Le blog de Jean-Marc Ben

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dimanche 6 février 2011

Peduzzi est-il trop Vert ? (Nord Littoral)


Echos et chuchotements

NORD LITTORAL, dimanche 6 février 2011


Natacha Bouchart l'a recadré au cours du conseil municipal, Philippe Blet l'a dans le collimateur depuis quelques mois, le directeur du Channel n'a pas que des amis au sein des conseils municipal et communautaire. Pourtant, les élus n'ont pas grand chose à reprocher à la bonne tenue de la scène nationale. Il faut donc chercher ailleurs ! On n'ose pas imaginer que le maire de Calais et le président de Cap Calaisis n'aient pas encore digéré que Francis Peduzzi soit sur la liste d'Europe Ecologie aux dernières élections régionales... Au contraire ! Eux qui prônent la pluralité politique pour gérer la ville et l'agglomération doivent être fiers d'avoir un directeur de structure ouvert à l'écologie. Pourtant, on ne voit pas d'autres explications pour ces discussions...


La demande de subvention n'aurait pas été correctement effectuée... Même si l'administration du Channel dit le contraire. Mais au bilan, la scène nationale n'aura pas les 80 000 euros votés par les élus consulaires au printemps 2010. Pour un président qui se dit fan du Channel et conscient de tout ce qu'apporte la scène nationale à l'image du Calaisis, nous avouons notre incompréhension... S'il est aussi bon gestionnaire qu'il le dit, Philippe Blet doit savoir qu'il met cette structure en difficulté...




L'article de Nord Nittoral

MON COMMENTAIRE:

Une chose est sure. Natacha Bouchart n'aime pas le Channel. Et Philippe Blet, pas plus que ça. Au moins ces deux-là sont en symbiose politique parfaite. Le MSDC en accord total avec l'UMP, c'est quand même ça l'information essentielle de ce conseil municipal du 3 février 2011. Merci à Charles François, conseiller municipal de l'opposition, qui en revenant sur la subvention conséquente accordée à Calais Promotion, relance le débat sur un sujet tabou pour la majorité municipale: « Le Channel aussi est un outil de promotion de la ville, il ne faut pas l'oublier ».

Réponse cynique de Madame le Maire, silence pesant de Philippe Blet... et accord tacite de toute la majorité municipale. A aucune exception ! Ni du Modem, pourtant supporter du Channel en la personne de son président Jean-Marc Leroy, ni, plus étonnamment, d'Antoine Deguines (PRG de l'alliée UMP encore ?), adjoint à la culture, dont chacun aurait souhaité avoir l'avis ce soir-là. Malheureusement, Antoine était absent... et avait donné procuration à Marcel Pidou... lui-même absent ! Bizarre ? Ou les différentes sensibilités de la majorité sont cadenassées aujourd'hui par l'UMP ou elles sont solidaires de la politique anti-culturelle de Natacha Bouchart. Pas de dissonnance en tout cas à l'intérieur de cette majorité. Aucune ! J'en témoigne. Qu'en sera-t-il des autres structures culturelles de la ville, par exemple le Centre Culturel Gérard Philippe ?

A mon avis, si cette majorité repasse en 2014, le sort du Channel est joué. C'est mon intime conviction.

J'en appelle à l'indignation de tous les élus calaisiens et communautaires, qu'ils soient de l'opposition ou de cette majorité...

MAINTENANT ! Après, il sera trop tard !


Jean-Marc Ben
conseiller municipal écologiste de Calais

dimanche 10 octobre 2010

Europe Ecologie et les cantonales


NORD LITTORAL: Pas de ticket spécial dans le nord-ouest
mardi 05.10.2010

A gauche, on trouve des déçus du choix des socialistes de ne pas bâtir d'accord électoral. C'est le cas de Francis Gest pour Europe Ecologie : « On avait des négociations lancées avec le PS mais ça n'a pas pu aboutir, regrette-t-il.
Le parti socialiste fonctionne par département, nous c'est plutôt au niveau régional». Les négociations portaient sur cinq cantons "gagnables" dans le Nord, cinq dans le Pas-de-Calais, aucun dans le Calaisis. Par gagnable, comprenez un canton où le sortant socialiste ne se représente pas. Europe Ecologie souhaitait construire des accords en vue de la présidentielle. «Dans près de 90 % des cas, nos électeurs donnent leur voix au candidat de gauche le mieux placé, on n'est donc jamais élu», diagnostique le vert calaisien.

Localement, Europe Ecologie avait imaginé un ticket spécial pour le canton Nord ouest, un mariage avec le PRG avec le consentement du PS. « Mais les socialistes locaux n'ont pas le pouvoir d'imposer un accord », souligne Francis Gest. Du coup, cet accord est caduc, il était pourtant étonnant. Antoine Deguines devait se présenter accompagné d'un suppléant d'EE. Ce qui était jouable avec le soutien du PS ne l'est plus sans. « C'est dommage, c'était franchement novateur », insiste Francis Gest.

« C'est vrai que j'ai participé à des discussions, indique Antoine Deguines, élu PRG dans la majorité municipale calaisienne. Les gens d'Europe Ecologie sont venus me voir en pensant que ma "notoriété" professionnelle et mon statut d'adjoint à la culture pouvaient être utiles. Certains d'entre eux voulaient que je démissionne de mon mandat d'élu calaisien, ce que je refuse. Je suis PRG, toute la majorité municipale n'est pas UMP. Mais j'ai eu des discussions intéressantes avec les gens d'Europe Ecologie, ils n'étaient pas venus me chercher pour des salades électorales. Ça ne s'est pas fait. A l'heure actuelle, je ne suis candidat à rien ». De leur côté, les militants d'Europe Ecologie se réunissent jeudi pour décider de ce qu'ils feront pour les cantonales de mars.


NORD LITTORAL: Europe Ecologie présent dans tous les cantons
dimanche 10.10.2010

Naturellement déçus de ne pas avoir mis en place un accord avec les socialistes pour les cantonales de mars prochain, les militants d'Europe Ecologie se sont réunis cette semaine pour décider de la marche à suivre. S'ils n'ont pas encore choisi leurs champions, c'est décidé, ils se présenteront dans chacun des six cantons du Calaisis.


Mon commentaire


D'abord, tout en ayant soutenu la candidature d'Antoine Deguines s'il avait fait ce qu'il fallait faire pour la valider, j'en avais aussi souligné les limites et le risque pour Europe Ecologie de commettre une erreur en brouillant son image: à savoir présenter en notre nom une personnalité aussi liée au pouvoir UMP à Calais. Le refus du PS d'adouber un adjoint du maire UMP est légitime de ce point de vue. Je regrette la légèreté avec laquelle cette proposition a été faite, je l'avais annoncé dans un article précédent. Je savais aussi qu'Antoine n'aurait pas été au bout de cette opportunité et j'avais personnellement appelé notre assemblée générale du 5 septembre à ne pas lui poser d'ultimatum ("on" lui demandait d'être notre candidat à condition qu'il démissionne de son mandat d'adjoint de Calais). Je pensais que la simple annonce de sa candidature aux côtés d'Europe Ecologie constituait d'elle-même un acte de rupture par rapport à la municipalité UMP (car qu'on le veuille ou non, on a aujourd'hui une municipalité UMP où le pouvoir est concentré dans les mains de Natacha Bouchart et de son chef de cabinet, Claude Demassieux)... Mais en tout cas l'accord devait se faire sur le projet d'Europe Ecologie. Pas sur celui d'Antoine, dont on ne sait rien au demeurant... L'engagement sur le projet écologiste allait de soi, il me semble, mais Antoine Deguines était-il sur ce registre ? Il serait suicidaire d'aligner le développement d'Europe Ecologie sur les parcours d'individualités qui n'ont rien à faire de notre projet écologiste...

