verts prenaient trop de place, allez savoir !"

Certes, le rédacteur en chef n'est pas tenu de rappeler le bilan des élus écologistes des mandats précédents. Il est tout simplement amnésique et "oublie" allègrement le Colombier-Virval, les Terres Saint Roch au Fort Nieulay, la gestion différenciée des espaces verts et surtout, puisqu'on en parle, la réhabilitation des berges de canaux... qui sont à notre actif. En environnement la municipalité actuelle se contente de gérer l'existant (les réalisations de l'ancienne municipalité en fait) et met en stand-by la poursuite de la réhabilitation des berges de canaux, à commencer par le Quai de la Gendarmerie ! Quand elle ne décide pas tout simplement de reprendre à son compte des projets prévus par l'ancienne municipalité comme le stade Louchez quartier Curie ou de supprimer des évènements importants pour l'environnement, comme la journée "En ville sans ma voiture" ou de bonnes décisions comme la piétonnisation de la digue. Je ne parle pas des autres réalisations dont les écologistes sont à l'origine, et ce en tant qu'élus minoritaires d'une majorité de gauche qui ne croyait même pas au tri sélectif au départ, je vous le concède !

Par conséquent, Monsieur le Rédacteur en chef, tournez sept fois votre plume dans l'encrier avant d'aligner des lignes aussi dénuées de sens. Continuons de rire, je suis un amateur de la rubrique "Echos et Chuchotements" quand il y est vraiment question d'humour... et pas de parti pris politique ou de mensonge. Ca va finir par se voir


Jean-Marc Ben

mercredi 30 novembre 2011

Tribune EELV dans Calais Mag n°32 (décembre 2011)



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mercredi 9 mars 2011

Calaisis TV: Francis Gest, candidat Europe Ecologie sur Calais Centre




mardi 8 mars 2011

Calaisis TV: Christian Louchez, candidat Europe Ecologie sur Calais Nord-Ouest





jeudi 24 février 2011

Le torchon brûle entre Natacha Bouchart et Antoine Deguines !



Commentant sur ce blog la dissidence d'Antoine Deguines annoncée dans La Voix du Nord du 23 février 2011 (voir l'article précédent), je notais: "En se démarquant publiquement (et courageusement) de ses pairs, Antoine Deguines, sans rompre officiellement, devra rendre des comptes au maire. Il le sait mais il prend date à mon avis. Natacha Bouchart ne peut ignorer qu'Antoine se positionne désormais sur une autre dynamique, déjà en marche: il y a fort à penser qu'avec sa nouvelle posture d'électron libre, son parcours politique ne sera pas un long fleuve tranquille."

La réaction de Natacha Bouchart ne s'est pas fait attendre: elle invite aujourd'hui l'adjoint à la culture (dans La Voix du Nord de ce 24 février) à « prendre ses responsabilités. Soit il ne se sent pas bien, et il démissionne, soit il s'explique avec nous »

Selon elle, « celui qui rompt le contrat municipal, c'est M. Deguines. Il devrait balayer devant sa porte ». Lui dit exactement le contraire ! Pourquoi démissionnerait-il de son plein gré, comme si c'était une simple question d'humeur. Son départ volontaire, dans le contexte du moment, ferait certes plaisir au reste de l'"équipe municipale" et dédouanerait de fait Natacha Bouchart de ses propres responsabilités. On a là les prémisses de l'échec de l'"Union Populaire et Sociale", une union faite de bric et de broc, construite sur l'idée du "plus petit dénominateur commun", et sur une position de rejet de l'"ennemi commun". La question est maintenant de savoir s'il s'agit d'un accident de parcours pour la majorité municipale ou d'une crise latente beaucoup plus profonde qui annoncerait d'autres dissidences. Car, qu'on le veuille ou non, la majorité actuelle est plus une somme d'individualités qu'une coalition politique autour des partis. C'est la nature même de cette "union" qui permet la reprise en main de cette municipalité par l'UMP.