Les adjoints, de quelque tendance qu'ils soient, n'ont plus aucun pouvoir depuis "presque" le départ. Il s'agit ensuite d'un rapport de force soutenable ou pas, et comme cette majorité municipale est faite d'individualités (au sein même de ses différentes composantes), la tâche est d'autant plus aisée pour l'UMP. On "donne" un gros biscuit à ces personnalités, ici la présidence de l'agglomération, ici la présidence de l'OPH, là encore la présidence de l'Office de Tourisme... et le tour est joué. Comme en plus les principaux intéressés se retrouvent sur des sièges éjectables... l'UMP gagne à tous les coups. Philippe Blet, équipe Bouchart, Michelle Courmont, équipe Bouchart, Gérard Grenat, équipe Bouchart ! Jean-Marc Leroy, équipe Bouchart. Voilà pour tous ceux qui ne peuvent plus rien et qui se présenteront malgré tout aux cantonales sous une étiquette MoDem, une étiquette MSDC... sans parler des sbires officiels étiquetés UMP (c'est normal) ou assimilés sur le canton Nord-Ouest (avec le binôme Michel Hamy/Maïté Friscourt (soi-disante indépendante).

Les électeurs sont loin des tractations à l'interne. N'oublions pas que les cantonales seront l'occasion pour les électeurs de sanctionner l'UMP et la majorité de Natacha Bouchart, même s'ils ont voté en partie pour elle aux municipales, c'est la magie des élections.

J'étais avec Francis Gest et Francis Peduzzi pour soutenir la candidature d'Antoine. Mais avec moins d'angélisme tout de même. Néanmoins l'ouverture annoncée me paraissait légère, comme je l'ai dit plus haut. Elle était inconditionnelle. Antoine Deguines n'est pas à Europe Ecologie. Il aurait pu au moins y apparaître comme membre associé (en vertu des futurs statuts d'Europe Ecologie): il semble qu'il agisse en solo. Ecologiquement parlant, je pense qu'Antoine n'a pas d'accointance écolo et qu'il se situe dans le camp des "productivistes" (son refus d'Eras Metal est à mon avis circonstanciel, il n'est à aucun moment intervenu dans le débat, au contraire de Jean-Marc Leroy par exemple, de quelques autres élu(e)s ou moi-même). Je connais dans cette majorité municipale de Calais des personnalités qui se sont vraiment investies dans le domaine de l'écologie et qui pourraient prétendre à rejoindre Europe Ecologie soit en tant qu'adhérents directs ou en coopérateurs.

Aujourd'hui la question des cantonales se fera sans Antoine Deguines. Je le regrette personnellement. Mais d'autres propositions, y compris avec d'autres personnalités de l'actuelle "majorité municipale", pourraient voir le jour. Avec des gens qui ne refuseraient pas d'opérer leur rupture... Sans oublier tous les acteurs de l'écologie locale qui y auraient leur place, sans calcul politicien... Mais sur le projet d'Europe Ecologie en tout cas, pas avec ceux qui n'ont rien à faire de notre projet écologique, cela va de soi...

Je me réjouis personnellement que les écologistes partent en indépendance, et sans fil à la patte, à l'occasion de ces cantonales. Nous ne sommes pas à la remorque d'un PS prétentieux, l'écologie vaut d'être défendue pour elle-même et peut-être comme je l'espère comme 3ème voie possible, à Calais comme dans le pays tout entier. Je me réjouis aussi de la décision d'Europe Ecologie Nord Pas-de-Calais: « l'absence d'accord politique avec le PS au premier tour signifie l'absence d'accord global au second tour. »



Jean-Marc Ben

lundi 6 septembre 2010

Trois questions à J-M Ben, élu municipal (VDN)


« C’est l’aboutissement d’un projet vieux de plus de quinze ans »


Les travaux de réhabilitation du site ont commencé. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
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« Cela représente presque vingt ans ! J’avais lancé ce projet en 1991, au nom des Verts, et avec des associations naturalistes. On s’est mis à l’ouvrage en 1995, lorsque nous avons intégré la majorité municipale. Le Colombier-Virval nous semblait être l’endroit idéal pour réintroduire la biodiversité. Ensuite, au fil des ans, cet aménagement n’a jamais été vraiment une priorité politique. »

Le projet tel qu’il se présente aujourd’hui correspond-il à ce que vous aviez imaginé ?

« Oui, même si on peut toujours mieux faire. Avoir un espace sanctuarisé de treize hectares, c’est très bien. De même, je me réjouis de l’idée d’une maison de l’environnement, d’une ferme pédagogique. J’avais peur ces derniers mois que le coeur même du projet soit dénaturé. On parlait de zone de loisirs, ou je ne sais quoi… Mais bon, on arrive à une sorte de compromis, où tout le monde trouve son compte. »

Sauf les pêcheurs…

« Oui, nous avons eu quelques accrochages avec les pêcheurs… Ils gardent le site, de fait, depuis de nombreuses années. Mais ils ont parfois outrepassé leurs droits, en introduisant, à un certain moment, un poisson assez nocif, le black bass. Mais la nature, en l’espèce, avait repris ses droits : le black bass n’avait pas tenu. Aujourd’hui, il leur reste tout de même une belle zone de pêche. »

samedi 31 juillet 2010

Souvenirs télévisuels (mars 1992 pour les régionales)


Cap urnes : les Verts JT FR3 Nord Pas-de-Calais - 12/03/1992 - 02min11s

Créée en 1984, la structure régionale des Verts n'a cessée de progresser jusqu'à obtenir une centaine d'élus locaux au municipales de 1989.
Marie Christine BLANDIN était tête de liste des VERTS dans le Pas de Calais (et j'avais l'honneur de figurer en 6ème position) et Guy HASCOËT tete de liste des VERTS dans le Nord.

En fin de film, on voit notre affiche avec la photo des candidats (je suis à droite... sur la photo).



retrouver ce média sur www.ina.fr

jeudi 22 juillet 2010

A Malmö, des écolos malgré eux.


Thibaut Schepman* et Antoine Louchez*, journalistes en herbe, l’un de Dunkerque, le second de Calais, viennent de se voir confier par Terra Eco la mission de réaliser en quinze jours des reportages en Europe du Nord sur le thème des éco-quartiers. Première halte : Malmö (Suède).

Premier article aussi... On en verra sans doute aussi bientôt dans… Le Monde, qui est intéressé.

Pris sur le site terraeco.net


"Raconte-moi ton éco-quartier" par Antoine Louchez et Thibaut Schepman


ecoquartier1.bmpReportage - On vient du monde entier pour visiter l’éco-quartier du port ouest de Malmö (Suède). Mais les habitants de Vasträ Hamnen semblent être les moins concernés par le projet et ses évolutions.

18 juillet, 14 heures. Température extérieure : 28 degrés. Nous sommes bien à Malmö, en Suède. C’est probablement la meilleure époque de l’année pour découvrir Vesträ Hamnen, l’éco-quartier construit il y a dix ans sur le port ouest de la ville. Difficile de croire qu’il n’y avait là à l’époque que déblais, grues et usines abandonnées. Un jour d’été comme celui-ci, plusieurs milliers de personnes parcourent en 20 à 30 minutes la distance qui sépare le centre ville du port Ouest. Ils flânent, profitent de la longue digue. De jeunes hommes plongent dans la mer Baltique devant l’Oresund, pont qui relie la Suède au Danemark. D’autres promènent leurs enfants ou somnolent dans les immenses jardins. La Turning Torso, deuxième plus grande tour habitée d’Europe, surplombe toute la zone. Si la ville de demain, comme le dit le prospectus, ressemble à Vasträ Hamnen, il y fera bon vivre. Mais les habitants de cette ville, à quoi ressemblent-t-ils ?

Ceux que nous avons rencontrés ont entre 30 et 40 ans - hormis les quelques têtes grises qui vivent dans la maison de retraite du quartier - vivent en couple, et ont souvent une ou deux voitures, qu’ils peinent à garer. Beaucoup arborent de grandes lunettes de soleil et leur bronzage sent le centre de beauté. Ont-ils conscience d’être perçus, fantasmés, comme les « urbains de demain » ? Non. Cette question entraîne même un étonnement amusé. « Je crois que les architectes de notre bâtiment ont fait attention aux matériaux de construction qu’ils utilisaient », avance simplement Joakim Lindstrom, qui reconnaît s’être très peu informé sur ces questions depuis son arrivée en 2008.

« Comme un singe dans un zoo »

ecoquartier2.bmpDerrière le front de mer trône une rangée de petites maisons tout droit sortie d’une revue d’architecture. Chaque bâtiment a eu un concepteur différent : allemands, tchèques, hongrois ont participé au projet. Un ruisseau sépare les deux rues, qui se font face. Charlotte Hellsen habite ici depuis cinq ans. « La seule chose qui me fait sentir que je vis dans un endroit particulier, confie-t-elle, ce sont les touristes. A part peut-être l’hiver, cela grouille ici. Je pense changer la fenêtre de ma cuisine car, parfois, j’ai l’impression d’être observée comme un singe dans un zoo ». « Je ne me sens pas plus proche de la nature, j’habitais autrefois en forêt, ce qui est très courant en Suède, et les arbres me manquent. Ce qui me plait ici, c’est l’architecture et la qualité de vie. Ce cours d’eau par exemple m’est très important ». Elle avoue ne pas savoir comment est produite son électricité, et n’a jamais entendu parler de l’éolienne du quartier. « Je crois que la municipalité a voulu impulser une démarche écologique mais je ne sais pas trop ce que ça a donné ».

ecoquartier3.bmpUne unanimité se dégage des personnes interrogées. Ce qui attire les gens ici n’est pas de vivre dans un éco-quartier ou de mener un train de vie plus durable. C’est le confort, la qualité de vie et, surtout, la mer. « A part le fait que je recycle, je n’ai pas l’impression de vivre dans un immeuble durable », lâche même Magnus Larsson, sac de déchets en papier à la main, qui vit au 28ème étage de la Turning Torso.

L’écologie malgré eux

« Le but est clairement d’amener des gens à l’écologie alors qu’ils ne l’auraient pas fait autrement, c’est notre stratégie », affirme Tor Fossum, responsable du département Environnement au sein du Conseil de la ville de Malmö. L’éco-quartier fonctionne en arrière-plan de la vie des gens, sans vraiment les impliquer. Ainsi, le papier recyclé de Magnus va, sans qu’ils le sachent, servir à fabriquer du biogaz pour alimenter les voitures et camions de la déchetterie du quartier. Toutes les mesures écologiques ne sont pas tellement mis en avant par la ville, ce qui explique que les gens interrogés aient cette impression de manquer d’informations.
Tor Fossum avance lui de nombreux chiffres : « le quartier BoO1 – le plus vieux, né en 2001 – fonctionne totalement à l’énergie renouvelable : solaire, éolienne, géothermique. L’éolienne située sur le port alimente mille appartements. Nous ne voulons pas éduquer les gens, poursuit-il, notre projet n’est pas pédagogique, nous ne voulons pas les forcer à changer leur style de vie ». Sauf sur la question de la mobilité. « Nous avons construit des places de parking pour seulement 0,7 voiture par foyer en moyenne. Les gens doivent donc d’eux-même apprendre à se déplacer autrement ». Charlotte Hellsen nous a avoué avoir un problème de parking avec ses deux voitures, ce qui était aussi le cas de ses voisins. Nous avons vu des voitures garées un peu partout, jusque dans des endroits improbables. S’attendait-il à une telle demande d’espace ? « Non » , avoue Tor Fossum avec une certaine déception. « Beaucoup s’obstinent à avoir plus de voitures qu’ils n’en ont besoin, alors que l’on aurait pu s’attendre à ce qu’ils choisissent le vélo. Mais, au final, c’est leur problème ! », reprend-il.

« Pour vivre ici, vous devez mettre les moyens »

Erik s’amuse au skate-parc du quartier, l’un des plus grands de Scandinavie : « Les gens qui vivent ici sont ceux qui ont de l’argent. Quelques retraités, et classes moyennes, qui cherchent la qualité de vie, c’est tout ». Il réside à l’extérieur de la ville. Tout comme Tommy et Grant Maclnnes dont les enfants gambadent sur le terrain de jeu écolo du quartier. « C’est leur endroit favori, nous venons souvent. Mais si vous voulez vivre ici, il faut être prêt à mettre les moyens ». Ce que confirme Stina Srahlin, qui travaille à l’agence immobilière Bocenter. L’achat d’un logement en plein centre de la ville coûte au maximum 2 800 euros le mètre carré, contre 3 200 à 4 500 euros pour les logements de l’écoquartier. Un ghetto pour riches ? Tor Fossum s’en défend fermement : « Il y a une réelle diversité dans le quartier », assure-t-il. Les habitants, eux, sont moins convaincus. « Il y a beaucoup moins de mixité dans le quartier que dans le reste de la ville car les prix sont plus élevés. Il y a surtout ici des Suédois ou des Danois alors que Malmö dans son ensemble compte au moins 30% de personnes immigrées dont une bonne partie vient d’Afrique du Nord », analyse Joakim Lindstrom (voir portrait ci-dessous).
Lors de notre reportage, nous avons aperçu quelques personnes de couleurs dans le quartier, en ce jour de repos dominical. Mais aucune le jour suivant. D’après plusieurs habitants, la mixité est beaucoup plus grande dans le quartier écologique d’Augustenborg, dans le sud de Malmö. A vérifier dans un prochain épisode, sur ce blog !


Paroles d’habitants

Mais d’abord, le portrait en trois questions à Joakim et Ann-Christin. La trentaine, ils travaillent tous les deux dans le marketing sportif. Ils vivent à Vasträ Hamnen depuis 2008, dans le quartier « Good conversation », où la ville expérimente des méthodes de « sociabilité durable » : avec des vis-à-vis importants dans les immeubles et un conseil de quartier.