Il n'y a pas de parti au sein de la majorité qui puisse faire contrepoids à l'emprise actuelle de l'UMP. A vrai dire, il n'y a qu'un seul autre groupe organisé en tant que vrai parti, c'est le Modem, mais qui pèse peu. Philippe Blet, s'il a réussi à négocier son alliance avec Natacha Bouchart en obtenant la présidence de la Communauté d'Agglomération dans une situation exceptionnelle et inédite, ne sera plus en mesure de négocier quoi que ce soit dans 3 ans... s'il reste isolé politiquement. Justement, fin 2009 les conseillers municipaux du groupe de Philippe Blet, "socialistes dissidents" unis à l'UMP, avaient essayé de rallier le PRG d'Alain Mascret, parti d'opposition à Natacha Bouchart et on pensait bien alors que quelque chose d'important se passait et qu'on se rebiffait de ce côté-là (Voir sur ce blog mon article L'"Union Populaire et Sociale" autour de Natacha Bouchart se lézarde à Calais)

La seule cohésion de l'équipe actuelle ne repose que sur la distribution de postes importants à quelques individualités, des "biscuits" pour faire la route en quelque sorte, mais pas sur une cohésion politique, on le voit avec la culture par exemple.

Par conséquent Antoines Deguines a raison de ne pas vouloir démissionner. Se faire "éjecter" par le premier magistrat sera peut-être plus porteur politiquement que de s'infliger soi-même la sentence. Et plus logique: Antoine estime que le pacte municipal n'est pas respecté, il ne dit pas qu'il est en désaccord avec ce pacte. On peut le croire !

Je remarque aussi le désaccord de fond entre Antoine Deguines et Philippe Blet, alors qu'ils faisaient partie tous les deux du même groupe d'élus au départ ! Politiquement, et sur la question du Channel en particulier, Philippe Blet et Natacha Bouchart sont en symbiose parfaite. Je pense qu'il y a déjà rééquilibrage au sein de la majorité municipale, et la constitution d'un axe exclusif Bouchart-Blet, une sorte de Yalta politique local... C'est du côté de ces rééquilibrages internes qu'il faudra regarder, et voir si les autres élus acceptent encore longtemps ce deal qui les exclut de fait.

Avec un retrait de délégation à son adjoint, Natacha Bouchart prend quand même le risque d'avouer l'échec de sa liste et de susciter bien des interrogations, si ce n'est d'autres vocations. Mais en tout cas, l'issue ne fait aucun doute, sauf coup de théâtre: « Nous attendons la fin des élections. Après, on verra, selon l'attitude de M. Deguines » (Natacha Bouchart)


Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste de Calais

mercredi 23 février 2011

Antoine Deguines, adjoint à la culture : « Le contrat municipal n'est pas respecté » (La Voix du Nord)


LA VOIX DU NORD, 23/02/2011

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| LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |

Son nom a souvent été cité, sa candidature souvent évoquée. Mais Antoine Deguines ne briguera pas de mandat de conseiller général. Mais l'adjoint à la culture ne tire pas un trait sur ses ambitions personnelles, tout en affirmant sa position d'électron libre au sein de la majorité.

Pourquoi ne vous présentez-vous pas aux élections cantonales ?

« D'abord pour raisons professionnelles. J'ai déjà deux mandats, l'un à la mairie, l'autre à l'intercommunalité, et une activité professionnelle très prenante. Quand on se présente à une élection, c'est pour être élu. Et se présenter en sachant d'avance qu'on ne peut pas assurer correctement le mandat, ou pas du tout, c'est malhonnête. »

Pourtant, il a été question de votre candidature dans le cadre d'un accord PS - Verts.

« Oui, on m'a sollicité dans ce cadre, beaucoup de gens m'ont demandé d'y aller, mais cela n'est resté qu'au stade des discussions, et d'ailleurs l'accord entre le PS et les Verts n'a pas abouti. Ceci étant, j'ai eu des contacts intéressants avec les Verts, notamment avec Francis Gest. C'est un homme que je respecte énormément, qui se présente parce qu'il a des convictions, et non parce qu'il court les mandats. J'ai le même respect pour Marcel Pidou, qui est un homme d'honneur. »

Êtes-vous toujours adhérent au PRG ?