Portrait de Joakim et Ann-Christin
envoyé par Terraeconomica. - Découvrez de nouvelles destinations en vidéo.

  • Thibaut Schepman est le fils de Jean Schepman, conseiller général du Canton d'Hondschoote (Nord) depuis 1994, vice-président du Conseil Général du Nord chargé de la Politique de l'Eau.
  • Antoine Louchez est le fils de Christian Louchez, ex-conseiller municipal délégué aux Transports (Calais), président de Calais Vélo Insertion, président de Cap21 Calais.

dimanche 4 juillet 2010

Sortie naturaliste aux Journées d'Eté d'Europe Ecologie NPDC (Dunkerque)

Dimanche 4 juillet 2010
Leffrinckoucke




jeudi 1 juillet 2010

Le nouveau défi d'Europe Ecologie, les 3 et 4 juillet à Dunkerque

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mardi 23 mars 2010

Horoscope politique


Nord Littoral, dimanche 21 mars 2010

Echos et chuchotements


nlgraceacap21.jpg

A la lecture de ces prévisions bienveillantes, j'ai voulu consulter d'autres horoscopes, les recoupant et surlignant les mots-clés, et surprise sidérale, tout colle ! :-)

Alors, je lance le concours des titres les plus prophétiques. L'orange dans le vert ? L'orange passe au vert ? Ben s'en remet à Lepage ? Ben hardi comme Lepage ? La fin du monde... démocrate avant 2012 ? Le MoDem en dégroupage total ? Des verts ou des oranges pas mûrs ? Le vert était dans le fruit orange ? Qui a volé, a volé l'orange... ? Orange et Vert, pour un bouquet écolo-démocrate ! Bon, je sais, ça va pas être facile, maintenant que j'en ai trouvé (ou réactivé) quelques-uns... :-)

Au fait, le concours se termine fin mai, vous avez lu l'article ? Date butoir: le 30 mai... Oui, c'est mon anniversaire. :-)


Sur L'internaute

Le climat astral de cette année, à prédominance neptunienne, agira comme facteur d'évasion, provoquant parfois de l'insatisfaction et un désintérêt pour la réalité immédiate, perçue comme peu exaltante. Il créera un besoin d'autre chose, un désir d'ailleurs. Et il donnera l'envie de rêver et d'évoluer dans des paysages chimériques. Pour votre décan, brillante année en perspective ! Enfin libéré de l'influence négative de Saturne, vous retrouverez tout votre dynamisme. Jusqu'en mai, cependant, évitez les initiatives hasardeuses.

Sur marie claire

Les Gémeaux 1er décan vont assurer côté suite dans les idées et se projeter habilement plus loin que le bout de leur nez ! L'effet Saturne vous rendra persévérant, ambitieux et endurant, jusqu'en octobre 2010. A peine quelques réajustements à opérer au premier trimestre (le carré de Jupiter vous rendra alors volontiers rebelle et revendicateur…) et vous voilà sur les rails d'une année vouée aux performances, aux responsabilités à endosser, aux efforts à concrétiser. Vous aurez divinement les pieds sur terre et la belle envie d'avancer sérieusement dans la vie…

Sur France Horoscope

La bonne nouvelle de votre horoscope 2010, amis gémeaux, c'est que Saturne, qui vous tracassait depuis environ 2 ans en vous amenant retards, blocages, frustrations et autres réjouissances, hé bien Saturne va arrêter de vous ennuyer car il quitte le signe de la Vierge, à partir duquel il était en carré au signe du Taureau. Vous vivrez donc en 2010 une vraie délivrance. Profitez-en, votre ciel sera dégagé quasiment toute l'année.

Sur Astro et Voyance

2010 sera une année de transition durant laquelle vous prendrez conscience de vos erreurs et de vos manquements. Vous ferez ainsi un grand pas en avant, vous vous inscrirez dans une voie protégée par un Saturne protecteur, sécurisant et un Neptune vous conduisant vers des hautes aspirations. Les objectifs que vous vous êtes fixés les mois précédents seront en vue vers le milieu de l’année. Vos supérieurs vous renouvelleront leur confiance ce qui vous vaudra, sinon une belle reconnaissance, de nouvelles responsabilités, une progression dans la hiérarchie.Vous excellerez dans des tâches de longue haleine qui feront appel à toute votre concentration.

lundi 22 mars 2010

Daniel Cohn-Bendit lance l'appel du 22 mars pour créer une "coopérative politique"



Cohn-Bendit veut une "coopérative politique"
envoyé par BFM. - L'info internationale vidéo.

mardi 29 décembre 2009

Incendie des modulaires destinés aux migrants: les Verts réagissent... et justement.


Je reproduis ci-dessous l'article de Nord Littoral consacré à cet acte ignoble, et je soutiens à 100% l'analyse de Francis Gest, pour les Verts du Calaisis, qui s'interroge et s'inquiète à juste titre sur les propos du Maire de Calais, très ambigus. Je retiendrai des paroles de Francis cette simple phrase, pour souhaiter que le MoDem de Calais s'y associe aussi: «Les propos comme les actions des élus doivent être clairement en faveur des droits de l'Homme ». Je publierai prochainement le communiqué intégral des Verts du Calaisis, éventuellement celui du MoDem dès que nous en aurons parlé entre nous. Je ne doute pas que notre position sur cette affaire sera rendue publique prochainement, en conformité avec notre projet humaniste. Je regrette le titre de l'article (l'article lui-même est bon et objectif): les Verts, en l'occurrence, ne polémiquent pas. Ils donnent leur position, par contre la mise en garde du maire de Calais (et son parti pris) me semble indécente et inopportune. Qui attise le feu ?

Jean-Marc Ben


NORD LITTORAL, mardi 29 décembre 2009


l-enquete-pietine-le-4b38e899_jpg.jpgSuite à l'incendie de modulaires destinés aux migrants

L'enquête piétine, les Verts polémiquent

Cinq jours après l'incendie d'un des deux modulaires prévus pour servir de douche aux migrants, l'enquête piétine. Pourtant, Nathalie Bany assurait vendredi dernier que « l'ensemble des services de police étaient mobilisées pour retrouver le ou les auteurs des faits ».

Sur les huit douches prévues initialement, seules quatre ont pu être mises en service. Reste l'onde de choc. La Ville a décidé de déposer plainte. Le cadre de permanence s'est rendu au commissariat de police de Calais. « Nous sommes en consultation des appels d'offres que nous avons lancés », explique Natacha Bouchart qui reste sur un délai de six à huit semaines pour voir remonter le second modulaire.

Un nouveau modulaire vers la mi-février ?

Les Verts calaisiens, par la plume de Francis Gest, en remettent une couche en condamnant vivement « cet acte criminel qui témoigne, de la part de ses auteurs, d'une volonté délibérée de précariser encore plus les réfugiés qui fuient des pays en guerre où leur vie et leur sécurité sont en danger. Refuser le soin du corps au réfugié, c'est refuser que le réfugié ait un corps et donc symboliquement lui dire qu'il n'est plus un être humain... » Par ailleurs, les écologistes s'inquiètent des propos de Natacha Bouchart dans nos colonnes, le 25 décembre dernier. « Tout en qualifiant l'incendie d'"inadmissible et condamnable ", le maire de Calais a "appelé (le Secours catholique) à la plus grande vigilance, pour ne pas mettre de l'huile sur le feu, demandant à cette association "de faire attention aux propos qu'ils pourraient tenir, car des gens ne sont pas forcément de leur avis ". C'est une attitude ambiguë que d'assortir sa condamnation de l'incendie criminel d'une mise en garde aux associations ». Et mettent le premier magistrat calaisien en garde. « Natacha Bouchart a déjà à plusieurs reprises donné des signaux à la population calaisienne pouvant faire croire qu'une hostilité envers les migrants était audible, avait un droit de cité, était une opinion comme une autre notamment en laissant croire que les réfugiés peuvent être un grave problème pour la sécurité et la santé de la population locale, en donnant satisfaction (donc implicitement en apportant son soutien) à une association comme" bien être au Virval" dont le seul objectif était d'empêcher la présence (fort limitée) de migrants dans leur quartier et en présentant à plusieurs reprises dans ses discours les Calaisiens comme étant des victimes de la présence des migrants à Calais. Les propos comme les actions des élus doivent être clairement en faveur des droits de l'Homme ».
Les Verts demandent instamment d'assumer les engagements internationaux de la France en matière de protection des droits humains des réfugiés et migrants, « en assurant une protection effective aux exilés présents sur le territoire national, en leur permettant de faire valoir de manière efficace leur droit à l'asile auprès des autorités compétentes, en respectant leurs droits à l'hébergement, à l'hygiène et à la santé, en s'assurant que les auteurs d'actes contraires aux droits fondamentaux de ces personnes, comme l'incendie criminel de Calais, seront poursuivis et punis ». Le parquet de Boulogne-sur-Mer a réaffirmé que l'enquête suivait son cours. Selon les premiers éléments recueillis sur les lieux, les faits se sont produits entre mercredi et jeudi, entre 18 h 30 et 10 heures du matin, heure de la découverte. Des carreaux ont semble-t-il été cassés et un engin incendiaire aurait pu être lancé depuis l'extérieur.

Vincent DEPECKER

mercredi 25 novembre 2009

Les Verts/Europe Ecologie sur Calaisis TV

Interview des Verts sur le projet de port Calais 2015 et sur les régionales. C'était à Landrethun-le-Nord ce samedi 21 novembre 2009, à l'occasion du 5ème forum régional d'Europe Ecologie Nord Pas-de-Calais.


dimanche 22 novembre 2009

La santé, thème d'un forum régional de l'écologie, à Landrethun-le-Nord (VDN)

La Voix du Nord, édition de Boulogne-sur-mer
Dimanche 22 novembre 2009

forum_copie.jpg Dans la perspective des élections régionales de 2010, « Europe Écologie » ...
du Nord-Pas-de-Calais organise depuis septembre une série de forums régionaux de l'écologie pour alimenter son programme politique et construire un projet pour la région. Hier, le site du Chênelet, à Landrethun-le-Nord, a accueilli le cinquième d'entre eux, qui avait pour thème la santé, « prévenir plutôt que guérir » (1). L'idée de ces réunions est aussi « de poursuivre la dynamique de rassemblement des écologistes » née au moment des élections européennes. Pendant tout l'après-midi, plusieurs dizaines de représentants d'associations environnementales, et de gens de la famille écologiste (Verts, écolos indépendants, etc.) ont donc pu débattre de la santé - thème très important « dans une région particulièrement touchée par les maladies graves » - avec divers intervenants : professeur de santé publique, consultant, syndicaliste, président de Nord écologie conseil, etc. La réflexion se poursuivra encore après le forum. Europe Écologie invite ceux qui le souhaitent à venir faire de nouvelles propositions sur son blog (2).

EMMANUELLE DUPEUX

(1) les précédents, organisés à chaque fois dans une ville différente avaient pour thèmes l'économie, la nature, la culture-formation-éducation, la place de l'autre (migrants, etc.). Le sixième et dernier forum, qui se déroulera à Roubaix au même moment que le sommet de Copenhague, portera sur l'énergie et le climat, « décarbonner le Nord - Pas-de-Calais ».
(2) Participer : http://forumsecologienpdc.org/ ou tél. 03 20 78 25 72.

samedi 21 novembre 2009

Le voyage de Klimato, 8 étapes en Nord Pas-de-Calais, du 5 au 12 décembre 2009

klimato1 Un jour, un géant se leva pour sauver le climat.

Dans le nord de l’Europe, les géants veillent sur leurs cités en héros tutélaires. Atterré par la teneur des négociations préparatoires au sommet de Copenhague et inquiet de l’apathie générale face au danger climatique, Klimato s’est mis en marche.

Tourcoing, Roubaix, Dunkerque, Renescure, Arques, Condé-sur-l’Escault, Loos-en-Gohelle, Arras, Calais… du 5 au 12 décembre, il sillonnera le Nord-Pas-de-Calais pour réveiller les endormi-e-s. Conclusion à Lille samedi 12: manifestation européenne pour le climat, départ 14 heures, mairie de Lille.

Au-delà de 2° Celsius, le réchauffement climatique aura des conséquences telles que nul ne sait si nous pourrons nous adapter. Ouragans, inondations, hausse du niveau de la mer, hausse du prix des denrées et des matières premières, famines, épidémies et pauvreté viendront compromettre nos existences et celles de nos enfants. Alors que des millions d’êtres humains dans le monde sont déjà victimes du réchauffement climatique, nous manifestons une incompréhensible apathie face à la catastrophe qui s’annonce. D’où vient cette surdité ? Nous pensons-nous à l’abri ?

Le 5 décembre, le géant Klimato se lèvera et se mettra en marche pour faire entendre l’urgence. Pendant le sommet de l’ONU sur le climat de Copenhague, il tâchera de réveiller les habitant-e-s du Nord-Pas-de-Calais qui dorment encore. Son voyage se terminera le 12 décembre à Lille par une manifestation pour le climat afin d’envoyer aux chefs d’Etats réunis au Danemark un message clair: les solutions existent, nous comptons fermement sur vous.

Venez l’aider, parlez-en à vos ami-e-s et même aux autres, rejoignez le voyage.

Le détail des étapes, le programme complet sur http://klimato.wordpress.com/
Soutenez Klimato, rejoignez le Collectif des ami-e-s de Klimato : klimato@free.fr

dimanche 1 novembre 2009

Yves Cochet : pour le climat, "il faut réduire les allocations familiales à partir du 3ème enfant" (Le Monde)

L'intégralité du débat avec Yves Cochet, député Vert de Paris, lundi 23 novembre.

Yann : Faire moins d'enfants pose la question du financement de "nos" retraites. Comment l'Etat compte-t-il "motiver" les salariés à poursuivre une activité taxée à plus de 8 % par le régime des retraites ?

Yves Cochet : S'il y a moins d'actifs et plus d'inactifs, notamment du troisième âge, la question des retraites en 2020 ou 2030 ou 2040 sera plutôt résolue par quelques réfugiés climatiques de la jeunesse du Sud que par une gestion purement comptable des caisses de retraite françaises.