« Oui, depuis deux ans. Je considère que ce parti est le plus proche de mes idées. Il a une bonne image. Je me sentais également proche du parti socialiste, mais son mode de fonctionnement est parfois agaçant. Je suis au PRG, c'est un parti d'avenir, sur lequel je pourrai compter pour d'autres échéances. »

Depuis quelques mois, vous ne semblez pas sur la même longueur d'onde que la majorité municipale à laquelle vous appartenez. Le confirmez-vous ?

« Oui, tout à fait. Les choses sont difficiles pour moi, dans l'équipe municipale aussi bien qu'à la communauté d'agglomération. Je sens énormément de méfiance, de défiance à mon égard. Je ne suis plus associé à rien. »

On sent beaucoup de crispation autour de votre principale délégation, la culture. La confirmez-vous ?

« Bien sûr. Sur ce sujet, j'ai une position qui tranche avec les autres élus. Mais au lieu de m'inviter à des discussions pour essayer d'avancer et de rapprocher les points de vue, on me contourne et on prend des décisions sans moi. C'est vrai à la Ville, avec par exemple la question de la succession de Martine Fosse à la Cité de la dentelle, pour laquelle je n'ai jamais été associé. C'est aussi vrai à l'agglomération. Il n'y a qu'à voir ce qu'il se passe avec le Channel... A ce titre, je me réjouis que les choses s'arrangent, au moins ponctuellement (NDLR : une subvention de 109 000 E a été votée lors du dernier conseil communautaire pour l'organisation des Libertés de séjour). Mais cela a été le résultat d'un bureau communautaire agité. Heureusement que Guy Allemand, Michel Hamy ou Serge Péron sont intervenus à mes côtés... Philippe Blet nous a traités d'avocats du Channel. Je l'ai pris comme un compliment, même si dans sa bouche, ce n'en était pas vraiment un ! »

Pourquoi, dans ces conditions, ne démissionnez-vous pas ?

« Malgré ces difficultés, je considère que je suis toujours utile à Calais et aux Calaisiens, notamment dans le domaine de la culture. Grâce aux liens que j'ai pu tisser avec les structures de la ville, mais aussi grâce au soutien des partenaires comme l'État, via la DRAC, ou les territoires voisins. »

Mais pourquoi rester, alors que vous semblez dire que vous ne pouvez pas assurer vos missions ?

« Au moins, il reste ma voix pour défendre le monde de la culture. Tant que je me sentirai utile, je resterai. Même si je vois bien que l'on tente de me discréditer auprès de tous les élus. Moi, j'ai toujours eu la liberté de dire ce que je pense. Car contrairement à beaucoup d'autres, je n'ai pas besoin d'un mandat pour vivre. Ma liberté, elle est là ! »

Les bases de la liste d'union qui l'a emporté en 2008 sont-elles ébranlées ?

« Je veux tout de même rappeler que nous avons été élus sur la base d'un pacte municipal, qui prévoyait notamment qu'en cas de différend, les représentants des quatre sensibilités de la majorité se réunissent pour discuter. Cela n'a jamais été fait. Le contrat municipal n'est pas respecté. Et j'en fais porter une partie de la responsabilité à Philippe Blet, qui n'a jamais représenté notre tendance face à l'UMP, ni joué le rôle de contrepoids que l'on pouvait attendre de lui. Ce qui faisait la richesse de notre liste est perdu. Moi, je suis loyal dans mon engagement. À aucun moment je n'ai trahi le contrat municipal. » •


PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO MALLET

calais@lavoixdunord.fr

Antoine Deguînes, adjoint à la culture : « Le contrat municipal n'est pas respecté » (La Voix du Nord)