Czar : Pourquoi essayer de culpabiliser les opinions publiques occidentales, dont la population se maintient tout juste, plutôt que celles de pays du tiers-monde dont la population explose (l'Afrique vient de passer le cap du milliard d'individus) et alors même qu'ils n'ont pas les moyens de la nourrir ?

Yves Cochet : On ne peut réfléchir sainement sur la question démographique qu'en prenant comme indicateur principal l'empreinte écologique. C'est-à-dire la multiplication entre le nombre d'habitants d'un territoire et leur impact sur l'environnement. Soit encore l'extraction des ressources naturelles avant la production et les rejets après la consommation. Donc un enfant européen a une empreinte dix fois supérieure à un enfant africain. L'Europe est un petit continent de plus de 500 millions d'habitants, tandis que l'Afrique est un vaste territoire d'un milliard d'habitants.

De plus, l'empreinte écologique d'un Européen moyen est telle qu'il faudrait trois planètes si toute l'humanité vivait comme nous, alors que l'empreinte écologique d'un Africain est dix fois inférieure à celle d'un Européen. Bref, il faut toujours multiplier le nombre par l'impact pour faire un raisonnement correct.

Manso : Ce calcul de l'empreinte au Nord et au Sud est exact aujourd'hui, mais qu'en sera-t-il dans dix, vingt ou trente ans lorsque ces pays en développement auront enfin décollé ? On se retrouvera avec beaucoup de monde et une empreinte moyenne nettement supérieure...

Yves Cochet : Non, dans vingt ou trente ans, ou même dans cinquante ou cent ans, jamais la Chine ou l'Inde ou le Brésil ou l'Afrique du Sud ne vivront comme nous vivons actuellement. Pas parce qu'ils ne le désirent pas, mais parce qu'il n'y a pas assez d'énergie et de matières premières pour qu'ils le fassent. Donc en 2050, ce n'est pas l'Inde ou la Chine qui auront rejoint notre niveau de vie, ce sont les pays de l'OCDE qui auront rejoint celui de la Chine ou de l'Inde.

Julie : Sur quelles études vous appuyez-vous pour affirmer que notre niveau de vie en 2050 se sera abaissé au niveau de vie actuel des habitants des pays émergents ?

Yves Cochet : C'est une question géologique. Lorsqu'on examine notre standard de vie matérielle, on s'aperçoit que 80 % de nos ressources et des objets qui en découlent proviennent du sous-sol, d'où sont extraits ces énergies fossiles et ces minéraux non renouvelables. Beaucoup sont déjà en raréfaction. Si on est plus nombreux mais qu'il y a moins de richesses, le standard de vie baisse. Voilà la base du raisonnement.

Raphael : Pensez-vous, comme Claude Allègre, qu'il serait plus "rentable" d'investir dans le planning familial et l'éducation dans les pays du Sud que de tout miser sur des grands sommets comme celui de Copenhague, aux résultats bien incertains ?

Yves Cochet : Non et oui. Non, je crois, contrairement à Claude Allègre, qu'il vaut mieux discuter ensemble au niveau mondial comme à Copenhague plutôt que de se faire la guerre pour les ressources déclinantes ou la pollution croissante. Mais oui, je crois qu'il est juste que le niveau culturel et sanitaire des pays africains ou d'Asie ou d'Amérique du Sud augmente.

Chant_indigo : Le vrai problème réside dans une répartition équitable des richesses de la Terre. N'appliquons pas les mêmes lois que la Chine !

Yves Cochet : Il n'est pas question d'un programme autoritaire de limitation des naissances, mais d'une neutralité de l'Etat français ou des institutions européennes, c'est-à-dire une réduction des allocations familiales à partir du troisième enfant.

Manso : Pourquoi ne pas reporter le gain de la diminution ou de la suppression des allocations familiales à partir du 3e enfant par une allocation versée dès le 1er enfant ?

'' Yves Cochet :'' Non, je redis que je préfère une neutralité du gouvernement vis-à-vis de la natalité. Les allocations familiales ne sont qu'un reste d'une politique nataliste héritée de la défaite de 1870 et du besoin de chair à canon de la IIIe République pour prendre sa revanche sur l'Allemagne, comme nous l'avons hélas vu en 1914-1918.

Mapple Joe : Pourriez-vous nous dire clairement l'objectif que vous poursuivez : combien d'enfants par femme vous semble écolo-compatible ?

Yves Cochet : Il n'est pas question de stigmatiser les femmes ou les couples individuellement. Il est question d'une politique publique nationale ou européenne qui soit neutre vis-à-vis de la natalité et qui encourage à la sobriété de la consommation pour réduire l'empreinte écologique des pays développés.

Julie : Au lieu de culpabiliser les familles nombreuses et les enfants qui ne ferment pas le robinet quand ils se lavent les dents, ne faudrait-il pas mieux culpabiliser, et pénaliser fiscalement, les industriels qui choisissent les moyens de production les moins chers et les plus polluants ?

Yves Cochet : Bien sûr, il faut lutter contre la pollution, qu'elle vienne des industriels, des collectivités ou des ménages.

jeudi 22 octobre 2009

Eras Metal: mon intervention en conseil municipal (21/10/2009)


Pour vraiment comprendre pourquoi il est important de refuser l’implantation d’Eras Metal, il faut revenir sur la genèse du projet. En tant qu’adjoint à l’environnement de l’ancienne municipalité, je peux dire en connaissance de cause qu’Eras Metal n’a pas joué la transparence. A aucun moment. Voilà un projet qui déclarait s’inscrire dans une perspective de développement durable. De quoi séduire, en principe, les plus écolos d’entre nous, sur le papier en tout cas. J’ai donc remanié le premier projet de délibération en l’amendant de fortes réserves et de demandes précises, également reprises dans un courrier versé à l’enquête publique. Autrement dit, l’avis qui devait être formulé par l’ancienne municipalité le 8 février 2008 n’avait été rendu favorable qu’à la condition, pour Eras, de respecter les recommandations de la ville. Les réponses à nos questions ne sont jamais venues. Même pas une demande de rendez-vous pour en discuter. Puis sont arrivées les élections municipales un mois plus tard, la nouvelle équipe municipale a voulu, à juste raison, reconsidérer le dossier Eras et le conseil municipal du 25 juin 2008, à 45 voix pour et 6 abstentions, s’est réservé le droit de se « positionner défavorablement… en cas d’absence de garanties ». Finalement, une réunion a été organisée le 1er juillet 2009 avec les représentants de l’entreprise, où on a pu percevoir qu’il y avait peu d’évolution par rapport au projet initial. Sur le problème des boues chargées en métaux lourds, le rejet s’effectuerait toujours dans le Bassin Ravisse sans véritable traitement de la pollution. Sur la pollution atmosphérique, on ne peut pas grand-chose contre les dioxines et les furanes, qui ne peuvent être contrôlés en continu (Frédéric MODRZEJEWSKI de la DREAL ex-DRIRE a d’ailleurs confirmé ma remarque). Et le clou de la soirée aura été la non réponse d’Eras Metal sur la question du transport. J’avais en effet rappelé la nécessité d'éviter une rotation importante de camions en utilisant le rail. Penser que le développement économique passe obligatoirement par le développement du transport routier est une hérésie au regard de la crise écologique, du réchauffement climatique, et de l’épuisement des ressources naturelles. C’était aussi un problème de sécurité. Et c’était surtout l’une des recommandations les plus fortes de la municipalité, qu’Eras Metal a totalement ignorée. Evidemment ça ne crée pas un climat de confiance.

Je n’oppose pas l’environnement à l’économie. Mais je ne suis pas pour que notre économie calaisienne se spécialise dans les usines polluantes. Il n’y a pas de quota en ce domaine mais nous avons dépassé depuis longtemps le seuil du raisonnablement soutenable. Avec Eras, la somme des risques est supérieure aux impacts positifs. Regardons désormais vers l’économie verte, c’est une idée qui fait son chemin ; elle seule peut permettre le développement des PME et la création d’emplois durables dans le Calaisis. Ca ne sera pas une surprise. Je vous rejoins sur cet avis défavorable et je suis fier de pouvoir porter cette parole avec le Mouvement Démocrate qui s’est, très tôt, clairement positionné contre Eras.


Jean-Marc Ben


mardi 11 août 2009

Tribune de Denis Baupin contre Allègre

denis_baupin.jpgliber2.jpgFidèle à la stratégie de son nouveau maître - Nicolas Sarkozy -, Claude Allègre prétend, en s'appropriant indûment l'identité de ceux qu'il veut combattre - les écologistes -, se parer lui-même des habits de l'écologie, avec la création prochaine de sa Fondation pour l'écologie productive (Libération du 17 juillet). Venant d'un des principaux négationnistes du dérèglement climatique, y compris au prix du tripatouillage de travaux scientifiques, le propos pourrait faire sourire. Mais on aurait tort de se contenter de ce premier réflexe.

Claude Allègre n'est que la figure la plus caricaturale d'une entreprise plus globale visant à se réapproprier le succès des écologistes pour mieux le dénaturer. Cette entreprise utilise deux artifices. Le premier est un grand classique faire passer les écologistes pour des passéistes, des opposants au progrès, etc. Refrain connu chez les productivistes et les scientistes de droite et de gauche, depuis Robert Hue, qui refusait le retour à «la lampe à pétrole», à Martine Aubry, qui ne veut pas s'intéresser «aux radis», en passant par Luc Ferry, dont l'ouvrage le Nouvel Ordre écologique disait le mépris d'une certaine classe intellectuelle pour qui ne partageait pas sa vision du progrès humain.

allegreadmsarko.jpgLe second, plus nouveau, est devenu un passage obligé pour tout politique en panne de discours : repeindre en vert les politiques les plus productivistes et polluantes, afin de leur donner une nouvelle légitimité.

En la matière, Claude Allègre ne craint personne. Après avoir été le héraut du lobby de l'amiante (qui continue de tuer chaque année plusieurs milliers de personnes), le voici en porteur de valise du nucléaire, des organismes génétiquement modifiés (OGM), voire du stockage de carbone comme réponse au dérèglement climatique.
Il y a pourtant un point sur lequel on peut être d'accord avec Claude Allègre : oui, l'écologie peut être productive, innovante, source de progrès pour l'humanité, créatrice d'emplois et aussi - même si cela l'intéresse sans doute moins - de justice sociale. Mais pour cela, pour être résolument moderne - car nous revendiquons la modernité l'écologie n'a pas besoin d'épouser une fuite en avant technoscientiste promue au rang d'idéologie. Notre écologie s'appuie sur l'innovation et les technologies modernes, mais en privilégiant celles qui accroissent l'autonomie des gens, qui émancipent au lieu d'asservir.

Reprenons les exemples de l'énergie, des OGM et du stockage de carbone pour en faire la démonstration. Pour la production énergétique, peu importe à Claude Allègre que le nucléaire dit de quatrième génération supposé recycler ses propres déchets - ne soit qu'une chimère dont les seuls exemples, à commencer par Superphénix, furent des échecs retentissants, si cela lui permet de justifier la fuite en avant franco-française dans l'industrie énergétique la plus dangereuse (par ses déchets, ses accidents et la prolifération qui lui est liée) et la plus coûteuse ... Comme vient de le confirmer le PDG d'EDF en exigeant des accroissements de tarifs dont Henri Guaino (conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, ndlr) lui-même révèle qu'ils sont liés aux investissements douteux de l'entreprise à l'étranger.

Pourtant, on peut produire l'énergie dont nous avons besoin de façon sûre, stable, durable et économe des deniers publics, et ce d'autant plus si on mène parallèlement une politique d'efficacité énergétique évoquée plus loin. Il existe de gigantesques potentiels technologiques pour remplacer les vieilles énergies fossiles, centralisées, polluantes et non renouvelables. Mais cela nécessite de se décider enfin - comme l'a compris le reste du monde, Obama en tête - à investir dans l'énergie du soleil, du vent, des mers et des océans, des fleuves, de la géothermie ou de la biomasse. Pas besoin pour cela de faire péter l'atome et de léguer à des centaines de générations les dégâts de notre égoïsme.

Ces nouvelles ressources énergétiques sont bonnes pour l'environnement et bonnes pour l'économie car elles créent des dizaines de milliers d'emplois non délocalisables (quinze fois plus que dans le nucléaire). Elles sont aussi bien plus justes socialement, car elles réduisent la vulnérabilité énergétique des ménages, notamment des précaires énergétiques, face aux cours erratiques des énergies fossiles et au prix exorbitant du chauffage électrique.

En matière d'utilisations des OGM, Allègre fait les mêmes raccourcis, les mêmes approximations. Qu'il dénonce les conséquences de l'industrie agrochimique sur l'environnement et la santé est une innovation à saluer. On n'a pas fini de dénombrer les ravages des pesticides et autres phytotoxiques sur la qualité des aliments et de l'eau, sur la biodiversité mais aussi sur la prolifération de nombre de maladies. Mais, présenter l'utilisation des OGM par les agriculteurs comme la solution, alors que les OGM sont eux-mêmes producteurs de pesticides ou conçus pour stocker plus de pesticides encore, relève de la supercherie. Le fait qu'ils soient produits par des multinationales qui n'ont eu de cesse de répandre leur chimie dans l'agriculture et de lier les agriculteurs par leurs technologies et leurs licences, suffit pour comprendre que ce n'est pas là que se trouve l'avenir de l'agriculture et des agriculteurs. On peut produire une alimentation saine, durable, mais aussi adaptée à nos usages alimentaires du XXle siècle pour peu qu'on développe de véritables filières biologiques, d'autant plus durables qu'on y favorisera les circuits courts, accroissant l'autonomie alimentaire des territoires, réduisant leur vulnérabilité aux prix de l'énergie (indispensable au transport des denrées si on les importe). Et cette réponse est bien à l'échelle du problème: comme l'a déclaré la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), l'agriculture bio pourrait nourrir l'humanité. Là encore, le gisement d'emplois non délocalisables est gigantesque (l'agriculture chimique et intensive a détruit 90 % de ses emplois agricoles en cinquante ans) et l'enjeu de garantir une alimentation saine à tous - et non seulement à quelques privilégiés est une conquête sociale majeure. Enfin, un mot sur le stockage du carbone en couches géologiques profondes, activité encore au stade de la recherche. Sans doute cette technologie sera-t-elle utile pour limiter les ravages du dérèglement climatique, mais uniquement à titre de complément en phase de transition vers une indispensable cure de sobriété énergétique. Laisser croire que mettre au point le stockage du carbone serait la panacée pour stopper le dérèglement climatique, voila qui serait du registre de l'incantatoire, voire du crime contre l'humanité. Oui, réduire les émissions de gaz à effet de serre - mais aussi limiter notre vulnérabilité aux impacts futurs d'un dérèglement climatique dorénavant irréversible - implique une écologie qui soit source d'innovations majeures. En matière d'isolation thern1ique des bâtiments, de mobilité, d'éclairage public, de réseaux de transport d'énergie, d'appareils électroménagers économes ... le potentiel est considérable. Et n'hésitons pas à dire qu'il nécessitera des reconversions industrielles majeures, à commencer par le secteur de l'automobile, victime de l'imprévoyance de dirigeants incapables de s'adapter à l'épuisement pétrolier à venir. Mais ne nous laissons pas leurrer par les nouveaux convertis, dont la fragilité des convictions se mesure à leur empressement à rebaptiser l'écologie par l'oxymoron «croissance verte» : ces potentiels technologiques ne permettront de nous en sortir qu'à condition de s'inscrire dans une logique inéluctable de décroissance - n'ayons pas peur du mot - rapide de notre empreinte écologique. Faute de choisir, aujourd'hui, la sobriété anticipée et organisée s'imposerait à coup sûr, demain, la pénurie subie et forcément injuste.