COMMENTAIRE


Lorsque fin 2009 les conseillers municipaux du groupe de Philippe Blet, "socialistes dissidents" unis à l'UMP, avaient essayé de rallier le PRG d'Alain Mascret, parti d'opposition à Natacha Bouchart, on pensait bien que ça n'était pas pour rien. Un an et demi après son accession aux affaires municipales, la majorité municipale d'"Union Populaire et Sociale" semblait en effet se lézarder. Le message était fort et lourd de conséquences (Voir mon article L'"Union Populaire et Sociale" autour de Natacha Bouchart se lézarde à Calais). On pensait donc que la dissension serait venue de ce côté-là ou peut-être du MoDem, pour ses relations tendues avec l'UMP, voire des deux. Mais la mainmise de l'UMP a été rendue possible par la nature même de cette majorité, faite de bric et de broc, sur la base d'un accord exclusif Bouchart-Blet, une sorte de Yalta politique en somme.

Cette interview d'Antoine Deguines arrive donc comme un boulet de canon au plus mauvais moment pour les autres composantes de la majorité municipale, à mi-mandat (toujours une date symbolique politiquement parlant) et à l'occasion des élections cantonales où se présentent bon nombre d'élus majoritaires.

En se démarquant publiquement (et courageusement) de ses pairs, Antoine Deguines, sans rompre officiellement, devra rendre des comptes au maire. Il le sait mais il prend date à mon avis.

Natacha Bouchart ne peut ignorer qu'Antoine se positionne désormais sur une autre dynamique, déjà en marche: il y a fort à penser qu'avec sa nouvelle posture d'électron libre, son parcours politique ne sera pas un long fleuve tranquille. Il vient de se faire beaucoup d'ennemis d'un coup, de l'UMP au MSDC. Nul doute qu'il vient de gagner beaucoup plus d'amis en échange.

Une page vient sûrement d'être tournée...

Jean-Marc Ben

lundi 21 février 2011

Les surprises de la politique en Calaisis avec l'affaire Serge Péron... Socialisme pluriel ?


Décidément la politique nous réserve bien des surprises. Et à la veille des cantonales dans le Calaisis, le cas de Serge Péron, maire socialiste de Marck, et candidat sur le canton de Calais-Est mérite qu'on s'y attarde un peu. C'est un cas d'école. Au préalable, surtout pour les "extérieurs" à notre microcosme politique, il est besoin de relire le articles de Nord-Littoral ci-dessous et d'autres articles expliquant le soutien du PRG (La Voix du Nord) au seul candidat PS du coin, Serge Péron, et celui de Philippe Blet et de son MSDC

Toujours est-il que MSDC et PRG reconnaissent Serge Péron comme leur représentant naturel pour les cantonales. En plus du Parti Socialiste, dont c'est le candidat. Comment expliquer cet engouement pour un candidat... forcément emblématique !

En tout cas, c'est le seul candidat à bénéficier du soutien du PS, du MSDC de Philippe Blet, et du PRG d'Alain Mascret ! Faut l'faire ! Mais pourquoi Serge Péron séduit autant tous nos hommes de gauche calaisiens ? Etonnant, non ?

Ces soutiens providentiels n'ont-ils pas été trop vite en besogne ? Trop tard en tout cas pour retirer leur soutien !

D'autres questions se posent sur les adjoints et élus municipaux de la majorité municipale calaisienne proches (et parfois adhérents) de ces mouvances (PS, MSDC, PRG, société civile). Pour qui se prononceront-ils ? Et les marckois ?

Ca, c'est une bonne question ! La presse locale devrait nous demander notre avis, à tous les 49 élus municipaux ou personnalités du Calaisis. Non ?

PS (pour le gag): le canton de Calais-Centre, c'est pas mal non plus: 3 socialistes (Philippe Vasseur, Charles François, Laurent Lenoir). Alors, vers d'autres surprises électorales dans ces deux cantons ?


Jean-Marc Ben
Conseiller municipal écologiste

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