allegrequeltrou.jpgOui, Claude Allègre a raison : il y a bien deux visions différentes de l'écologie. L'une, malgré les alertes alarmistes des scientifiques du climat et de la planète, prétend, sous couvert d'écologie, qu'il suffit de croire aveuglément aux avancées technologiques portées par quelques scientistes financés par les lobbys pour tout résoudre.

L'autre préconise une approche lucide, laïque vis-à-vis du scientisme technologique, mais résolument émancipatrice, humaniste et optimiste parce que faisant confiance aux êtres humains - et pas qu'à quelques-uns pour trouver démocratiquement la voie d'une civilisation écologique, sobre, juste et donc éminemment moderne.

samedi 27 juin 2009

Flash-back: quelques photos du passé...

1. HervLand-Marc-Patr-Chr-Gaillard.jpg 2. MP-DV.jpg

3. JMB-DV.jpg 4. JMB-DV-CHRL-MP.jpg
5. MCB-DV-JMB-MP.jpg 6. Henin-JJB-JMB.jpg
7. Drapeautibet.jpg 8. Drapeautibet2.jpg


SOUVENIRS, SOUVENIRS...

1. Reconnaissance des lieux sur le site Gaillard, pour lequel les Verts seuls (nous en étions encore) avaient proposé la réhabilation (vers 1995). Depuis, l'idée a fait son chemin. C'est aujourd'hui le Collège des Dentelliers.
2. Journées d'été des Verts en 1997. Réception officielle, Dominique Voynet était Ministre de l'Environnement. De gauche à droite: Jean-Marc BEN, adjoint, Marc PELABON, et Dominique VOYNET, ministre.
3. Jean-Marc BEN, adjoint, avec Dominique VOYNET, ministre. De quoi discutent-ils ? De gestion écolo à l'échelon communal et au niveau national, du rapport de l'élu écologiste avec le mouvement... et du moral des troupes.
4. De gauche à droite: Jean-Marc Ben, Dominique Voynet, Christian Louchez, Jean-Jacques Barthe, Marc Pélabon. On aurait pu se raser, les trois écolos !
5. Signature du Livre d'Or de la ville. Euphoriques !
6. Cérémonie des voeux, deux maires (Jacky Hénin, Jean-Jacques Barthe) et un adjoint (année 2000)
7. Inauguration "Un drapeau pour un statut de pleine autonomie pour le Tibet" le jeudi 7 mars 2002 en présence du maire de Calais, Jacky Hénin, des élus écologistes et de notre amie regrettée Véronique Desenclos (à ma droite sur la photo).
8. Pose du drapeau tibétain (un grand moment)... en espérant que la nouvelle municipalité ne l'enlèvera pas. Pour en savoir plus, cliquer ici

dimanche 14 juin 2009

En phase avec l'histoire, par Hervé Kempf (Le Monde)

lemondefr_pet.bmp 13 juin 2009

Une hirondelle ne fait pas le printemps, l'élection européenne est particulière, l'abstention était massive, la droite renforce sa majorité au Parlement européen. Certes. D'accord. Ja. Yes. Si. Oui.

Il est cependant légitime de penser que le bon résultat des écologistes aux élections européennes du 7 juin (environ 20 % en France si l'on n'oublie pas les 3,63 % de l'Alliance écologiste indépendante, qui s'ajoutent aux 16,28 % d'Europe Ecologie), légitime de penser, donc, qu'il ne s'agit pas d'un feu de paille ou d'un accident permis par des circonstances exceptionnelles.

Le long cheminement de l'écologie politique amorcé en 1974 avec René Dumont, marque malgré ses succès, rechutes, divisions, hésitations, une ascension régulière. Et le succès du 7 juin peut donc être pris pour ce qu'il est : l'accession à la maturité politique de l'écologie.

Premier point, le plus important : Europe Ecologie a gagné sur le terrain des idées. Reconnaissant pleinement la gravité de la crise écologique, la liste a su articuler ce constat à la question sociale. Ses propositions sur l'agriculture, l'énergie, la biodiversité s'emboîtent logiquement, en période de bouleversement économique, avec l'idée de conversion écologique de l'économie et avec celle d'un bouclier social visant à corriger les inégalités (revenu maximum). En fait, l'analyse de l'écologie politique correspond à la situation historique. A contrario, la chute du Parti socialiste découle de la décrépitude intellectuelle de ce parti, qui semble avoir arrêté de penser depuis... trop longtemps.

Cela signifie que l'avenir de l'écologie politique dépend de sa capacité à enrichir et faire vivre sa réflexion, notamment par rapport au souci de rendre la transformation écologique non seulement acceptable, mais désirable, par les classes moyennes et par les classes populaires.

Deuxième point : une pratique politique collective. Malgré la pression du système médiatique qui ne veut voir que des vedettes - et de préférence une seule -, le succès d'Europe Ecologie tient au fait que de fortes et diverses personnalités ont su travailler ensemble, démontrant cette évidence que dissimule la psychologie capitaliste : la coopération est plus efficace que la concurrence.

Troisième réussite, encore potentielle, et qui est une clé des succès à venir : ne pas réduire la démocratie à sa seule dimension de représentation, mais impliquer les citoyens dans des actions non violentes animant le débat politique. A cet égard, on suivra avec attention la mobilisation lancée autour de la conférence sur le climat à Copenhague, ou les interventions malicieuses de collectifs tels que Sauvons les riches.

Reste la question des alliances avec d'autres forces, qui fait le miel de commentateurs politiques beaucoup plus avertis que ce modeste chroniqueur. Qui se contentera de penser que si les écologistes parviennent à maintenir leur présente énergie intellectuelle, coopérative et démocratique, le reste viendra de surcroît.